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Peut-on apprendre à mourir ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on apprendre à mourir ?



Publié le : 8/12/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Peut-on apprendre à mourir 	?
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-Apprendre vient du latin apprehendere, signifiant d'abord prendre, saisir. Mais comment saisir un événement qui met fin à la vie, insaisissable parce qu'une fois arrivé, on ne peut plus en témoigner ?

-En effet, la mort, c'est ce qui met fin à la vie : la mort est absence de vie, et est, par là, ouverte à tous les mythes, parce qu'elle appartient avant tout au domaine de l'inconnu.

-Cette mort peut provoquer la fascination, mais le plus souvent, la crainte. Que l'on songe à cette représentation du personnage de la mort qui vient chercher le mourant avec sa faucille, ou aux transis du XVème siècle, représentant la mort comme une douleur. On parle souvent de la mort par euphémisme, par métaphore, par crainte de l'affronter. Ce fait, qui nous concerne tous, et dont la conscience nous confère notre humanité, est donc insaisissable : on en connaît les manifestations physiques, mais que se passe-t-il dans l'âme du mourant ? Dès lors, ce champ de l'inconnu fait émerger toutes sortes de crainte... Or, comme le rappelle La Fontaine dans La Mort et Le Mourant, « Le plus semblable au mort meurt le plus à regret «.

-Doit-on pour autant ignorer la mort, parce que sa crainte nous empêche de vivre une vie apaisée ? Mais n'est-ce pas là nier notre humanité – l'être humain se différenciant des animaux par la conscience de sa finitude ?

-Se pose alors la question de notre rapport à la mort : nous en avons conscience, mais que faire de cette conscience ? Quel est le rapport de la mort et de la sagesse ? Le sage ne se définit-il pas par un rapport particulier à la mort ? Y a-t-il un art de mourir, comme il y a un art de vivre, et d'ailleurs, apprendre à mourir, n'est-ce pas avant tout apprendre à vivre ? Sans cet apprentissage, quelles sont les conséquences suscitées par la crainte de la mort, pourquoi une approche sage de la mort s'avère-t-elle être nécessaire ?

-Il y a une double temporalité dans cette approche de la mort : s'il y a apprentissage de la mort, il y  a celui, à long terme, au cours de la vie, et celui de la mort imminente, du moment effectif où, par différents signes physiologiques, on sait que l'on va bientôt mourir.



-Se pose aussi la question de la préparation matérielle de la mort, au-delà de la simple sphère spirituelle. Apprendre à mourir, c'est aussi apprendre à aménager sa mort. Quelle est la place du testament dans cet apprentissage de la mort ? Ecrire un testament, n'est-ce pas déjà faire preuve de sagesse, ne pas mourir à regret comme le mourant de la fable de La Fontaine ?   Il apparaît ainsi qu'il ne puisse pas y avoir un réel apprentissage de la mort, mais plus une sagesse dans la conduite de vie telle que nous ne redoutons pas la mort, ni la vie au moment de la mort. Car, comme le rappelle Sénèque dans sa Lettre à Lucillius, mieux vaut vivre bien que vivre longtemps. Apprendre à mourir, n'est-ce pas avant tout apprendre à vivre, et pour cela, une fois débarrassé de la crainte de la mort, profiter de la vie dans toute sa complétude ? Sans nier l'existence de la mort, au contraire, cette position fait de la mort un atout qui nous aide à « cueillir le temps présent » : c'est le fameux carpe diem ante noctem horacien.   III)             L'art de mourir serait l'art de vivre : un apprentissage qui vise à l'idéal de « vivre bien » plutôt que de vivre longtemps (Sénèque, Lettre à Lucillius)   -Plus qu'apprendre à mourir, ce qu'il faudrait avant tout, c'est vivre bien,  dans une vie dénuée de la peur de mourir par la sagesse. Par l'apprentissage d'une conduite sage dans ce mouvement qui nous mène inéluctablement vers la mort, ainsi, on déplace l'idéal d'une vie longue - la recherche de l'éternité a nourri bien des rêves, et se retrouve dans bien des légendes - vers une vie « bien remplie » et vécue dans toutes ses possibilités de bonheur : il y aurait un art de vivre qui serait en même temps art de mourir, au sens d'un art de mourir en ayant le sentiment d'une vie accomplie, sans regrets, au contraire du « mourant » de la fable de la Fontaine (La mort et le mourant), qui est surpris par la mort, « Sans qu'il eût fait son testament ».


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