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la société est-elle le propre de l'homme ?

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Document transmis par : ducobu34


Publié le : 25/9/2011 -Format: Document en format HTML protégé

la société est-elle le propre de l'homme ?
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la soci&eacute;t&eacute; est-elle le propre de l'homme ?
La n otion de soci&eacute;t&eacute;d&eacute;sign e en premier lieu tout groupement d&rsquo;individus, d&eacute;pendant les uns des autres et agissant selon des sch&egrave;me s communs. En ce sens, il est possible de parler de soci&eacute;t&eacute;s animales. Pourtant, le plus souvent, le terme de soci&eacute;t&eacute; d&eacute;signe exclusivement les groupements humains caract&eacute;ris&eacute;s par leur dynamisme, leur capacit&eacute; &agrave; changer, &agrave; &eacute;voluer, &agrave; se donner de nouvelles formes et de nouvelles r&egrave;gles, &agrave; se doter d&rsquo;institutions, etc . Lorsque l&rsquo;on traite de la soci&eacute;t&eacute;, il semble difficile de ne pas faire intervenir la notion d&rsquo;individu. Les diff&eacute;rentes formes de soci&eacute;t&eacute; semblent pouvoir &ecirc;tre caract&eacute;ris&eacute;es par le r&ocirc;le qu&rsquo;y joue l&rsquo;individu, par la reconnaissance dont il jouit en tant qu&rsquo;&ecirc;tre singulier, par la consid&eacute;ration de ses int&eacute;r&ecirc;ts particuliers, etc. Ce qui est en question, c&rsquo;est donc la relation de la partie au tout de la soci&eacute;t&eacute;. On aurait ainsi, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, des soci&eacute;t&eacute;s indiv idualistesreposant sur l&rsquo;utilit&eacute;, le b&eacute;n&eacute;fice que retire chaque individu de sa participation &agrave; la vie en commun, et de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, des soci&eacute;t&eacute;s qu&rsquo;on pourra dire &laquo; communautaristes &raquo; (&agrave; condition de d&eacute;lester ce terme de toutes ses connotations p&eacute;joratives), dans lesquels le lien social est premier, pr&eacute;c&egrave;de la d&eacute;finition de ceux qui sont &laquo; li&eacute;s &raquo;, autrement dit dans lesquels la vis&eacute;e de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t individuel est subordonn&eacute;e &agrave; celle du bien commun. Si l&rsquo;on se place &agrave; pr&eacute;sent du point de vue des th&eacute;ories de la soci&eacute;t&eacute;, on constatera une division analogue. En effet, lorsqu&rsquo;on se pose la question de savoir ce qu&rsquo;est une soci&eacute;t&eacute;, quelles en sont les conditions d&rsquo;existence et les formes possibles, on peut d&eacute;buter par la consid&eacute;ration de ses constituants ultimes, les individus s&eacute;par&eacute;s, pour ensuite examiner la mani&egrave;re dont leur association fait na&icirc;tre la soci&eacute;t&eacute;. Mais on peut aussi consid&eacute;rer cette m&ecirc;me soci&eacute;t&eacute; comme un tout dont la r&eacute;duction &agrave; ses &eacute;l&eacute;ments ferait perdre ce qui la constitue en propre, un tout qui est bien plus que la somme de ses parties. Ces deux perspectives sur la soci&eacute;t&eacute; peuvent &ecirc;tre respectivement qualifi&eacute;es d&rsquo;individualisme et de holisme. Notons enfin que le fait qu&rsquo;on retrouve une scission similaire de l&rsquo;individuel et du social tant dans les formes de soci&eacute;t&eacute; que dans les th&eacute;ories de la soci&eacute;t&eacute; nous rappelle ceci qu&rsquo;il ne saurait exister d&rsquo;ind&eacute;pendance compl&egrave;te entre les unes et les autres. Mais ceci nous incite &eacute;galement &agrave; &ecirc;tre prudent &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la th&eacute;orisation d&rsquo;une telle scission en ce qu&rsquo;elle est elle-m&ecirc;me situ&eacute;edans un contexte historique et social.
