LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< l'oeuvre d'art n'est-elle qu'une imitation d ... Faut-il dénoncer la division du travail? >>


Partager

Les sciences peuvent-elles se passer de considérations métaphysiques ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Les sciences peuvent-elles se passer de considérations métaphysiques ?



Publié le : 3/4/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Les sciences peuvent-elles se passer de considérations métaphysiques ?
Zoom

Analyse du sujet :

-    Affirmer que les sciences peuvent se passer de considérations métaphysiques, cela reviendrait à affirmer que les sciences pourraient poursuivre leur propre quête de la vérité sans avoir le souci de la vérité ultime des choses.
-    La métaphysique prétend en effet être la science qui étudie les réalités immatérielles, celles qui sont « au-delà « des réalités physiques. Elle recherche ainsi l’absolu, le fondement premier des choses. Dans sa métaphysique, Aristote la définit comme la science qui recherche « l’Être en tant qu’être «.
-    Aussi, quel sens y aurait-il à chercher la vérité en écartant la vérité métaphysique ? Quelle vérité peut-on vraiment découvrir si on ne ramène pas cette vérité à la vérité plus profonde qui la fonde ? Il semble ainsi impossible de rechercher la vérité sans la métaphysique.
-    Mais l’on dit aussi souvent de manière péjorative qu’une discussion est « métaphysique « lorsqu’elle apparaît oiseuse, inutile et incertaine. On cherche alors justement à l’opposer aux sciences positives, dont les résultats sont prétendus sûrs et vérifiables, au contraire de la métaphysique qui n’a toujours pas fourni un seul résultat incontestable après des millénaires de recherche.
-    On entend en effet aujourd’hui généralement par le terme de science une connaissance scientifique positive, qui repose sur des critères précis de vérification permettant une objectivité des résultats. Dans une telle perspective, on voit mal ce que la métaphysique pourrait apporter à la science, et l’on serait même tenté d’interdire à la science tout penchant métaphysique, tant celle-ci risquerait de perturber l’objectivité sagace à laquelle prétend cette science.
-    Peut-être faut-il considérer que, de manière à résoudre le dilemme face auquel science et métaphysique nous acculent, il nous faudrait reconsidérer notre point de vue sur la métaphysique, pour en faire à nouveau quelque chose de compatible avec la science.

Problématisation :


Sciences et métaphysique semblent aujourd’hui ne pas pouvoir faire bon ménage. Pourtant, « il fut un temps où elle [la métaphysique] était appelée la reine de toutes les sciences « nous rappelle Kant. Comment, en effet, peut-on chercher la vérité dans son domaine et abandonner la quête de la suprême vérité ? Le problème vient peut-être du fait qu’on attend aujourd’hui d’une science des résultats plus fiables que d’antan. Mais alors, ne faudrait-il pas réviser cette interaction entre métaphysique et science pour que la quête scientifique de la vérité ait encore un sens ?



-          Il semblerait dès lors plus sage que les sciences renoncent aux considérations métaphysiques et se cantonnent à des recherches qui ne dépassent pas le cadre de l'expérience.   Il faut donc reconstruire la métaphysique, en en faisant une science des limites de la raison.   -          Prenant acte de ce constat sur la métaphysique, Kant considéra qu'il était nécessaire d'établir un partage entre le savoir légitime et le savoir illégitime. C'est pourquoi Kant se lança dans une critique de la raison pure, critique ayant pour but d'établir une sorte de code juridique de l'entendement à la lumière duquel la raison pourrait prendre conscience de ce qu'elle a le droit de faire pour parvenir à une connaissance certaine. Il chercha donc à établir un tribunal de la raison qui donnerait à celle-ci « assurance en ses justes prétentions, mais qui, en revanche, puisse en finir avec ses présomptions non fondées. » (Critique de la raison pure, préface de la première édition). -          Pour parvenir à cela, Kant use d'une distinction conceptuelle : il distingue la « chose en soi » (aussi appelée « noumène ») du « phénomène ». Phénomène et chose en soi sont en fait les deux faces de la même chose, à la différence que la chose en soi est la face irreprésentable du phénomène. La chose en soi désigne ce qu'une chose est si nous parvenons à la connaître dans sa réalité profonde, dans une intuition intellectuelle, indépendamment des apparats sensibles par lesquels nous la percevons. Elle est en réalité inconnaissable par un sujet humain.


Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 2211 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Les sciences peuvent-elles se passer de considérations métaphysiques ? " a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit