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Les PASSIONS (cours de philosophie)

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Les PASSIONS (cours de philosophie)

Philosophie

Aperçu du corrigé : Les PASSIONS (cours de philosophie)



Publié le : 4/4/2009 -Format: Document en format HTML protégé

	Les PASSIONS (cours de philosophie)
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Pâtir, c'est subir et souffrir, mais la passion n'en est pas moins prestigieuse. Dans sa dernière lettre à Clotilde de Vaux, Auguste Comte écrivait: «Au milieu des plus graves tourments qui puissent résulter de l'affection, je n'ai pas cessé de sentir que l'essentiel pour le bonheur, c'est d'avoir toujours le cœur dignement rempli«.

  • I. LA PASSION

- A - Émotion et passion.

«L'émotion agit comme une eau qui rompt sa digue, remarquait Kant, la passion comme un torrent qui creuse de plus en plus profondément son lit« ou encore: «l'émotion est une ivresse, la passion est une maladie «. L'émotion est, en effet, un mouvement, la passion un état ; être ému, c'est être troublé ; être passionné c'est être assuré. Sans doute la passion naît-elle et se nourrit-elle d'émotions mais elle est «l'émotion pensée« (Alain), c'est-à-dire qu'autour d'une affection privilégiée se crée tout un système dans lequel la sensibilité de l'homme se trouve prise et esclave. Le bonheur du passionné tient précisément à cette fixation de sa vie affective et à l'indifférence qui en résulte à l'égard de tout ce qui est étranger à sa passion. L'amour est un souci qui chasse les autres. Cependant il ne faut pas voir dans la passion la prépondérance d'une tendance profonde ; il y a plutôt oubli des autres tendances et en ce sens « nos passions ne sont que nos erreurs « (Alquié).

- B - L'action passionnée.

De même la passion plaît par la force qu'elle semble nous donner en nous délivrant de l'irrésolution. Mais il n'est pas sûr que l'homme fasse mieux ce pour quoi il se passionne : « nous ne conduisons jamais bien, remarquait Montaigne, la chose de laquelle nous sommes possédés et conduits« (Essais III, 10). C'est que l'action passionnée n'est pas libre; le passionné est esclave du désir et de l'habitude ; sa fidélité par exemple n'est qu'attachement mécanique. D'autre part, toute passion est volonté de puissance, mais elle conduit l'être à une double dépendance : à l'égard de l'objet de sa passion et aussi à l'égard des autres qui le tiennent par elle. Le passionné ne s'appartient plus; c'est un «possédé«. Enfin le passionné se distingue du volontaire par ceci qu'il ne sait pas «se penser avec vérité dans le futur « (Alquié), c'est-à-dire qu'il n'obtient jamais vraiment ce qu'il désirait (« L'avenir seul est juge des passions « dit Alquié).




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