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Est-ce par crainte du châtiment qu'on obéit aux lois ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Est-ce par crainte du châtiment qu'on obéit aux lois ?



Publié le : 2/9/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Est-ce par crainte du châtiment qu'on obéit aux lois	?
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Analyse du sujet :

  • Châtiment : sanction sévère infligée à un coupable pour le punir d’un méfait, d’une faute ou d’un acte contraire à la loi civile.

  • Obéir : se plier à un ordre, obtempérer, ne pas enfreindre les lois qui régissent la société. Se distingue de la soumission parce que l’obéissance est un acte volontaire par lequel on reconnaît une certaine autorité.

  • Lois : sont des règles obligatoires qui régissent les rapports sociaux et auxquelles chacun se doit d’obéir. Comme le précise Rousseau dans le Contrat social, la loi est générale par son objet et par sa source car elle s’adresse non pas à un individu en particulier mais à tous et elle n’est pas le fruit de la réflexion d’un seul qui imposerait sa règle à tous les autres, elle est le résultat d’une volonté générale pour satisfaire le bien public et non privé.

Problématique :

Il s'agit ici de s'interroger sur ce qui nous conduit à respecter les lois. En effet, si les lois étaient édictées sans qu'aucune sanction ne tombe pour celui qui ne les respecte pas, nous pouvons être amenés à penser que peu de lois seraient respectées. Il suffit pour cela de constater ce que peut produire "la peur du gendarme", de voir comment la présence des forces de l'ordre conduit traditionnellement à respecter la loi. Ce respect est ainsi semble-t-il fondé sur une forme de crainte. On peut d'ailleurs remarquer que la notion de respect est très proche de la crainte en ce qu'il impose une forme de distance. Respecter les pelouses c'est se tenir à distance, ne pas marcher dessus. On peut également remarquer que lorsque nous enfreignons la loi, nous nous attachons à le faire de manière masquée. Ainsi, si c'est la crainte du châtiment qui nous conduit à obéir aux lois, force alors est de constater que se manifeste là une logique pure de l'intérêt particulier. Vous pouvez vous reporter ici aux analyses de Hobbes dans le Léviathan. Alors qu’il montre que l’état de nature est un état de guerre de tous contre tous et de chacun contre chacun parce que c’est un état dans lequel les lois instituées sont absentes, il donne l’argument suivant : si vous ne croyez pas que l’état de nature est tel et que les hommes spontanément cherchent leur propre intérêt et cherchent à abuser des autres, pourquoi ferme-t-on sa porte à clef quand on part en voyage ? Ainsi, nous obéirions aux lois dans un simple calcul de ce que l’on peut gagner et de ce que l’on peut perdre. Néanmoins, peut-on penser que les hommes ne sont animés que par cet intérêt particulier ? Ne peut-on pas penser que nous obéissons également aux lois pour des raisons morales, au nom de l'intérêt général ? En outre, ne peut-on pas distinguer différentes formes de désobéissance ? En effet, la réalité montre que la présence de gendarmes et de contrôles conduit les gens à rouler moins vite au volant, mais ce n’est peut-être pas l’existence des lois qui fait que nous ne tuons pas notre voisin quand il fait trop de bruit…N’est-il pas possible que nous agissions aussi parfois en tant qu’être moraux ? La force de la loi ne tient-elle pas aussi parfois dans son caractère moral ? Peut-être s'agit-il alors de montrer que si la crainte du châtiment est nécessaire pour conduire au respect des lois, celles-ci peuvent aussi être comprises comme servant l'intérêt de tous. Obéir aux lois n’est-il pas le moyen pour l’homme d’acquérir et de garantir sa liberté ? L’obéissance aux lois ne peut-elle pas devenir morale ?

 



Cette obéissance est un devoir moral. Pour lui désobéir aux lois va contre le principe de justice même. Si l'on obéit seulement aux lois qui nous conviennent et nous avantagent, cela signifie que l'on utilise la loi comme un moyen. Or, pour être sacrée, la loi doit être prise comme une fin. Par ailleurs, tant que l'homme obéit à la loi, même si c'est parce qu'il craint le châtiment, la justice est préservée. La loi comble en quelques sortes les lacune de la raison humaine qui est encore à éduquer. La peur du châtiment est utile tant que l'homme n'obéit pas de lui-même à la loi morale prescrite par la raison pratique Selon Kant, cette loi morale s'exprime sous la forme d'une devoir et elle est universelle. Cependant parce que l'homme est un être sensible qui doit apprendre à devenir raisonnable, la loi morale s'exprime sous la forme d'un impératif catégorique : « Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps comme principe d'une législation universelle ». De ce fait, obéir à la loi qu'on s'est prescrite et pas seulement à celle qui nous est imposée constitue la forme la plus achevée de la liberté. Ainsi, L'utilité de la crainte du châtiment devient dérisoire quand l'homme agit en connaissance du bien, de façon morale, quand il sait ce qu'il faut faire.


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