NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< la conscience de soi est elle utopique? Est-il nécessaire de connaître la biographie ... >>


Partager

Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social



Publié le : 1/4/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social
Zoom

Analyse du sujet :

Homme : « Homme « est le nom commun qu'on donne à l'homo sapiens. Ce dernier est un  mammifère appartenant à l'ordre des primates. Il est doué d'intelligence et d'un langage articulé. Il se caractérise également par un cerveau volumineux et capable d'abstraction, ainsi que par des mains préhensibles et la station verticale. « Sapiens « est un adjectif latin qui signifie « intelligent «, « sage «, « raisonnable «, ou encore « prudent «. Le trait saillant qui définit l'homme semble donc être le fait qu'il serait un être vivant doué de raison. Cette hypothèse résulte d'une longue tradition philosophique qui a construit le concept d'humanité en opposition à celui d'animalité. Ainsi, on a tendance à considérer que l'homme se distinguerait du reste des créatures vivantes parce qu'il serait capable de pensée, de conscience de langage et de liberté, alors que les animaux n'en auraient pas la capacité. Cela confèrerait à l'homme une dignité particulière : seul d'entre les créatures à posséder la raison, il serait également le seul à pouvoir se représenter une fin, et à ce titre, il serait en lui-même une fin, c'est-à-dire une personne que l'on devrait respecter, et non pas une simple chose dont on pourrait disposer.

Société : La société renvoie habituellement à l'idée d'un regroupement d'individualités, structuré par des liens de dépendance réciproque, et évoluant selon des schémas réglés. On peut parler, de ce point de vue, de « sociétés animales « autant que de « sociétés humaines «. Les sociétés humaines diffèrent des sociétés animales en cela qu'elles seraient pourvues d'une histoire et qu'elles seraient régies par des institutions. Chez l'être humain, la question se pose de savoir si l'état de société renvoie à une disposition fondamentale de l'être humain ou si c'est seulement de l'extérieur que cet état s'impose à lui. En effet, autant il semble logique de considérer que l'être humain est naturellement sociable, autant cette conception apparaît partout contredite par les divers conflits et tensions de société. Cela pourrait nous pousser à imaginer que les sociétés ne soient pas des réunions naturelles, mais qu'elles résultent d'un processus historique fondé sur un pacte. Enfin, la société pose encore cette question : l'être humain se réalise-t-il plus complètement en société qu'en solitaire ? Permet-elle à l'individu de développer des penchants qui sans elle resteraient cachés, ou bien ne fait-elle que brimer ses aspirations en rompant le développement naturel de l'individu ?

 

 

Problématisation :

Considérer que l'homme puisse vivre indépendamment de tout lien social, c'est imaginer qu'il soit tout à fait possible à un homme d'accomplir sa vie et son identité d'homme en restant toujours à l'écart de la société. Une telle hypothèse pose problème car la société étant omniprésente, nous ne connaissons quasiment pas d'hommes qui aient vécu une telle expérience de la solitude. Quant à ceux que nous connaissons, correspondent-ils encore vraiment à l'idée que nous nous faisons de l'homme ? Cela étant posé, la multitude de conflits qui se font jour dans toutes les sociétés invite également à se poser cette question : sommes-nous vraiment faits pour ça ? Puisque ça ne fonctionne pas, n'est-ce pas la preuve que là n'est pas la solution ? Ne faudrait-il pas justement délier l'homme de la société pour le retrouver tel qu'il est en sa nature profonde ?



Dans la note IX du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Rousseau écrit : « ce n'est pas sans peine que nous sommes parvenus à nous rendre si malheureux. Quand d'un côté l'on considère les immenses travaux des hommes, tant de sciences approfondies, tant d'arts inventés, tant de forces employées (...) et que de l'autre on recherche avec un peu de méditation les vrais avantages qui ont résulté de tout cela pour le bonheur de l'espèce humaine, on ne peut qu'être frappé de l'étonnante disproportion qui règne entre ces choses, et déplorer l'aveuglement de l'homme qui, pour nourrir son fol orgueil et je ne sais quelle vaine admiration de lui-même, le fait courir après toutes les misères dont il est susceptible et que la bienfaisante nature avait pris soin d'écarter de lui. » L'état de société, contraignant et aliénant, ne peut qu'être le résultat d'un cataclysme extraordinaire par lequel l'homme abandonne son être pour se laisser aller au paraître : lorsque l'homme rencontre son semblable, le regard de l'autre n'en retient que son paraître qui se sépare alors de son être, le divise en un soi pour lui et un soi pour l'autre. Le passage par l'autre rend autre, altère, aliène. c) A l'état de nature, par contre, l'être humain est un animal solitaire. L'homme de l'état de nature est sans famille, sans Cité, sans langage, sans loi, innocent, étranger au travail. Asocial et asociable, il  n'est qu'un animal comme les autres, à cette différence près qu'il est libre. Il est donc aisé, d'après Rousseau, de concevoir ainsi l'être humain indépendamment du lien social. Transition : Cependant, le postulat rousseauiste de l'état de nature ne pose-t-il pas plus de problèmes qu'il en résout ?   L'insociable sociabilité.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 3567 mots (soit 5 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Peut-on concevoir l'homme indépendamment du lien social " a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit