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Est-il plus facile de faire son devoir que de le connaître ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Est-il plus facile de faire son devoir que de le connaître ?



Publié le : 19/8/2010 -Format: Document en format FLASH protégé

	Est-il plus facile de faire son devoir que de le connaître	?
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« Mais à quoi me servira de chercher? Rien ne paraît «: ce sont là les mots d'un ami de Pascal qui se plaignait de ne point trouver Dieu malgré ses efforts. Il avait beau se prêter à tout les exercices que recommande la piété la plus honnête, au cœur de son activité zélée, jamais il ne trouvait la foi, soit cette révélation qui éclaire le cœur du croyant et donne sens à sa vie. Ce n'est pas tant la question de Dieu qui nous intéresse ici que la réponse que lui fit Pascal. En effet, il répondit à ce dernier: « La machine «. La machine, comprenons-le tout de suite, c'est le corps, ainsi que ce qui dans l'âme participe à son mécanisme. Pourquoi cette réponse énigmatique? Pourquoi parler du corps à celui qui désire ardemment connaître Dieu? Il faut relier cette réponse à un fragment des Pensées (661) qui nous rappelle que « nous sommes automate autant qu'esprit «. Force est de constater que nous pouvons faire sans comprendre, faire sans connaître. Notre corps peut prendre certaines habitudes, certains plis, qui ne sont pas nécessairement – mieux, qui ne doivent pas forcément, nécessairement l'être – conscient. Par conscient, il faut ici entendre qu'il existe une certaine classe de comportements qui n'exige pas de retour sur soi, soit la conscience de faire. On peut parler en ce sens d'habitude. Ainsi pouvons-nous avoir l'habitude de faire ce qui doit être fait, ce qui est validé par notre entourage ou même la société, sans que ce faire soit conscient. Nous le faisons parce que nous l'avons appris comme ça, nous le faisons parce qu'il en a toujours été question de cette manière et non d'une autre, sans même que nous sachions seulement pourquoi. Ainsi la machine se ploie, sans qu'il soit question de s'interroger sur la raison de ce plie. Si jamais il arriva que nous puissions connaître notre devoir, ce n'est plus le cas. Nous devenons automate. Faire sans connaître, c'est faire par habitude, c'est faire machinalement justement. La machine est pour ainsi dire notre première marge. Mais il en existe une autre, celle de ce que l'on pourrait appeler communément l'intuition. En effet, peut-on penser le devoir que comme exclusivement oeuvre de la raison? La raison est un sujet bien sensible, une faculté à laquelle Rousseau reprochera d'être bien inégalement réparti dans le temps et chez les hommes. Pourtant, avant que cela ne soit parfaitement compris, ou même compris tout simplement, certains enfants ne volent pas ou plus, certains hommes ressentaient l'injustice faite aux esclaves noirs, certains hommes s'indignaient contre le massacre des indiens d'Amérique. Si l'on prend ces exemples, c'est pour marquer la relativité évidente d'une raison qui sut élaborer des théories justifiant l'esclavagisme, d'une raison qui sut justifier la supériorité d'une « race « sur une autre pour légitimer une invasion meurtrière, des missionnaires plus que discutables... La raison d'hier n'est pas celle d'aujourd'hui, ce qui était connu hier, est moqué aujourd'hui.



Le devoir est l'obéissance à une loi morale universelle que nous construisons nous-même et suppose d'une manière ou d'une autre l'autonomie de la volonté. Le devoir exprime une obligation qui n'a rien à voir avec la nécessité et la contrainte. Car ce qui est obligatoire peut être fait ou ne pas fait, alors que je ne puis en aucun me soustraire à ce qui est nécessaire. Le devoir et l'obligation morale sont libres ; devant le nécessaire la volonté doit s'incliner. La connaissance relève du savoir, et de la réflexion ; or avoir connaissance de quelque chose c'est en avoir conscience, c'est-à-dire pouvoir déterminer ce qu'il est. Mais dans ce cas est-il plus facile de faire son devoir que de le connaître ? La question pourrait nous désarçonnait puisqu'il semblerait logiquement que pour faire quelque chose, il faut en avoir connaissance, il faut le connaître et en avoir conscience. Autrement dit, il semble que l'un ne pas sans l'autre. Pourtant, le sujet nous pose comme une affirmation qu'« il est plus facilement de faire son devoir que de le connaître «. Dès lors ce serait dire que nous pouvons faire notre devoir de manière spontanée, presque naturellement sans connaître la règle sous-jacent à notre action. Mais comment savoir alors que nous avons bien agi et que notre devoir était bien justement notre devoir ? Ne faut-il pas déjà connaître son devoir pour pouvoir agir moralement ? On le voit, c'est dès lors le statut de la morale et la possibilité de toute action conforme au devoir qui est en question ici.             Or s'il semble possible que soit plus facile de faire son devoir sans le connaître en écoutant simplement ses sentiments comme la sympathie et la pitié (1ère partie), il faudra envisager les conséquences en vue de la fondation même d'une morale et le risque de réduire la morale et le devoir à un pur instinct ou à un mécanisme intérieur et sur un renversement possible du rapport de facilité (2nd partie). Cependant, si ce renversement se trouve fondé alors nous serons face à un paradoxe, mais peut-être pourrons-nous nous en dégager en se demandant quelle nécessité y a-t-il d'opposer la théorie à la pratique du devoir, même si cela passe par une redéfinition plus large du devoir (3ème partie).




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