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« Le nègre de Surinam », Candide, chapitre XIX, Voltaire

Littérature

Aperçu du corrigé : « Le nègre de Surinam », Candide, chapitre XIX, Voltaire



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Document transmis par : Nicolas27054


Publié le : 29/9/2010 -Format: Document en format HTML protégé

« Le nègre de Surinam », Candide, chapitre XIX, Voltaire
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Ce chapitre semble être un ajout au texte original. Il vient à l’appui du texte de Montesquieu, tiré de l’Esprit des Lois. Le thème principal est l’esclavagisme une abomination selon Candide.

PARENTHESE SUR L’ESCLAVAGISME

L’esclavagisme au XVIIème siècle a connu un développement exponentiel. Dans l’article « Traite des Noirs « de l’Encyclopédie Universalis, 7 millions de personnes ont été déportées au XVIIIème siècle, dont 1,3 M dans les colonies françaises (Antilles, Louisiane, Guyane). En vingt siècles, 14 à 20 M de noirs ont été déportés  commerce triangulaire qui explique la prospérité de ce siècle et le décollage économique de l’Europe. La monarchie a cependant essayé de tempérer les excès de l’esclavagisme en publiant en 1685 Le code Noir. L’Eglise tolérait l’esclavagisme tant que l’on traitait les noirs avec humanité et surtout qu’ils soient baptisés.

Protestations très limitées pour la bonne raison que chacun était bénéficiaire, directement ou indirectement, et n’avait aucune raison de vouloir que les choses changent. La plupart des philosophes avaient lu Aristote qui défend l’esclavage comme étant dans « la nature des choses «. 

Quelques individus vont contester cet état de fait pour des raisons humanitaires (procédé de déshumanisation). Les propos de Voltaire sont ici extrêmement violents alors que dans les  Essais sur les mœurs, il tempérait ce commerce et dédouanait presque les Européens. Egalement pour des rasions économiques  esclave= main d’œuvre au coût très modique. Les philosophes dénonçaient le manque de rendement : un homme libre et payé travaille mieux. On appelait ces philosophes PHYSIOCRATES.

Citation de Montesquieu : « On peut tout faire avec des hommes libres «.

 

Contraste établi entre les différents chapitres (bonheur, malheur,…)

A peine Candide a-t-il retrouvé la civilisation qu’il se retrouve confronté à cette infamie qu’est l’esclavage.  Choc moral, philosophique qui ébranle son crédo optimiste panglossien. Esclave mis à mal par un homme hollandais (Venderdendur). Ce négociant s’oppose à l’optimisme de Candide et l’on voit Candie abimé dans la douleur après avoir perdu tout son argent, bien qui contribue au bonheur.

Philosophie humanitaire, progressiste qui définit la pensée de Voltaire et de Montesquieu  pierre angulaire des textes du 18ème qui prend l’aspect d’un apologue traité de façon légère mais qui est rempli de sous-entendus. On constate tout d’abord un climat très optimiste au début du chapitre. D’un point de vue narratif, les premières lignes évoquent la rencontre entre les deux personnages, puis un réquisitoire contre l’esclavage et la condamnation de ce fait.

On peut relever une analyse scientifique faite par Voltaire : on part de l’observation des faits, les conséquences immédiates puis lointaines et on en déduit deux lois, qui sont plus suggérées qu’énoncées :

-L’esclavage est une abomination

-L’optimise est une imbécilité.

La logique de l’articulation se fait autour de l’adjectif qualificatif « horrible « dans la bouche de Candide puis qui sera repris plus tard par l’esclave à propos de ses parents. Les premières lignes s’intéressent aux arguments d’ordre social puis aux arguments moraux et religieux  questions de faits puis de droits.

Rencontre avec le nègre :

Rythme de la première phrase cadencé par un mouvement d’approche. On vit ce que vit Candide au même moment :

   * On voit tout d’abord l’esclave &étendu par terre (phrase longue pour laisser le temps à C d’approcher) puis mutilation la plus apparente et enfin l’amputation de la main droite.

   * -Réaction de pitié (« mon ami «, « l’état horrible «) compassion de C qui s’adresse à lui en hollandais. L’allusion à l’hollandais signifie que l’esclave a adopté le langage de son maître. Le hollandais montre le degré d’humanité du héros : il s’approche, s’arrête et lui parle la seule langue que le nègre connaît REQUISITOIRE CONTRE L’ESCLAVAGISME.

