NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Une théorie sans expérience nous apprend-ell ... De quoi l'expérience nous instruit-elle? >>


Partager

Les progrès scientifiques et techniques dépendent-ils de l'expérience ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Les progrès scientifiques et techniques dépendent-ils de l'expérience ?



Publié le : 16/1/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Les progrès scientifiques et techniques dépendent-ils de l'expérience ?
Zoom

Un progrès scientifique, ou un progrès technique, peuvent être de deux ordres : soit on entend  par progrès la découverte d’un savoir que l’on méconnaissant auparavant ; soit l’on découvre un moyen d’améliorer une connaissance antérieure pour la rendre plus conforme aux faits (dans le cas du progrès scientifique) ou plus utile (dans le cas du progrès technique).
Il faut distinguer les concepts de scientificité et de technicité : ce qui est scientifique désigne une connaissance orientée vers une compréhension étendue des phénomènes naturels, ou des phénomènes humains (on parle indifféremment de sciences naturelles, de sciences physiques et de sciences humaines). En revanche, l’objet de la technique est plutôt les moyens qui servent à la réalisation d’une fin, sans considération particulière pour la nature de cette fin. On peut en effet parler de techniques médicales, sexuelles ou narratives, en fonction des domaines où s’exerce notre compétence. Par conséquent, nous dirons que la science se distingue de la technique parce qu’elle est une activité de nature intellectuelle, alors que la technique a plus trait à la pratique, c'est-à-dire aux moyens appropriés de parvenir à une fin.
L’expérience peut s’entendre de différentes manières : d’une part, l’expérience est le fait de mettre à l’épreuve une hypothèse dans un contexte précis, qui fait l’objet d’un protocole établi en amont. C’est ce que nous nommerons au cours de ce travail une expérience scientifique, soit la vérification d’un postulat abstrait dans une situation définie permettant de conclure à la véracité ou à la fausseté de ce postulat. Mais par expérience, nous pouvons également désigner ce qui advient dans le monde et qui fait l’objet d’un savoir pour les hommes : le passage d’une comète dans le ciel peut faire l’objet d’une expérience collective, c'est-à-dire entrer dans la conscience humaine avant que celle-ci en tire une connaissance. L’expérience peut donc aussi s’entendre comme l’avènement d’un phénomène, qui donne lieu à un savoir nouveau pour les hommes. Pour désigner ce concept, nous emploierons désormais l’expression d’expérience événementielle.
A l’issu de ce rapide parcours conceptuel, nous pouvons donc conclure que la réponse à la question posée dépend de la manière dont nous entendons le terme d’expérience : nous montrerons donc en quelle mesure les progrès scientifiques et techniques dépendent de l’expérience scientifique, puis de l’expérience événementielle ; puis nous nous attacherons, conformément au présupposé du sujet impliqué dans l’adverbe « seulement «, à montrer que les progrès en question peuvent advenir en fonction d’autres critères, notamment les instincts les plus obscurs de la nature humaine.



Avant de répondre à la question qui donne son nom à notre première partie, il nous faut préciser ce qu'est une expérience proprement scientifique. En effet, il s'agit là d'un concept qui demande éclaircissement, car il met en jeu plusieurs domaines hétérogènes. Une expérience scientifique est d'abord l'énoncé d'un postulat, c'est-à-dire d'un énoncé de type prédicatif (par exemple : « a peut être dit de b »). Suite à l'énoncé de ce postulat, vient la mise en place d'un protocole qui détermine les conditions adéquates pour vérifier la véracité de ce postulat, c'est-à-dire les conditions légitimes pour produire un discours prétendant à la vérité. Enfin, vient la mise à l'épreuve de ce postulat dans ce contexte au protocole précis : c'est ce que l'on nomme une expérience scientifique.   b.      Le rôle de l'expérience scientifique dans les progrès scientifiques et techniques A la lumière de cette précision, nous pouvons dire qu'une expérience scientifique est le meilleur moyen de parvenir à des progrès scientifiques, c'est-à-dire à un accroissement des connaissances sur la nature et sur l'homme. En effet, une telle expérience permet de définir les conditions de production d'un discours vrai, et la vérification des postulats formulés en amont de l'expérience. En revanche, l'expérience scientifique n'est d'aucune utilité dans le cas des progrès techniques : ces derniers n'ont que faire de postulats et de démonstrations, car ils n'ont que faire de la vérité. Etant donné que l'utilité et l'efficacité sont leur seul but, nous pouvons dire que l'expérience scientifique ne conditionne pas leurs progrès.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 2359 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Les progrès scientifiques et techniques dépendent-ils de l'expérience ? " a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit