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Peut-on tout traduire ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Peut-on tout traduire ?



Publié le : 25/12/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Peut-on tout traduire 	?
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Il faut distinguer deux exigences dans l’activité de traduction. La première exigence peut porter le traducteur à vouloir trouver dans la langue d’accueil (langue B dans ce devoir) un équivalent parfait du signifiant prélevé dans la langue de départ (langue A). La seconde, plus modeste, consiste à considérer la traduction comme une activité de translation, ou la solution proposée dans la langue B est représentée comme contingente, subjective, une possibilité parmi d’autres, de plus historiquement datée.
Si nous nous demandons si l’on peut tout traduire, alors il faut bien préciser quelle exigence est la notre : nous tendrons à montrer que l’on peut tout traduire (au premier sens du terme que nous venons de donner) dans le cas du langage courant, non du langage littéraire (qui est écart, variation par rapport à ce dernier) ; et nous tendrons à montrer que l’on peut tout traduire sans restriction, dès lors que l’on fait le deuil d’une conception trop exigeante de la traduction. Traduire, c’est toujours donner une réponse possible, et non résoudre définitivement un problème.
Enfin, nous prendrons garde à l’ambigüité du terme « tout « dans ce sujet
: il faudra voir ce que l’on entend par là, langage courant ou littéraire, émotions personnelles et vécus intérieurs que l’artiste s’efforce lui aussi de « traduire « à travers le médium qui lui est propre.



    L'intraduisible métaphysique de la langue   Lorsqu'un enfant apprend à parler, il intègre des symboles qui structurent la vision du monde propre à la culture du groupe auquel il appartient. En ce sens, chaque langue correspond à une certaine façon de s'approprier le réel et de l'organiser. Comme l'écrit le linguiste Emile Benveniste : « nous pensons un univers que notre langage a d'abord modelé ». Par conséquent, il est impossible de tout traduire, dans la mesure où chaque langue est inséparable d'une métaphysique latente qu'elle a créée, et qui ne peut se transmettre intacte dans une autre langue (qui a formé sa propre conception de l'univers). Pensons à la distinction en espagnol entre ser (l'essence) et estar (la contingence), totalement absente dans l'équivalent français: le verbe être.   III.  Tout traduire : une exigence à toujours conserver   a.    Le labeur incessant de la traduction littéraire   Une traduction ne se doit pas d'être fidèle aux mots, elle est toujours une "translation", une interprétation, une chose différente, un reflet fidèle à l'esprit de l'oeuvre, mais un reflet seulement. Une fois définie de cette manière, nous pouvons considérer la traduction comme un effort exigeant pour fournir un équivalent le moins imparfait possible d'une langue dans une autre. Par conséquent, on peut tout traduire, dès lors que l'on fait le deuil de la traduction conçue comme la quête d'une équivalence absolue, pour la considérer comme un travail de translation.


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