L&rsquo;homme, animal politique
&laquo; C&rsquo;est pourquoi toute cit&eacute; est un fait de nature, s&rsquo;il est vrai que les premi&egrave;res communaut&eacute;s le sont elles-m&ecirc;mes. Car la cit&eacute; est la fin de celles-ci, et la nature d&rsquo;une chose est sa fin, puisque ce qu&rsquo;est chaque chose une fois qu&rsquo;elle a atteint son complet d&eacute;veloppement, nous disons que c&rsquo;est l&agrave; la nature de la chose, aussi bien pour un homme, un cheval, ou une famille. En outre, la cause finale, la fin d&rsquo;une chose, est son bien le meilleur, et la pleine suffisance est &agrave; la fois une fin et une excellent. Ces consid&eacute;rations montrent donc que la cit&eacute; est au nombre des r&eacute;alit&eacute;s qui existent naturellement et que l&rsquo;homme est par nature un animal politique &raquo; Aristote, La politique.
D&eacute;butons avec Aristote dont on peut affirmer qu&rsquo;il est le premier th&eacute;oricien du fait politique, fait qu&rsquo;il d&eacute;crit sans ignorer la contingence qui l&rsquo;affecte (&agrave; la diff&eacute;rence de Platon qui s&rsquo;&eacute;tait avant tout consacr&eacute; dans La R&eacute;publique &agrave; prescrire une forme id&eacute;ale de cit&eacute;, gouvern&eacute;e par les philosophes, et r&eacute;gl&eacute;e sur la sciencedu Bien). Pour Aristote, les hommes se regroupent tout d&rsquo;abord en familleou foyer (lieu des relations homme/femme, ma&icirc;tre/esclave, p&egrave;re/enfant) puis en village et enfin en cit&eacute;, celle-ci n&rsquo;&eacute;tant rien d&rsquo;autre que la communaut&eacute; politique. Si l&rsquo;analyse aristot&eacute;licienne part des constituants ultimes de la cit&eacute;, de sa mati&egrave;re, &agrave; savoir des hommes en tant qu&rsquo;individus, cela ne signifie en aucun cas que ceux-ci puisse &ecirc;tre d&eacute;finis ad&eacute;quatement si on les consid&egrave;re &agrave; l&rsquo;&eacute;tat isol&eacute;, en tant qu&rsquo;&ecirc;tre solitaire. Que la cit&eacute; ne soit pas originelle (au sens o&ugrave; elle pr&eacute;suppose des formes ant&eacute;c&eacute;dentes de r&eacute;union des hommes) n&rsquo;implique pas qu&rsquo;elle ne soit pas naturelle. En effet, pour Aristote, ce qui d&eacute;finit la nature d&rsquo;un &ecirc;tre, ce n&rsquo;est pas ce qui se d&eacute;voile originellement en lui. La nature d&rsquo;un &ecirc;tre est constitu&eacute;e de puissances ou de possibilit&eacute;s qui attendent leur r&eacute;alisation. (par exemple, le langage appartient &agrave; la nature de l&rsquo;homme et pourtant l&rsquo;homme ne parle pas &agrave; sa naissance). La nature d&rsquo;un &ecirc;tre, c&rsquo;est ce &agrave; quoi il tend. Or les formes inachev&eacute;es de la r&eacute;union des hommes (foyers, villages) montrent d&eacute;j&agrave; cette tendance de l&rsquo;homme &agrave; la vie dans la cit&eacute;. L&rsquo;homme&laquo; solitaire &raquo; est incapable de pourvoir &agrave; lui seul &agrave; certains de ses besoins : pour se reproduire, l&rsquo;homme doit se lier &agrave; une femme ; pour ex&eacute;cuter les t&acirc;ches qu&rsquo;il con&ccedil;oit, le ma&icirc;tre doit se lier &agrave; un esclave. Ainsi, l&rsquo;homme couvre ses besoins vitaux&hellip; mais