NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Commentez cette page de Bergson : «L'essence ... Que pensez-vous de cette définition du classi ... >>


Partager

Paul Valéry écrit dans le Préambule pour le Catalogue de l'Exposition d'art italien,, Paris, Gallimard, 1935 : «Nous observons autour de nous, dans les hommes et dans les œuvres, comme nous les éprouvons en nous-mêmes, les effets de confusion et de dissipation que nous inflige le mouvement désordonné du monde moderne. Les arts ne s'accommodent pas de la hâte. Nos idéaux durent dix ans ! L'absurde superstition du nouveau - qui a fâcheusement remplacé l'antique et excellente croyance au jugement de la postérité - assigne aux efforts le but le plus illusoire et les applique à créer ce qu'il y a de plus périssable, ce qui est périssable par essence : la sensation du neuf [...] Aucun de ces maîtres n'a pu croire que chaque artiste se dût créer une «esthétique» propre, et se faire de la nature une déformation qui lui appartînt exclusivement. Ils ne s'étudiaient point à se faire remarquer, mais à se faire longuement regarder - ce qui est fort différent. Étonner dure peu ; choquer n'est pas un but à longue portée. Mais se faire redemander par la mémoire, instituer un grand désir d'être revu, c'est là viser, non l'instant de l'homme qui passe, mais la profondeur même àe son être. Une œuvre qui rappelle les gens à elle est plus puissante que l'autre qui n'a fait que les provoquer. Ceci est vrai en tout ; quant à moi, je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré. Or, tout ce que l'on voit ici a été goûté, a séduit, a ravi, pendant des siècles, et toute cette gloire nous dit avec sérénité : «Je ne suis rien de neuf. Le Temps peut bien gâter la matière que j'ai empruntée ; mais tant qu'il ne l'a pas détruite, je ne puis l'être par l'indifférence ou le dédain de quelque homme digne de ce nom.» Vous analyserez les idées de ce texte et en montrerez nettement la parenté avec les thèmes permanents du classicisme ; puis vous examinerez, d'après les exemples que vous suggéreront votre expérience artistique et littéraire et votre goût personnel, si cette critique de l'esthétique «moderne» n'est pas trop sévère et cette conception trop limitée.

Anthologie

Aperçu du corrigé : Paul Valéry écrit dans le Préambule pour le Catalogue de l'Exposition d'art italien,, Paris, Gallimard, 1935 : «Nous observons autour de nous, dans les hommes et dans les œuvres, comme nous les éprouvons en nous-mêmes, les effets de confusion et de dissipation que nous inflige le mouvement désordonné du monde moderne. Les arts ne s'accommodent pas de la hâte. Nos idéaux durent dix ans ! L'absurde superstition du nouveau - qui a fâcheusement remplacé l'antique et excellente croyance au jugement de la postérité - assigne aux efforts le but le plus illusoire et les applique à créer ce qu'il y a de plus périssable, ce qui est périssable par essence : la sensation du neuf [...] Aucun de ces maîtres n'a pu croire que chaque artiste se dût créer une «esthétique» propre, et se faire de la nature une déformation qui lui appartînt exclusivement. Ils ne s'étudiaient point à se faire remarquer, mais à se faire longuement regarder - ce qui est fort différent. Étonner dure peu ; choquer n'est pas un but à longue portée. Mais se faire redemander par la mémoire, instituer un grand désir d'être revu, c'est là viser, non l'instant de l'homme qui passe, mais la profondeur même àe son être. Une œuvre qui rappelle les gens à elle est plus puissante que l'autre qui n'a fait que les provoquer. Ceci est vrai en tout ; quant à moi, je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré. Or, tout ce que l'on voit ici a été goûté, a séduit, a ravi, pendant des siècles, et toute cette gloire nous dit avec sérénité : «Je ne suis rien de neuf. Le Temps peut bien gâter la matière que j'ai empruntée ; mais tant qu'il ne l'a pas détruite, je ne puis l'être par l'indifférence ou le dédain de quelque homme digne de ce nom.» Vous analyserez les idées de ce texte et en montrerez nettement la parenté avec les thèmes permanents du classicisme ; puis vous examinerez, d'après les exemples que vous suggéreront votre expérience artistique et littéraire et votre goût personnel, si cette critique de l'esthétique «moderne» n'est pas trop sévère et cette conception trop limitée.



