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LA QUESTION DES NATIONALITÉS de 1910 à 1919 : Histoire

Histoire-géographie

Aperçu du corrigé : LA QUESTION DES NATIONALITÉS de 1910 à 1919 : Histoire



Publié le : 11/1/2019 -Format: Document en format HTML protégé

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LA QUESTION DES NATIONALITÉS de 1910 à 1919 : Histoire
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LA QUESTION DES


NATIONALITÉS

 

Le xixc siècle a été dominé en Europe par la question des nationalités, c’est-à-dire par la volonté de chaque peuple de constituer un État-nation, en obtenant son indépendance quand il ne l\'avait pas ou en se réunissant quand il était dispersé. Ainsi la plus grande partie des Allemands se rassemblèrent autour de la Prusse pour constituer 1*Allemagne en 1871. La réalisation de l’unité allemande suivit de peu l\'unité italienne, achevée pour l\'essentiel en 1870 avec la prise de Rome. En outre, tout au long du siècle, une série d’États balkaniques conquirent leur indépendance au détriment de l\'Empire ottoman : la Grèce, la Roumanie, la Bulgarie, la Serbie, le Monténégro. Tous les problèmes nationaux européens n étaient pas pour autant réglés. En effet, l\'Europe du début du siècle compte encore des nations mutilées ou inachevées. Ainsi la France à qui l’Allemagne victorieuse en 1871 a enlevé l\'Alsace et le nord de la Lorraine, régions en grande partie germanophones; le Danemark à qui la Prusse a enlevé le Schleswig en 1864; l’Italie qui n’a pas réussi à obtenir les terres irredente (non recouvrées): Trentin, Vénétie julienne et Trieste, intégrées à l\'Empire austro-hongrois; la Serbie qui a vu la Bosnie-Herzégovine, ancienne province turque en grande partie peuplée de Serbes, passer sous administration autrichienne, puis être annexée en 1908.

 

Restent également des nations soumises. Environ 60 millions d’Européens appartiennent à des États «étrangers». C\'est le cas d\'une partie des habitants de l\'Empire russe: Baltes, Finlandais. Polonais, Moldaves. C\'est celui principalement des sujets de l\'Empire austro-hongrois: aux deux nationalités dominantes, allemande et hongroise, sont soumis les Polonais de Galicic, les Tchèques et les Slovaques. les Roumains de Transylvanie, les Croates, les Slovènes, une partie des Serbes, des Italiens. L’Empire ottoman en 1910 possède encore en Europe la Macédoine et la Thrace. L\'Allemagne quant à elle est maîtresse des Polonais de Poznanic, qui s\'ajoutent aux Alsaciens et à une partie des Lorrains, aux Danois du Schleswig. L\'Irlande enfin, incorporée au Royaume-Uni, soulève une importante question nationale.

 

Questions nationales

 

et conflits internationaux

 

Dans quelle mesure cette situation des nationalités menace-t-elle la paix européenne? Le problème irlandais est grave pour le Royaume-Uni. En 1912, la Chambre des communes a accordé le Home Rule à l’Irlande, et la loi devrait entrer en vigueur en 1914. Pour les nationalistes irlandais, cette réforme est tout à fait insuffisante. À l\'opposé, la majorité des habitants du nord-est de l’île, l’Uls-ter, de confession protestante, refuse absolument de devenir une minorité dans un État catholique. Les deux camps s’arment, la guerre civile menace. Quant à l\'armée britannique, elle n\'est pas prête à accepter d\'imposer la loi aux protestants irlandais. Néanmoins, la question irlandaise n\'a pas de conséquence internationale, si ce n\'est qu’elle détourne du continent l’attention de l\'Angleterre. De même, les problèmes nationaux de la Russie n\'influent pas sur la situation internationale, ni ceux de l\'Italie. Celle-ci, alliée à l’Allemagne et à l\'Autriche-Hongrie dans le cadre de la Triplice, a dû, de ce fait, modérer ses revendications.

 

Seuls deux problèmes nationaux pourraient dès lors mettre en danger la paix européenne, dont en premier lieu celui de l’Alsace-Lorrainc. En fait, ni les milieux dirigeants français ni l\'opinion — même s\'ils n\'oublient pas les «provinces perdues» — n\'envisagent de risquer une guerre pour les récupérer. La population même d’Alsace et de Lorraine, si clic se cabre à l’occasion contre les tracasseries de l\'administration prussienne, si elle conserve un «sentiment de piété» envers la France, préfère très clairement le maintien de la paix à un conflit qui rouvrirait la question de l’appartenance nationale. Point sensible, douloureux encore, l\'Alsace-Lorrainc ne peut plus être la cause d’une guerre.

 

Il en va différemment de l\'Europe danubienne et balkanique. On a beaucoup exagéré la fragilité de l\'Empire austro-hongrois, dont on s’est aperçu depuis qu\'il était plutôt un élément de stabilité. Certes, de fortes oppositions existaient entre Hongrois et Allemands d’un côté et nationalités «sujettes» de l’autre, mais elles

 

n\'étaient pas suffisantes pour mettre en cause l’existence de la Double Monarchie qui connaissait au contraire un brillant essor économique et culturel. Néanmoins, l’annexion de la Bosnie-Herzégovine en 1908 avait accru les tensions entre la Serbie et une Autriche-Hongrie très attentive à ce que le petit royaume ne devienne pas un pôle d\'attraction pour les Slaves du sud de l\'Empire. Situation d’autant plus dangereuse que la Russie, qui se voulait la protectrice des Slaves des Balkans et particulièrement des Serbes, avait ressenti comme humiliante l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l\'Autriche-Hongrie. Elle trouva une occasion de revanche dans la volonté des États balkaniques d\'enlever à la Turquie ses derniers territoires européens, la Macédoine et la Thrace. Dans ce but se constitua en 1912, sous l\'égide de la Russie, une alliance entre la Serbie, la Bulgarie, la Grèce et le Monténégro. Bien qu\'il connût les dangers de cette entreprise pour la paix européenne, Raymond Poincaré, chef du gouvernement français, ne put s’y opposer pour ne pas mettre en péril l\'alliance franco-russe. Une première guerre balkanique se déroula d’octobre 1912 à mai 1913 et se termina par la défaite de la Turquie qui abandonna collectivement à ses vainqueurs les territoires convoités. Mais ces derniers se divisèrent pour le partage du butin. La Serbie et la Grèce, rejointes par la Roumanie — outre la Turquie qui en profita pour reprendre les armes! — accablèrent la Bulgarie (juin-août 1913). qui dut céder à la Roumanie le sud de la Dobroudja, rendre à la Turquie une partie de la Thrace avec Andrinople et ne put obtenir qu’une toute petite partie de la Macédoine, tout en conservant cependant un débouché sur la Méditerranée. La Serbie pour le nord et la Grèce pour le sud se partagèrent la plus grande part de la Macédoine où la question nationale était d’autant plus difficile à résoudre que la population était d’origine ethnique à la fois très composite et très difficile à déterminer.




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