exclusivement ceux-ci. Il existe d&rsquo;autres besoins qui ne peuvent &ecirc;tre combl&eacute;s que par la r&eacute;union des foyers dans des villages. Mais le village &agrave; son tour appelle son d&eacute;passement dans la cit&eacute;. Seule cette derni&egrave;re est en mesure d&rsquo;&ecirc;tre autarcique, c&rsquo;est-&agrave;-dire de subvenir &agrave; tous ses besoins. Elle est ainsi &agrave; elle-m&ecirc;me sa propre fin (au sens &agrave; la fois d&rsquo;ach&egrave;vement et de finalit&eacute;). On comprend donc que, pour Aristote, ce n&rsquo;est pas par contrainte que les hommes s&rsquo;associent mais par nature. L&rsquo;homme est un animal politique, c&rsquo;est-&agrave;-dire que tant qu&rsquo;il ne vit pas dans la communaut&eacute; politique, c&rsquo;est un &ecirc;tre inachev&eacute;. On est tr&egrave;s loin de Protagoras pour qui l&rsquo;homme ne vivait en soci&eacute;t&eacute; que pour son int&eacute;r&ecirc;t particulier. Bien au-del&agrave; de celui-ci, ce que permet la cit&eacute; aristot&eacute;licienne (et qu&rsquo;elle est la seule &agrave; permettre), c&rsquo;est la r&eacute;alisation dubonheur.
On trouve &eacute;galement chez les sto&iuml;ciens une conception selon laquelle la soci&eacute;t&eacute; est un fait naturel. Selon eux, nous participons &agrave; deux r&eacute;publiques : la premi&egrave;re regroupe l&rsquo;ensemble des hommes et des dieux (c&rsquo;est le monde) ; la seconde, ne regroupe qu&rsquo;un nombre d&eacute;termin&eacute; d&rsquo;hommes attach&eacute;s &agrave; elle par le hasard de la naissance. Pour les sto&iuml;ciens, l&rsquo;homme doit vivre en conformit&eacute; avec la nature et cela signifie participer pleinement au gouvernement de la cit&eacute; du monde. Certes, on a l&agrave; une identification de la nature et de la cit&eacute;, mais cette derni&egrave;re ne semble n&rsquo;avoir aucune signification politique et &ecirc;tre tout &agrave; fait &eacute;trang&egrave;re &agrave; la &laquo; petite cit&eacute; &raquo; dans laquelle nous vivons concr&egrave;tement. Cependant, cela ne remet aucunement en cause le caract&egrave;re naturelde l&rsquo;association des hommes. Vivre conform&eacute;ment &agrave; la nature, c&rsquo;est tout d&rsquo;abord vivre conform&eacute;ment &agrave; sa propre nature. Or, il y a en tout &ecirc;tre un instinct d&rsquo;appropriationqui le pousse &agrave; suivre sa nature, &agrave; choisir ce qui lui est appropri&eacute;. Le corps et ce qui permet sa conservation forment le premier cercle dans lequel est inscrit l&rsquo;individu. Mais ce dernier est &eacute;galement inscrit dans un second cercle (plus &eacute;loign&eacute; du centre) qui enveloppent les parents, fr&egrave;res, femmes et enfants. Il y a ainsi une s&eacute;rie de cercles : celui des concitoyens, celui des habitants des villes, celui des mem bres du m&ecirc;me peuple, celui du genre humain tout entier. Certes la distance qui s&eacute;pare l&rsquo;individu de la circonf&eacute;rence des derniers cercles fait qu&rsquo;il ignore le plus souvent ce qui le lie &agrave; tout ce qu&rsquo;embrassent ces cercles. Mais vivre en conformit&eacute; avec la nature, ce sera justement reconna&icirc;tre cette communaut&eacute; naturelle.
