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Les règles sociales ne sont elles que des conventions arbitraires ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Les règles sociales ne sont elles que des conventions arbitraires ?



Publié le : 14/11/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Les règles sociales ne sont elles que des conventions arbitraires  	?
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• Si l'on s'en tient à ces définitions communes de «convention« et d'«arbitraire«, il apparaît que les règles sociales sont bien des conventions arbitraires, dans la mesure où, n'étant pas universelles alors que les lois de la nature sont toujours universelles, elles ne peuvent résulter, procéder de la nature.

Seule la règle sociale de la prohibition de l'inceste, qui est, elle, universelle, serait à la fois conventionnelle (de l'ordre de la culture) et naturelle, marquant précisément, selon Cl. Lévi-Strauss, le passage de la nature à la culture.

• Cependant, la notion d' «accord« est quelque peu problématique, puisqu' il n'est pas assuré que cet accord soit passé, même tacitement, entre les individus, et qu'il ne serait pas d'une certaine manière imposé : ainsi la langue est-elle une convention, mais qui, pour une large part, s'impose d'elle-même. Le caractère "arbitraire" de ces conventions que sont les règles sociales pourrait ainsi être mis en cause, même si ces règles sociales ne relèvent pas d'une nécessité identique à celle des lois naturelles.



Or, pour Pascal, les princes ignorent ce qu'est la justice universelle, et c'est cette thèse qu'il va tenter de démontrer dans ce texte. S'ils connaissaient une telle justice, en effet, ils n'auraient pas établi cette règle, « la plus générale de toutes celles qui sont parmi les hommes », qui consiste à affirmer que « chacun suive les moeurs de son pays » et la conception de la justice que les traditions développent chacune en particulier. Descartes lui-même, dans le Discours de la méthode, reprendra à son compte une telle règle, lorsqu'il adoptera une « morale provisoire » pour accompagner l'épreuve du doute : suivre les moeurs de son pays et les valeurs qu'elles établissent. Une telle règle, si communément admise, prouve que nul n'a pu déterminer la justice universelle, celle qui se serait imposée à tous les peuples avec l'évidence de la vérité. Si une telle vérité existait, elle aurait soumis tous les peuples, non par la contrainte qu'imposent les guerres, mais par la seule force de la reconnaissance « de la véritable équité ». Celle-ci se serait imposée d'elle-même, enracinée (« plantée ») dans le coeur des hommes et dans leurs États, en tout lieu et en tout temps. Or, l'histoire nous montre une « relativité » des conceptions du juste et de l'injuste qui parle d'elle-même. Ce qui est juste ici est considéré comme blâmable là et réciproquement. Ce qui est le bien en France (au-deçà des Pyrénées) est une erreur ou un vice en Espagne (au-delà des Pyrénées). Nous ne pouvons que nous moquer alors d'une justice qui « change de qualité en changeant de climat », justice qui doit être davantage objet de plaisanterie (« plaisante justice ») que de respect.


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