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PLATON: Sophistique et comerce

Philosophie

Aperçu du corrigé : PLATON: Sophistique et comerce



Publié le : 18/4/2009 -Format: Document en format HTML protégé

	PLATON: Sophistique et comerce
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Platon critique les sophistes en procédant à une comparaison.
 

  •  1. Les sophistes sont semblables à des commerçants (rappelons que les sophistes étaient des philosophes — selon Platon de faux philosophes — qui faisaient payer leur enseignement.

 ■ Les commerçants vendent de la nourriture pour le corps, mais ils ignorent (comme la plupart de leurs clients) si celle-ci est bonne ou mauvaise parce qu'ils ne possèdent pas la science de la santé du corps : la médecine.
 ■ Les sophistes vendent de la « nourriture « pour l'âme (la science), mais ils ignorent (comme tous leurs clients) si celle-ci est bonne ou mauvaise parce qu'ils ne possèdent pas la vraie science de l'âme (la philosophie).
 ■ Commerçants et sophistes vantent indifféremment la marchandise qu'ils vendent, bonne ou mauvaise, et persuadent par leurs discours leurs clients.
 



Socrate : « Un sophiste, Hippocrate, ne serait-il pas un négociant ou un boutiquier qui débite les denrées dont l'âme se nourrit ? Pour moi, du moins, c'est ainsi qu'il m'apparaît. » Hippocrate : « Mais cette nourriture de l'âme, Socrate, quelle est-elle ? » Socrate : « Les diverses sciences, évidemment, repris-je. Et ne nous laissons pas plus éblouir par les éloges qu'il fait de sa marchandise que par les belles paroles des commerçants, grands et petits, qui nous vendent la nourriture du corps. Ceux-ci nous apportent leurs denrées sans savoir eux-mêmes si elles sont bonnes ou mauvaises pour la santé, mais ils les font valoir toutes indifféremment, et l'acheteur n'en sait pas davantage, s'il n'est maître de gymnastique ou médecin. De même, ceux qui colportent leur savoir de ville en ville, pour le vendre en gros ou en détail, vantent aux clients tout ce qu'ils leur proposent, sans peut-être savoir toujours eux-mêmes ce qui est bon ou mauvais pour l'âme ; et le client ne s'y connaît pas mieux qu'eux, à moins d'avoir étudié la médecine de l'âme. Si donc tu es assez connaisseur en ces matières pour distinguer le bon du mauvais, tu peux sans danger acheter le savoir à Protagoras ou à tout autre ; sinon, prends garde, mon très cher, de jouer aux dés le sort de ton bien le plus précieux. Le risque est même beaucoup plus grand quand on achète de la science que des aliments. Ce qui se mange et ce qui se boit, en effet, quand on l'achète au boutiquier ou au négociant, peut s'emporter dans un vase distinct, de sorte que l'achat entraîne peu de risques. Mais pour la science, ce n'est pas dans un vase qu'on l'emporte ; il faut absolument, le prix une fois payé, la recevoir en soi-même, la mettre dans son âme, et, quand on s'en va, le bien ou le mal est déjà fait. » PLATON


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