Peut-on ne pas faire de politique ?

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Peut-on ne pas faire de politique ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on ne pas faire de politique ?



Publié le : 27/2/2008 -Format: Document en format HTML protégé

	Peut-on ne pas faire de politique ?
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Analyse du sujet:

   Une première difficulté que pose ce sujet consiste dans la définition de la politique et plus précisément dans la distinction entre ce qui est politique et ce qui ne l'est pas. Mais, de façon à rendre le sujet abordable on peut se contenter de distinguer deux sens de l'action politique:
        - Faire de la politique, en un sens étroit, c'est agir dans le milieu politique proprement dit, c'est dire, agir sur ou à travers les différentes institutions politiques qui ont un pouvoir de décision reconnu. Faire de la politique c'est alors consacrer sa vie à la politique à condition d'entendre par politique ce qui est pris en charge par quelques spécialistes des questions politiques. Mais, à ce caractère spécialisé du politique se distingue de la visée générale du politique, son objet, qui consiste précisément dans les affaires publiques et donc ce qui concerne tout le monde.
        - En un sens large, faire de la politique, c'est agir avec une conscience politique sur la politique par des actions qui ne sont pas forcément comprises dans le processus normal prévu par les institutions. Voter n'est pas le seul acte politique possible de celui qui n'occupe pas une responsabilité politique. La politique désigne alors ce qui a rapport avec les affaires publiques.
  Dans le premier sens du terme, le sens étroit, il paraît courant et trivial de ne pas faire de politique au point que la question ne paraît pas pertinente si l'on reste dans ce cadre d'analyse. Il faudrait, au contraire, se demander comment peut-on faire de la politique?

Problématisation:

    Or, précisément, la question -comment peut-on faire de la politique? - s'avère une question qui pose problème étant donné la fin même du politique c'est-à-dire ce qui doit être l'affaire de tous. Comment s'assurer que les spécialistes de la politique visent l'intérêt commun et non pas des intérêts particuliers? Ne pas faire, dans le sens large, de la politique, c'est alors ne pas s'intéresser à ce qui par définition nous intéresse, puisque la politique est l'affaire de tous. Cependant, l'apolitisme, qui est le désintérêt de la politique peut soit être une position politique contre une politique qui est considérée comme ne correspondant pas à l'idée que l'on se fait de ce que doit être la politique, soit le sentiment que la politique ne change rien et que, par conséquent, ce que l'on croit être la politique n'a pas d'emprise sur les décisions d'ordre public au profit de l'ordre privé. Mais, cela signifie aussi que, dans nos affaires privées, quand nous travaillons, consommons,... nous faisons peut-être malgré nous de la politique. Il faut alors distinguer l'action politique consciente de l'action politique inconsciente.



Je suis obligé de prendre en compte l'intérêt de l'autre si je veux satisfaire durablement mon intérêt. Par exemple, si je veux ce que mon voisin possède, et que, ne me souciant guère de ce qu'il peut lui-même vouloir, je lui prenne par force ce que je désire, je m'expose ainsi à ce que d'autres agissent de même avec moi et m'infligent la même douleur que j'ai précédemment infligé à autrui. Ainsi, mon intérêt est indissociable de celui des autres à partir du moment où je vis en société. L'intérêt public est en relation avec les intérêts privés. Le goût pour la vie privée qui sert souvent à caractériser l'homme moderne est impensable en dehors d'une certaine politique qui rend ce goût possible. Il n'est donc pas possible d'agir en dehors d'un contexte politique.  On ne peut pas ne pas faire de la politique.          

  • b)         Dans la fable des abeilles, Mandeville décrit des abeilles qui, croyant agir pour leur intérêt privé, agissent pour le bien de la ruche. De la même manière, la conception de l'économie libérale voit dans la libre concurrence entre entrepreneurs et dans la régulation du marché par la loi de l'offre et la demande le bien de tous se réaliser par des motivations égoïstes. Cela sous-entend cependant que l'on envisage l'intérêt public comme somme des intérêts individuels, ce qui correspond à la vision utilitariste incarnée par un philosophe tel que John Stuart Mill.            
  • c)         Néanmoins, faire de la politique ce n'est pas faire un acte qui, soit a des conséquences sur l'intérêt  public, soit n'est possible que par une certaine politique par exemple par le droit de propriété.



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