NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Peut-on dire que par la culture l'individu s ... Tout plaisir est-il un bien? >>


Partager

Nos désirs constituent-ils notre identité?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Nos désirs constituent-ils notre identité?



Publié le : 8/4/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Nos désirs constituent-ils notre identité?
Zoom

Analyse du sujet :

 

  • Le sujet prend la forme d’une question fermée, à laquelle il s’agira de répondre par « oui « ou « non « en conclusion avec les nuances qui s’imposent, au terme d’une argumentation documentée.
  • Le désir est la recherche de quelque chose en vue d’une satisfaction. Cette recherche n’est pas nécessairement consciente : l’objet du désir peut demeurer flou. On peut même ne pas savoir ce que l’on désir. Ce que nous avons appelé « recherche « n’est donc pas une enquête ou une investigation méthodique et théorique mais consiste plutôt en une attraction éprouvée et non calculée.
  • Le désir se distingue donc de la volonté par son caractère essentiellement passif : le désir suppose le manque, l’absence de ce qui est désiré.
  • S’il est passif et suppose le manque, le désir n’est pourtant pas assimilable au besoin. Mieux vaut dire qu’il s’accompagne d’un besoin ou de l’impression d’un besoin. Pour le dire autrement, il n’est pas toujours un besoin naturel, comme la faim : je peux désirer manger même après m’être largement rassasié.
  • Le désir, s’il recherche un objet pour se satisfaire, ne s’évanouie pourtant pas quand l’objet est obtenu, si bien qu’il reste indéfiniment insatisfait. Il est donc essentiellement démesure.
  • L’identité, négativement, est ce qui permet de distinguer une chose d’une autre par un certain nombre des caractères qui la constituent : deux choses identiques sont précisément indiscernables.
  • Identifier quelque chose suppose des critères d’identification, c'est-à-dire quelque chose qui demeure par delà le changement : l’identité est donc liée au temps.
  • l’identité s’oppose encore à l’altérité.
  • L’identité diffère de l’égalité. Deux choses égales, par exemple « 4 « et « 2 + 2 « ne sont pourtant pas identiques. « 4 «, qui par essence est un nombre, n’est pas identique à «  2 + 2 «  qui est une somme. L’égalité signifie seulement l’identité de traitement des choses égales, et non l’identité des choses elles-mêmes. Pour prendre un autre exemple, nous disons que les hommes sont égaux, ils ne sont pourtant pas identiques.

 

 

Problématisation :

 

Le premier problème est le suivant : nos désirs suffisent-ils à constituer notre identité ou bien sont-ils des éléments parmi d’autres qui participent à cette édification ? Autrement dit :

I – Sommes-nous réductibles à l’ensemble de nos désirs ?

 

Le second problème est relatif à la notion même d’identité : comment pouvons-nous affirmer que nous sommes toujours une même personne, que nous sommes identiques à nous-même ? Le vieillard que je serai ne semble avoir aucun point commun avec l’enfant que j’étais. Je peux même changer d’identité civile !

II – Est-ce un sujet identique à lui-même qui désire ?



. En effet, poser la question de cette manière revient à l'imposture grammaticale que Nietzsche avait dénoncé, c'est-à-dire, revient à supposer que l'homme est essentiellement identique à lui-même, alors même que c'est ce qui justement est mis en question. Au contraire, il faut demander « Qui est le Dasein ? ». La réponse de Heidegger est que le Dasein n'est justement pas le « je », le sujet identifié attaché à un individu, mais le « on », c'est-à-dire un sujet impersonnel, flottant, jamais identique à lui-même. Concrètement, cela signifie que nos désirs ne sont jamais les nôtres mais ceux du « on », par exemple, ceux de la publicité qui édicte ce que nous devons aimer, ce qui est à la mode et ce qui ne l'est plus. Au quotidien, « Je » pense et désire exactement ce que « on » pense et désire. Le « on » exerce sa dictature sur le « je ». Nos désirs peuvent alors bien constituer notre identité, mais ils sont eux-mêmes déterminer par le « on » massif. Autant dire que mon identité est celle de tout le monde : je m'habille de telle ou telle manière en manifestant mon appartenance à un groupe, en suivant telle ou telle mode, etc.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 1718 mots (soit 3 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Nos désirs constituent-ils notre identité? " a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit