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Un paysage alpestre et sauvage Livre IV, Folio (Gallimard), pp. 227-228 - LES CONFESSIONS DE ROUSSEAU

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Un paysage alpestre et sauvage Livre IV, Folio (Gallimard), pp. 227-228 - LES CONFESSIONS DE ROUSSEAU

Littérature

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Document transmis par : Elodie37924


Publié le : 3/10/2010 -Format: Document en format HTML protégé

Un paysage alpestre et sauvage Livre IV, Folio (Gallimard), pp. 227-228 - LES CONFESSIONS DE ROUSSEAU
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Dans le livre IV des Confessions, Rousseau raconte quelques-uns des grands voyages entrepris à pied, entre 1730 et 1731. Cette vie errante et vagabonde, mais qui lui procure des joies intenses, le conduit jusqu'à Paris où il pense retrouver Mme de Warens. Mais elle n 'est plus là. Jean-Jacques reprend le chemin de Chambéry, où sa protectrice est retournée. Après un séjour à Lyon, en route vers la Savoie, il traverse des paysages de montagne.



 

Le coeur me battait de joie en approchant de ma chère Maman, et je n'en allais pas plus vite. J'aime à marcher à mon aise, et m'arrêter quand il me plaît. La vie ambulante est celle qu'il me faut. Faire route à pied par un beau temps, dans un beau pays, sans être pressé, et avoir pour terme de ma course un objet agréable: voilà de toutes les manières de vivre celle qui est le plus de mon goût. Au reste, on sait déjà ce que j'entends par un beau pays. Jamais pays de plaine, quelque beau qu'il fût, ne parut tel à mes yeux. Il me faut des torrents, des rochers, des sapins, des bois noirs, des montagnes, des chemins raboteux à monter et à descendre, des précipices à mes côtés qui me fassent bien peur. J'eus ce plaisir, et je le goûtai dans tout son charme en approchant de Chambéry. Non loin d'une montagne coupée qu'on appelle le Pas-de l'Echelle, au-dessous du grand chemin taillé dans le roc, à l'endroit appelé Chaules, court et bouillonne dans des gouffres affreux une petite rivière qui paraît avoir mis à les creuser des milliers de siècles. On a bordé le chemin d'un parapet pour prévenir les malheurs: cela faisait que je pouvais contempler au fond et gagner des vertiges tout à mon aise; car ce qu'il y a de plaisant dans mon goût pour les lieux escarpés, est qu'ils me font tourner la tête, et j'aime beaucoup ce tournoiement, pourvu que je sois en sûreté. Bien appuyé sur le parapet, j'avançais le nez, et je restais là des heures entières, entrevoyant de temps en temps cette écume et cette eau bleue dont j'entendais le mugissement à travers les cris des corbeaux et des oiseaux de proie qui volaient de roche en roche et de broussaille en broussaille à cent toises au-dessous de moi. Dans les endroits où la pente était assez unie et la broussaille assez claire pour laisser passer des cailloux, j'en allais chercher au loin d'aussi gros que je les pouvais porter; je les rassemblais sur le parapet en pile; puis, les lançant l'un après l'autre, je me délectais à les voir rouler, bondir et voler en mille éclats, avant que d'atteindre le fond du précipice.
Plus près de Chambéry j'eus un spectacle semblable, en sens contraire. Le chemin passe au pied de la plus belle cascade que je vis de mes jours. La montagne est tellement escarpée, que l'eau se détache net et tombe en arcade, assez loin pour qu'on puisse passer entre la cascade et la roche quelquefois sans être mouillé. Mais si l'on ne prend bien ses mesures, on y est aisément trompé, comme je le fus: car, à cause de l'extrême hauteur, l'eau se divise et tombe en poussière, et lorsqu'on approche un peu trop de ce nuage, sans s'apercevoir d'abord qu'on se mouille, à l'instant on est tout trempé.

 




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