Document transmis par : Florence49447


Publié le : 2/3/2011 -Format: Document en format HTML protégé

Paul Valéry écrit dans le Préambule pour le Catalogue de l'Exposition d'art italien,, Paris, Gallimard, 1935 : «Nous observons autour de nous, dans les hommes et dans les œuvres, comme nous les éprouvons en nous-mêmes, les effets de confusion et de dissipation que nous inflige le mouvement désordonné du monde moderne. Les arts ne s'accommodent pas de la hâte. Nos idéaux durent dix ans ! L'absurde superstition du nouveau - qui a fâcheusement remplacé l'antique et excellente croyance au jugement de la postérité - assigne aux efforts le but le plus illusoire et les applique à créer ce qu'il y a de plus périssable, ce qui est périssable par essence : la sensation du neuf [...] Aucun de ces maîtres n'a pu croire que chaque artiste se dût créer une «esthétique» propre, et se faire de la nature une déformation qui lui appartînt exclusivement. Ils ne s'étudiaient point à se faire remarquer, mais à se faire longuement regarder - ce qui est fort différent. Étonner dure peu ; choquer n'est pas un but à longue portée. Mais se faire redemander par la mémoire, instituer un grand désir d'être revu, c'est là viser, non l'instant de l'homme qui passe, mais la profondeur même àe son être. Une œuvre qui rappelle les gens à elle est plus puissante que l'autre qui n'a fait que les provoquer. Ceci est vrai en tout ; quant à moi, je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré. Or, tout ce que l'on voit ici a été goûté, a séduit, a ravi, pendant des siècles, et toute cette gloire nous dit avec sérénité : «Je ne suis rien de neuf. Le Temps peut bien gâter la matière que j'ai empruntée ; mais tant qu'il ne l'a pas détruite, je ne puis l'être par l'indifférence ou le dédain de quelque homme digne de ce nom.» Vous analyserez les idées de ce texte et en montrerez nettement la parenté avec les thèmes permanents du classicisme ; puis vous examinerez, d'après les exemples que vous suggéreront votre expérience artistique et littéraire et votre goût personnel, si cette critique de l'esthétique «moderne» n'est pas trop sévère et cette conception trop limitée.
Zoom

Paul Valéry écrit dans le Préambule pour le Catalogue de l'Exposition d'art italien,, Paris, Gallimard, 1935 : «Nous observons autour de nous, dans les hommes et dans les œuvres, comme nous les éprouvons en nous-mêmes, les effets de confusion et de dissipation que nous inflige le mouvement désordonné du monde moderne. Les arts ne s'accommodent pas de la hâte. Nos idéaux durent dix ans ! L'absurde superstition du nouveau - qui a fâcheusement remplacé l'antique et excellente croyance au jugement de la postérité - assigne aux efforts le but le plus illusoire et les applique à créer ce qu'il y a de plus périssable, ce qui est périssable par essence : la sensation du neuf [...] Aucun de ces maîtres n'a pu croire que chaque artiste se dût créer une «esthétique« propre, et se faire de la nature une déformation qui lui appartînt exclusivement. Ils ne s'étudiaient point à se faire remarquer, mais à se faire longuement regarder - ce qui est fort différent. Étonner dure peu ; choquer n'est pas un but à longue portée. Mais se faire redemander par la mémoire, instituer un grand désir d'être revu, c'est là viser, non l'instant de l'homme qui passe, mais la profondeur même àe son être. Une œuvre qui rappelle les gens à elle est plus puissante que l'autre qui n'a fait que les provoquer. Ceci est vrai en tout ; quant à moi, je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré. Or, tout ce que l'on voit ici a été goûté, a séduit, a ravi, pendant des siècles, et toute cette gloire nous dit avec sérénité : «Je ne suis rien de neuf. Le Temps peut bien gâter la matière que j'ai empruntée ; mais tant qu'il ne l'a pas détruite, je ne puis l'être par l'indifférence ou le dédain de quelque homme digne de ce nom.« Vous analyserez les idées de ce texte et en montrerez nettement la parenté avec les thèmes permanents du classicisme ; puis vous examinerez, d'après les exemples que vous suggéreront votre expérience artistique et littéraire et votre goût personnel, si cette critique de l'esthétique «moderne« n'est pas trop sévère et cette conception trop limitée.




Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Corrigé : Corrigé de 5 pages directement accessible

Le corrigé du sujet "Paul Valéry écrit dans le Préambule pour le Catalogue de l'Exposition d'art italien,, Paris, Gallimard, 1935 : «Nous observons autour de nous, dans les hommes et dans les œuvres, comme nous les éprouvons en nous-mêmes, les effets de confusion et de dissipation que nous inflige le mouvement désordonné du monde moderne. Les arts ne s'accommodent pas de la hâte. Nos idéaux durent dix ans ! L'absurde superstition du nouveau - qui a fâcheusement remplacé l'antique et excellente croyance au jugement de la postérité - assigne aux efforts le but le plus illusoire et les applique à créer ce qu'il y a de plus périssable, ce qui est périssable par essence : la sensation du neuf [...] Aucun de ces maîtres n'a pu croire que chaque artiste se dût créer une «esthétique» propre, et se faire de la nature une déformation qui lui appartînt exclusivement. Ils ne s'étudiaient point à se faire remarquer, mais à se faire longuement regarder - ce qui est fort différent. Étonner dure peu ; choquer n'est pas un but à longue portée. Mais se faire redemander par la mémoire, instituer un grand désir d'être revu, c'est là viser, non l'instant de l'homme qui passe, mais la profondeur même àe son être. Une œuvre qui rappelle les gens à elle est plus puissante que l'autre qui n'a fait que les provoquer. Ceci est vrai en tout ; quant à moi, je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré. Or, tout ce que l'on voit ici a été goûté, a séduit, a ravi, pendant des siècles, et toute cette gloire nous dit avec sérénité : «Je ne suis rien de neuf. Le Temps peut bien gâter la matière que j'ai empruntée ; mais tant qu'il ne l'a pas détruite, je ne puis l'être par l'indifférence ou le dédain de quelque homme digne de ce nom.» Vous analyserez les idées de ce texte et en montrerez nettement la parenté avec les thèmes permanents du classicisme ; puis vous examinerez, d'après les exemples que vous suggéreront votre expérience artistique et littéraire et votre goût personnel, si cette critique de l'esthétique «moderne» n'est pas trop sévère et cette conception trop limitée." a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit