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Percevoir est-ce interpréter ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Percevoir est-ce interpréter ?



Publié le : 5/12/2005 -Format: Document en format FLASH protégé

	Percevoir est-ce interpréter 	?
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On a tendance, naïvement, à opposer perception et interprétation. En effet, que serait l’interprétation si ce n’est ce qui nous masque les choses et en biaise le sens. Percevoir serait alors atteindre les choses dans leur réalité même.
Toutefois, une telle idée suppose que la conscience ait vocation à nous faire connaître les choses. Elle suppose, en outre, que le fait de se rapporter à un objet pourrait le laisser neutre, intact, comme s’il n’était justement pas perçu par une conscience.
Ainsi, afin de saisir le rôle même de la perception, on peut s’interroger sur le statut de l’interprétation : celle-ci nous éloigne-t-elle des choses ou n’est-elle pas, à l’inverse, un processus de sélection et de détermination ? En ce sens, interpréter n’est-ce pas faire des choix, c’est-à-dire orienter l’action, plutôt que de présenter l’ensemble du monde à une conscience prétendument « connaissante « ? En somme, si percevoir revient à interpréter, qu’est-ce que cela implique pour le statut même de la perception et du sujet conscient ?



Or, c'est toujours autour de ce corps que les objets se disposent, en sorte que la perception des objets n'est pas perception en soi, mais perception du point de vue de mon corps. Cette idée se prolonge par le statut que confère Husserl à la conscience. Selon notre auteur, celle-ci est toujours conscience de quelque chose, c'est-à-dire qu'elle se rapporte toujours, d'un certain point de vue, à un objet. Or, c'est précisément en ce sens qu'il n'y a pas de rapport à l'objet qui ne soit déjà médiatisé, c'est-à-dire interprété. Cependant, le type d'interprétation lié à la perception que nous venons de découvrir n'est pas un point de vue faux sur le monde, mais le compte-rendu précis de la manière dont les objets viennent à se disposer autour de moi. L'intérêt n'est alors plus spéculatif (mon but n'est plus la connaissance des objets en soi), mais orienté vers l'action (il s'agit de connaître la face des objets qui peut m'être utile). Ainsi, la perception ne fournit pas de représentation exhaustive des objets, une image qui leur correspondrait, mais elle m'informe sur les objets qui m'entourent et sur la manière dont je peux agir sur eux.     III - Bergson : la perception pure   Prolongeant ce que nous venons de dire, Henri Bergson (dans Matière et mémoire) combat l'idée selon laquelle le cerveau aurait pour fonction de former des représentations. En effet, les théories de la représentations - et même la phénoménologie - supposent implicitement que le cerveau produit des images de la réalité. Or, tel n'est pas le cas selon Bergson.


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