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A une passante – Baudelaire

Littérature

Aperçu du corrigé : A une passante – Baudelaire



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Document transmis par : Corine16534


Publié le : 11/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

A une passante – Baudelaire
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Le sonnet est tiré des « Tableaux parisiens «, seconde section des Fleurs du Mal placé à la suite de « Spleen et l'idéal «(1ère section). Baudelaire, poète de la modernité s'intéresse au spectacle de la rue et non de la nature comme les poètes romantiques. L'aspect pittoresque se limite ici à sa plus simple expression. C'est le cadre qui lui permet une rencontre inattendue et inoubliable avec une passante, allégorie de la beauté moderne. Fleurs de mal :1857 Tableaux parisiens, 2ème section du recueil, rupture avec le romantisme poétique de la ville.

Structure du poème
- quatrain :rencontre proprement dite - tercets :évocation des suites possibles La passante Une belle femme incarnée dans son époque mais aussi une représentation de la beauté générale Le thème de la rencontre - lieu : rue de Paris : lieu anti-poétique par excellence(tandis qu'un poète classique attend la beauté d dans un lieu historique par exemple le colisée et le Montparnasse - le bruit assourdissant :assonance en «u« et en «é« et hiatus « moi hurlait « : son désagréable - la femme fascinante par sa perfection physique, mystère de la douleur ,élégance du vêtement et de la démarche, progression de la longueur des groupes Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, (2+4+6) : figure imposante de la passante Une femme passa, d’une main fastueuse (6+6): harmonie de la démarche ,balancement régulier ,écho des participe présent « Soulevant, balançant « , et enjambement du 1er au second quatrain qui souligne la force de l'impression qu'elle produit. La description physique idéalisée se complète par la référence à la statue qui lui donne de la noblesse sans nuire à sa mobilité (« agile «) le mystère qui émane de sa personne se traduit par le deuil et même par le grand deuil (femme habillé de noir mais cette couleur austère loin de nuire à sa beauté l'exalte). La douleur est à l'origine de l'inspiration. Douleur qu'elle peut éprouver ou causer :c'est une femme fatale Le thème du regard confirme que c'est une femme fatale car elle hypnotise ceux qui la regardent Regard livide (=bleuâtre ou noirâtre) est celui es chairs en décomposition qui fascine par son ambiguïté. Regard qui engendre la mort ouragan : mort violente fascination et plaisir : mort lente - le poète : noué ,incapable de réagir rationnellement - la muse : perfection physique - emploi inattendu du verbe boire :communication immédiate engendrée par la fascination (couple célèbre : Tristan et Iseult) boire un filtre magique allie douceur et violence (« douceur qui fascine et le plaisir qui tue «) Cette conjonction permet des sensations intenses et inédites suggérées par les allitérations en «s« et les assonances en «i«, référence à Racine : « qui sont ces

serpents qui sifflent sur vos têtes «. Il y a aussi la surprise de la syllabe monosyllabique accentuée(«tue«).Ce vers Racinien par la forme l'est également par le contenu. Le poète éprouve pour la beauté une passion qui trouve son bonheur dans les souffrances mêmes qu'elle engendre. Il envisage la mort comme conséquence logique du plaisir éprouvé.

Les tercets (« Un éclair... «)
- tonalité lyrique au niveau des thèmes (désespoir, regret...) et du style - les tercets contrastent avec les quatrains abandonnant la description,le poète commente avec lyrisme les suites de sa rencontre: 1er tercet: espoir de renouveler cette rencontre 2ème tercet :il abandonne cet espoir 1er tercet: - antithèse (éclair=espoir s'oppose à nuit = doute) - les points de suspension suggèrent la rapidité avec laquelle les événements vont se succéder. Dans quelles circonstances le poète envisage-t-il de trouver la beauté ? Il pense la trouver non pas en ce monde mais dans l'éternité Le poète a l'intuition que la passante est le signe d'une beauté absolue qui n'existerait que dans un autre monde(celui de l'éternité ,des vérités immuables et éternelles) la passante,en effet, qui a déclenché l'illumination ne peut être qu'une émanation du divin puisque son regard a fait renaître le poète(amour en tant qu'homme et inspiration en tant que poète) L'hypothèse d'une rencontre émise par le biais d'une interrogation oratoire(«Ne te verrai-je plus que dans l’éternité?«) semble appeler une réponse différée ,certes , mais positive , l'éternité placée au bout du vers est présentée comme le moyen d'atteindre l'âme de la femme idéale. Le second tercet dément cet espoir : le poète pense qu'il ne rencontrera la beauté ni dans le temps ni dans l'espace car le caractère de la beauté est d'être fugitive d'où les deux exclamations angoissées. Les deux derniers vers complètent la fascination du poète. La rencontre ne se produira pas du fait de l'ignorance fatale des deux personnages (reprise de «j'ignore« par «tu le sais«:chiasme =inversion de «je« et «tu« ) Cette ignorance recouvre les dispositions d'esprit bien différentes. Le poète est incapable de susciter une nouvelle rencontre,il n'en est pas de même pour la femme qui en sait d'avantage. L'ignorance de la femme n'est peut-être qu'une expression de son indifférence et de son mépris .L'irrégularité de la disposition, des rimes des tercets confirme cette hypothèse. Déplacement réel des rimes = ambiguîté du savoir de la femme. Baudelaire entant qu'homme déplore cet amour perdu et l'indifférence de la passante. En tant que poète il est désespéré de la fuite de son idéal.

Conclusion


Tout en conservant la conception tout aussi classique que romantique de la muse , femme messagère du monde mythique de la poésie, Baudelaire l'innove en la présentant comme une femme fatale qui surgit à l'improviste dans un contexte urbain .Il est en effet persuadé que chaque époque a sa beauté et que son siècle se doit d'exprimer sa version originale. L'utilisation du sonnet montre que sans rompre avec la tradition il l'actualise par une démarche critique et personnelle. Le thème de la passante en noir porteuse d'une révélation poétique sera repris par le surréaliste André Breton lors de sa célèbre rencontre avec Nadja.

 




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