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L'oisiveté est-elle la mère de tous les vices ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : L'oisiveté est-elle la mère de tous les vices ?



Publié le : 20/3/2005 -Format: Document en format HTML protégé

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	L'oisiveté est-elle la mère de tous les vices ?
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L’oisiveté est l’état de celui qui ne fait strictement aucune activité. Elle se confond avec l’idée de la paresse et de l’inutilité, puisqu’un individu oisif est un individu qui ne fait rien, qui laisse vaquer son esprit à des pensées futiles. Il y a un sème positif dans l’idée d’oisiveté, qui est celui de repos et de délassement intellectuel. Mais il s’emploie plutôt en mauvaise part, pour désigner l’état improductif de celui qui perd son temps à ne rien faire.

Un vice est un défaut grave de quelqu’un, une caractéristique qui le pousse à faire des choses contraires à la loi ou à la morale. Par exemple, on parle de vice pour désigner le goût de l’alcool, de la luxure, toutes les habitudes et les pratiques mauvaises de quelqu’un. Par vice, on entend quelque chose de beaucoup plus grave que par le terme « défaut «, car le vice désigne un aspect mauvais de la personnalité de quelqu’un, profondément ancré en lui-même, donc difficile à corriger.



En effet, par le travail, l'individu acquiert le sentiment de son utilité sociale, de son utilité au sein des relations d'interdépendance qui caractérisent les sociétés modernes (celles-ci sont le règne de la spécialisation, et comme le précise Emile Durkheim dans son ouvrage intitulé « De la division du travail social » (1893), le temps des « hommes universels » capables de maîtriser touts les champs du savoir -comme Pic de la Mirandole à la Renaissance- est bel et bien révolu). Mais le travail est également un moyen de réaliser les potentialités de l'individu, qui par la confrontation avec une matière (que ce soit la volonté d'autrui, des chiffres, ou des matériaux bruts) apprend à reconnaître ce dont il est capable, à accroître ses propres capacités. A la question « l'oisiveté est-elle la mère de tous les vices ? » nous répondrons donc par l'affirmative en précisant qu'elle représente de surcroît un obstacle au bonheur de l'individu. II.                L'oisiveté, condition nécessaire de l'épanouissement du sujet   a.       Pour un retour au sens originel de l'oisiveté Cependant, il faut bien remarquer que la thèse que nous avons soutenue est tributaire d'une acception entièrement contemporaine de l'oisiveté, qui ne correspond nullement à son sens originel.  Hannah Arendt, dans son ouvrage « Condition de l'homme moderne » nous rappelle en effet que durant l'antiquité romaine, les maîtres se déchargeaient sur leurs esclaves du fardeau du travail, c'est-à-dire de la nécessité d'entrer dans le cycle de production et de destruction nécessaires à l'existence (le travail se distingue en effet pour H. Arendt de « l'oeuvre » et de « l'action » : de « l'oeuvre » car il n'a aucune pérennité ; de « l'action », car l'action modifie la configuration de la réalité par l'enchaînement des causes et des effets, alors que le travail n'est qu'une productions de biens périssables, préalable à leur consommation et à leur reproduction, un éternel recommencement). Les maîtres se réservaient ainsi les activités du « negotium » (ou « oisiveté ») comme l'art, la philosophie, la politique, alors que les esclaves étaient rivés aux travaux de « l'otium » (c'est-à-dire le travail).


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