&Eacute;tat de nature et contrat social
&laquo; La cause finale, le but, le dessein, que poursuivirent les hommes, eux qui par nature aiment la libert&eacute; et l&rsquo;empire exerc&eacute; sur autrui ; lorsqu&rsquo;ils se sont impos&eacute; des restrictions au sein desquelles on les voit vivre dans les R&eacute;publiques, c&rsquo;est le souci de pourvoir &agrave; leur propre pr&eacute;servation et de vivre plus heureusement par ce moyen : autrement dit, de s&rsquo;arracher &agrave; ce mis&eacute;rable &eacute;tat de guerre qui est, je l&rsquo;ai montr&eacute;, la cons&eacute;quence n&eacute;cessaire des passions naturelles des hommes, quand il n&rsquo;existe pas de pouvoir visible pour les tenir en respect, et de les lier, par la crainte des ch&acirc;timents, tant &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution de leurs conventions qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;observation des lois de nature. &raquo;Hobbes, L&eacute;viathan.
Venons-en &agrave; pr&eacute;sent &agrave; une conception toute diff&eacute;rente de la soci&eacute;t&eacute;, de sa naissance comme de sa nature et de sa fonction. Cette conception trouve son point de d&eacute; part dans une description de ce qu&rsquo;est l&rsquo;homme &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de nature (ou ce qu&rsquo;il serait si on le consid&egrave;re comme une hypoth&egrave;se logique ou m&eacute;thodologique et non comme une r&eacute;alit&eacute; pass&eacute;e). Pour Hobbes, l&rsquo;&eacute;tat de nature est un &eacute;tat d&rsquo;isolement complet de l&rsquo;individu. Autrui n&rsquo;est pr&eacute;sent que sous la forme d&rsquo;une menace constante ; il est pr&eacute;sent comme celui dont la puissance peut provoquer la mort ; pour parvenir &agrave; se d&eacute;tacher d&rsquo;une telle crainte de la mort, l&rsquo;individu manifeste sa propre puissance aux yeux des autres. Ce jeu de la puissance ne peut que conduire &agrave; un &eacute;tat de guerre perp&eacute;tuelle :&laquo; l&rsquo;homme est un loup pour l&rsquo;homme &raquo;. &Agrave; l&rsquo;&eacute;tat de nature, chacun a undroit illimit&eacute; sur to utes choses, celles-ci devenant l&rsquo;enjeu de luttes incessantes ; l&rsquo;&eacute;galit&eacute; du droit (identifi&eacute;e &agrave; la force) ne signifie rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une &eacute;galit&eacute; dans le droit &agrave; se nuire mutuellement. Hobbes refuse cat&eacute;goriquement l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une sociabilit&eacute; naturelle de l&rsquo;homme. Si les hommes en viennent n&eacute;anmoins &agrave; former des &Eacute;tats, c&rsquo;est seulement parce qu&rsquo;en vertu d&rsquo;un calcul de la raison, ils jugent que leur situation est intol&eacute;rable et que dans leur int&eacute;r&ecirc;t particulier, il vaudrait mieux que chacun se d&eacute;fasse d&rsquo;une partie de sa puissance et la transf&egrave;re &agrave; un souverain. Telle est la source du pacte ou contrat social. L&rsquo;origine de la soci&eacute;t&eacute; est ainsi purement artificielle.
Rousseaucon&ccedil;oit quant &agrave; lui l&rsquo;&eacute;tat de nature comme une condition primitive de l&rsquo;homme, dans laquelle il ne conna&icirc;t aucune forme de vie en commun. Ce sont certains &eacute;v&egrave;nements fortuits, telles les catastrophes naturelles, qui conduisent &agrave; la formation des premi&egrave;res soci&eacute;t&eacute;s, &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur desquelles se d&eacute;veloppent le langage, les techniques, le travail, et les passions. C&rsquo;est indissociablement la naissance d&rsquo;une in&eacute;galit&eacute; fond&eacute;e non en nature mais sur des actes d&rsquo;appropriation (usurpation) des biens par certains individus. La formation de l&rsquo;&Eacute;tat s&rsquo;enracine dans cette in&eacute;galit&eacute; ; l&rsquo;&Eacute;tat na&icirc;t lorsque l&rsquo;individu renonce &agrave; sa libert&eacute; sans limites et ce afin que t...


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