   * Répétions presque hargneuse du nom du négociant, une hargne vengeresse et burlesque. Le nègre ne s’insurge pas contre les châtiments corporels qui lui sont infligés. L’exposé objectif avec une parfaite résignation est d’une telle simplicité qu’il arrache les larmes au lecteur. On s’aperçoit que ce n’est pas à la suite d’une faute mais à cause d’un « accident du travail « et en voulant échapper à cette horreur, qu’il a été mutilé. Le nègre pense que Candide faisait allusion à l’apparence extérieure  parle du vêtement bien avant l’amputation.

   * Deux conclusions à tirer :

-«Je me suis trouvé dans les deux cas «

-« C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe «

On a ici une allusion implicite au commerce triangulaire, organisation économique au détriment d’une humanité.

« Cependant « introduit toute l’explication historique et lance la réflexion dans un débat moral et religieux. Voltaire change de rythme, introduisant le discours direct pour restituer le discours de la mère de l’esclave. L

Le verbe « vendre « choque. On pouvait accuser les nègres de vendre leurs enfants à des fins économiques. Ils se font cependant leurrer par les marchands, les écus patagons ne valant rien. 

« Fétiche « vient du latin qui signifie « artificiel « d’où le charme magique,, le sortilège. Ce mot désigne également un symbole matériel d’un pouvoir magique  celui qui exerce ce pouvoir est également désigné, un homme que l’on doit par conséquent vénérer autant que le culte lui-même.

Voltaire met le doigt sur les croyances imaginaires et véritables des noirs : l’éduction du nègre est religieuse, peut-être superstitieuse, mais véritable. La méchanceté hypocrite à la fois de s marchands, des missionnaires, de tous les hommes venant d’Europe est mise en avant. Le nègre est trahi également par ses propres parents, des prêtes missionnaires, des nouveaux maîtres, par ses anciens dieux, son nouveau dieu et ne semble plus pouvoir se fier à quiconque. Les propos de la mère témoignent d’une terrible ignorance, d’une terrible naïveté car endoctrinée par les Européens par des principes moraux. Vendre son enfant lui permettrait d’accéder à la haute société par l’intermédiaire des ses maîtres blancs. Tout ce discours vient justifier l’acte le plus abominable qui soit pour une mère : commercialiser la chair de sa chair.

Les chrétiens ne se sont pas mieux comportés. Leurs discours doivent enseigner la fraternité humaine. Le nègre s’excuse de ne pas être généalogiste, évoque Adam, dont personne ne peut dire s’il est noir ou blanc, ou même si Dieu est noir ou blanc. Les sermons chrétiens sont basés suer l’amour et une universelle égalité, une soumission à la volonté de Dieu. Cette soumission sert cependant à imposer aux nègres la résignation envers leur s nouveaux maître s et leur nouveau Dieu

   * Dénonciation d’un terrible abus de confiance. La leçon de vie est également terrible ; le nègre qui ne se révolte pas, n’a aucun représailles envers ses bourreaux, se montre infiniment plus tolérant en actes et en paroles qui ses bourreaux qui lui prêchent l’amour de son prochain. Ce nègre n’est pas cultivé, n’est pas généalogiste MAIS s’ait simplement qu els hommes sont des frères.

La conclusion philosophique se tient dans le dernier paragraphe et se tient dans l’optimisme inconditionnel de Pangloss, absent du texte, qui est la philosophie de Leibniz. L’aveuglement borné, l’entêtement des philosophes que ne veulent pas sortir de leurs doctrines est ici dénoncé.

 

Ironie de Voltaire dans la définition théorique de l’optimiste que C est obligé d’adapter aux évènements : lamentable spectacle qui montre également que le traitement de Cacambo, le valet de C est bien différent de celui du nègre.

Constat terrible qui montre à quelle point ni la philosophie ni la métaphysique ne peuvent aider et que l’optimisme est une denrée de luxe. 

Candide se contente cependant de pleurer, il ne rachète pas la liberté de l’esclave. Voltaire signerait pratiquement la fin du conte en le faisant. 

Voltaire continue au long du conte sa réflexion sur l’optimisme avec des convictions que ne peuvent cependant se passer de la persuasion.

 

Ouverture sur le texte de Montesquieu. Le sujet est délicat et continue à l’être car la réflexion porte sur l’état d’esclave mais également sur le fait que les esclaves soient noirs. Partie de la population stigmatisée esclaves parce qu’ils sont noirs aucun respect à l’égard des hommes-là, qui ne  sont, du point de vue des Européens, même pas des hommes.

 




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