"Plainte" de Charles Cros.

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"Plainte" de Charles Cros.

Littérature

Aperçu du corrigé : "Plainte" de Charles Cros.



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Document transmis par : Amelie16073


Publié le : 8/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé - Ecoutez ce PODCAST:Ecoutez ce PODCAST


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Dans la dernière strophe, l'emploi des modes et des temps est très révé-lateur de l'itinéraire du poète. On trouve, en effet, le présent de l'indicatif, temps de l'énonciation « je vous ennuie « (v. 13) et de la permanence avec celui de l'infinitif « vous le dire « (ibid.)1. Une hypothèse tragique est alors formulée au moment de l'énonciation (« si cela dure «, v. 14). Le futur de l'indicatif apparaît ensuite : je « mourrai « (v. 14) et ne laisse aucun doute sur l'échéance à venir (puisque l'indicatif est le mode du certain). La strophe s'achève enfin sur une hypothèse qui marque le regret : « vous feriez « (v. 15). Le conditionnel présent exprime ici le souhait du locuteur. Il aimerait que la femme aimée l'accompagne, vive dans un lieu moins artificiel que Paris. Mais, parce qu'il s'agit d'un irréel du présent*, ce conditionnel indique éga-lement le regret, la désillusion éprouvée par le poète lorsqu'il devine qu'elle ne le suivra pas, qu'elle ne quittera jamais sa ville. Cette dernière strophe contient donc tous les éléments de la plainte : constat de leur difficulté à être heureux ensemble en raison de goûts très différents, voire opposés, cer-titude de ne pas survivre (physiquement ou poétiquement) si rien ne change, assurance de ne jamais voir apparaître la moindre modification dans le carac-tère de la jeune femme, conviction qu'elle ne s'éloignera jamais des lumières et des plaisirs bruyants de Paris.



Vrai sauvage égaré dans la ville de pierre,
 À la clarté du gaz je végète et je meurs.
 Mais vous vous y plaisez, et vos regards charmeurs
 M’attirent à la mort, parisienne fière.
 Je rêve de passer ma vie en quelque coin
 Sous les bois verts ou sur les monts aromatiques,
 En Orient, ou bien près du pôle, très loin,
 Loin des journaux, de la cohue et des boutiques.
 Mais vous aimez la foule et les éclats de voix,
 Le bal de l’Opéra, le gaz et la réclame.
 Moi, j’oublie, à vous voir, les rochers et les bois,
 Je me tue à vouloir me civiliser l’âme.
 Je m’ennuie à vous le dire si souvent :
 Je mourrai, papillon brûlé, si cela dure...
 Vous feriez bien pourtant, vos cheveux noirs au vent,
 En clair peignoir ruché, sur un fond de verdure.




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