En quoi toute forme d'esclavage est-elle contraire au droit ?

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En quoi toute forme d'esclavage est-elle contraire au droit ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : En quoi toute forme d'esclavage est-elle contraire au droit ?



Publié le : 31/8/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	En quoi toute forme d'esclavage est-elle contraire au droit 	?
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Lorsque Platon, dans son dialogue du Gorgias, met en opposition Socrate et Calliclès sur la question de la justice, ce dernier affirme un droit de nature. Ce droit est en fait celui du plus fort sur le plus faible, droit de domination naturel de l'un sur l'autre. Calliclès reproche à Socrate d'apporter la confusion entre loi des hommes et lois naturelles, selon qu'il en appelle de l'un et de l'autre dans son discours. Cette opposition entre droit naturel et droit constitutionnel reste d'actualité, les différentes formes de violences et d'esclavagismes existant encore aujourd'hui de par le monde. Les dictateurs et oppresseurs de ce monde justifient d'ailleurs leurs actes par ce droit naturel de domination des forts sur les faibles (soit pour la préservation du pouvoir, soit par l'argument du respect des lois de la nature). La question ainsi posée – en quoi toute forme d'esclavage est-elle contraire au droit ? – trouve son paradoxe dans le concept ambigu et polysémique de droit.

Reste donc, pour répondre à cette question, à déterminer philosophiquement si et en quoi un droit, autre que naturel, s'oppose à la domination des plus forts sur les plus faibles ?

Plus, nous pouvons légitimement nous demander si la liberté humaine est possible et inaliénable ?



Le coup de force de Rousseau est de montrer en quoi le despotisme, la révolution sanguinaire et l'esclavagisme n'ont aucune légitimité du point de vue naturel (l'homme-animal n'a cure de cette volition de domination puisqu'il n'est gouverné instinctivement que par deux passions : « l'amour de soi » et la « pitié »). C'est bien plutôt la marque perverse du phénomène culturel et social. C'est en ce sens que toute forme d'esclavagisme est légitimement condamnable par le droit le plus primaire : la loi instinctive de la nature. Les inégalités sociales et la possibilité d'abus de domination esclavagiste des régnants sur les sujets est donc bien le fait de la civilisation et non du droit naturel.   Retrouvons cependant l'argument de Calliclès repris dans le discours nietzschéen (Cf. Généalogie de la morale) : il y a bien, naturellement, des forts (actifs et nobles) et des faibles (réactifs et sournois). En ce sens, il n'y a pas d'esclavagisme mais une simple adéquation aux desseins naturels. C'est un renversement des valeurs et donc un renversement de la logique du droit auquel s'attelle Nietzsche. Les forts naturels, bien loins de dominer concrètement les faibles naturels, sont plutôt à la merci des procédés anti-naturels (morale, religion, lois punitives) que créés ces derniers pour se préserver de cette force légitime. Plus, dans le combat éternel et universel de la force vive (dont la figure emblématique est Dionysos) contre la faiblesse réactive (Apollon), cette dernière tend inéluctablement à s'imposer nous dit celui qui « philosophe à coups de marteaux ».


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