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Pouvons-nous penser autrui autrement qu'a partir de nous-mêmes ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Pouvons-nous penser autrui autrement qu'a partir de nous-mêmes ?



Publié le : 27/2/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Pouvons-nous penser autrui autrement qu'a partir de nous-mêmes  	?
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• Article « autrui « du Littré :
 « Autrui de alter-huic, cet autre, à un cas régime : voilà pourquoi autrui est toujours au régime, et pourquoi autrui est moins généra) que les autres. «
 • Lévinas : « Autrui, en tant qu'autrui, n'est pas seulement un alter ego (un autre moi-même). Il est ce que moi je ne suis pas. « L'autre ne serait-il pas absolument autre qu'en étant un ego c'est-à-dire, d'une certaine façon, le même que moi ?
 • Reconnaître le semblable dans la différence ne serait-ce pas la condition de toute éthique et de tout « respect « de « la personne «?
 La reconnaissance de l'essence de l'étant (quelqu'un étant comme autre, comme autre soi), la reconnaissance « d'autrui « ne conditionnerait-elle pas le respect de l'autre comme ce qu'il est : autre.
 Sans cette « reconnaissance «, sans ce « laisser-être « d'un autrui comme existant hors de moi dans l'essence de ce qu'il est (est d'abord dans son altérité), une éthique est-elle possible ?
 • « L'autre « et le moi de l'enfant. La psychologie de l'enfant nous indique qu'il n'y a pas d'abord opposition entre le moi et autrui. L'enfant part d'un syncrétisme ou, si l'on veut d'un confusionnisme. C'est précisément le rapport avec autrui qui l'amènera à un changement de perspective.
 • L'évolution de là personnalité de l'enfant s'accomplit à tous les stades, en fonction d'autrui :
 — opposition à autrui,
 — se donner en spectacle à autrui,
 — jouer le rôle de l'autre, puis de l'autre généralisé (Cf. l'ethnologie G.-H. Mead),
 — la crise dite d'originalité juvénile.
 • Se demander si ce qui est donné en second lieu, ce ne serait pas le moi; si la connaissance du moi (et l'évolution de la connaissance du moi) ne serait pas dépendante et en tout cas seconde par rapport à la connaissance d'autrui (et l'évolution
 de la connaissance d'autrui).
 • S'interroger sur ce qui amène l'adulte à penser que le « moi « est premier. L'adulte peut-il penser autrui autrement qu'à partir de lui-même?



Mais les pensées et les sentiments d'autrui me sont inconnus. Ainsi Descartes soutenait-il que s'il regardait la vue du haut de sa fenêtre, il ne voyait que des chapeaux et des manteaux : il ne pouvait être certain qu'ils fussent portés par des hommes et non par des spectres. Pareillement puis-je être sûr que mon voisin n'est pas un robot? «Que vois-je de cette fenêtre, sinon des chapeaux et des manteaux, qui peuvent couvrir des spectres ou des hommes feints qui ne se remuent que par ressorts ?» Descartes, Méditations métaphysiques (1641), II. * Le doute méthodique qui mène Descartes à remettre en cause l'existence même du monde extérieur permet de bien comprendre la distance qui me sépare d'autrui. Qu'est-ce qui me prouve, en effet, que je ne suis pas le seul être doué d'une véritable subjectivité, et que les autres ne sont pas tous des automates, ou même des rêves? * Si radicale et paranoïaque qu'une telle hypothèse puisse sembler, c'est bien souvent comme un automate - ou comme un objet, et non comme un sujet digne de ce nom - que je traite autrui lorsque je l'instrumentalise à mes propres fins ou que je le considère comme d'une dignité inférieure à la mienne. Pourtant, je peux savoir indirectement qu'autrui est un alter ego. Puisque je suis doué de sens externes, je perçois les effets sur mon corps de mes sentiments et de mes pensées.


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