NoCopy.net

LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Les histoires tragiques Le roman comique et parodique >>


Partager

Le roman héroïque

Littérature

Aperçu du corrigé : Le roman héroïque



Publié le : 23/3/2018 -Format: Document en format HTML protégé

Sources détectées par CopyScape © :

Aucune source détectée - Document original
Le roman héroïque
Zoom

Le roman héroïque

 

Nous réunissons sous le nom de romans héroïques les romans parus entre 1625 et 1655 environ, qui racontent de grandes actions et décrivent de grands sentiments. Les auteurs les plus illustres sont Gomberville, La Calprenède, Mlle de Scudéry, mais les contemporains ont pu lire également Boisrobert, Gerzan, Hotman, Desmarets de Saint-Sorlin, Logeas, Chevreau, Puget de la Serre, Molière d\'Essertines, Le Maire, Le Vayer de Boutigny, et les auteurs inconnus d\' Artemize, d\' Axiane et de Clorinde, et quelques autres encore, confondus maintenant dans un épais oubli. Ils ne sont pourtant pas interchan­geables, une étude attentive rendrait à chacun sa physionomie. Les ranger tous sous la même rubrique n\'est pas non plus très exact~ puisque le roman a évplué pendant ces trente ou quarante années : par réaction contre L\' Astrée et sous l\'influence des événements politiques, troubles intérieurs et guerres exté­rieures, le roman d\'aventures renaquit et se maintint de 1625 à 1640 environ; on revint aux Amadis (Du Verdier : Le Romant des romans, conclusion de tous les Amadis, 1626; Marcassus, remaniement d\'Amadis de Gaule, 1629); M. Magendie cite plus de quarante titres de romans d\'aventures qu\'il considère comme les plus importants, parmi lesquels ceux de Gomberville. C\'est contre ces œuvres, où s\'entassent les actions et où le seul but de l\'écrivain est de tenir en haleine la curiosité du lecteur, que protestait Mlle de Gournay en 1626 quand elle prenait la défense du cc roman discourant » et demandait aux romanciers cc de beaux et fiorissans discours \' », probablement comme ceux qu\'on trouvait dans les romans du début du siècle et dans L\' Astrée. A partir de 1640 les aventures de fantaisie cèdent le terrain à l\'histoire : on met en scène des personnages célèbres de l\' Anti­quité ou du Moyen Age, parfois d\'une époque plus récente; la version définitive du Polexandre de Gomberville, L\'Ariane de Desmarets font la transition entre les romans d\'aventures et les romans prétendûment historiques, dont les plus connus sont ceux de La Calprenède, et auxquels se rattache Ibrahim, le premier roman paru sous le nom de Scudéry. Enfin les romans de Mlle de Scudéry sont l\'aboutissement d\'un mouvement qui tendait à éliminer l\'invraisemblance et l\'indécence et à faire porter l\'intérêt principal sur les caractères, sur la vie intérieure des personnages, sur les conversations de morale et de psychologie, et non plus sur les aventures, en rétablissant ces beaux cc discours » regrettés par Mlle de Gournay.



b. Le roman est un poème, plus exactement une épopée en prose : tous les auteurs sont d\'accord sur ce point, depuis Boisrobert en 1629 (« les beaux romans tiennent de la nature du poème épique ») jusqu\'à Boileau en 1700 (« Ces poëmes en prôse que nous appelions Romans et dont nous avons chez nous des modeles qu\'on ne sçauroit trop estimer $ »), en passant par Chapelain, La Calprenède, Desmarets de Saint-Sorlin, Scudéry, etc. Le poème épique a ses règles, dégagées par Aristote et Horace, illustrées par Virgile et Homère (encore que pour ce dernier Chapelain soit sceptique). Huet appelle réguliers les romans « qui sont dans les regles du Poëme héroïque >>; ce qui distingue le genre romanesque, c\'est un style moins élevé, plus de vraisemblable que de merveilleux, des événements et des épisodes plus nombreux, l\'amour et non la guerre pour sujet principal, en somme une proportion différente des mêmes éléments, mais les règles à suivre sont les mêmes : unité de lieu, unité de temps, composition qui jette le lecteur dès la première page au beau milieu de l\'action et oblige à des récits rétrospectifs par la suite, multiplicité des intrigues adroitement subordonnées à l\'intrigue principale, personnages de haute condition, car seuls des rois et des princes peuvent s\'illustrer dans des aventures guerrières, accord de la vraisemblance romanesque et de la vérité historique qui sert de toile de fond, signification édifiante sensible dans la nature des faits et dans les caractères (car les héros d\'épopée ont les plus grandes vertus, courage, abnégation, fidélité, discrétion, respect religieux de la personne aimée). Le texte de Scudéry que nous citons dans l\'Anthologie dit l\'essentiel, les autres théoriciens n\'énoncent guère d\'idées différentes. L\'un, comme Gerzan, mettra l\'accent sur la diversité et l\'intérêt des intrigues (« Il faut necessairement qu\'il y ait beaucoup d\'intrigues, qui soient souvent divisées, pour tenir toujours le lecteur en haleine, et si bien meslees que l\'on ne les puisse retrancher sans rompre le fil de l\'histoire ... »), mais prétendra se garder d\'extravaguer (« C\'est peu de chose d\'observer tout ce que je viens de dire, si l\'on ne met dans la vraysemblance les




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 13543 mots (soit 19 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Le roman héroïque" a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit