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sociologie
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INTRODUCTION 1 :

Définition :

C'est l'étude de l'Etat ou la science du pouvoir ou plus encore l'étude des comportements et des attitudes liée à la conquête des attitudes politiques.
Un des auteurs importants, c'est Georges Burdeau : le concept de pouvoir est ambigu, le pouvoir en tant que concept manifeste à travers les époques une ambivalence constitutive ; mais pourquoi cette ambivalence ? Il y a 2 sens : le 1er est du type d'institution, quand on parle du pouvoir et du gouvernement. Ce premier sens doit être écarté, on prend le 2ème sens qui est une idée, une force, une puissance organisatrice de la vie sociale, c'est donc ce 2ème sens qui va nous intéresser.
Le pouvoir peut être évoqué de différentes conceptions. Le pouvoir est l'objet même de la science politique, mais elle a aussi une histoire, c'est une science relativement récente.
CHAPITRE I : L'objet de la science politique ou le pouvoir.
Les conceptions du pouvoir :

Il existe 2 conceptions : tout d'abord, la conception essentialiste qui est d'ordre philosophique, mais plus récente, il y a une conception relationnelle, elle a été mise en avant et développée par des sociologues, par des psychologues.

I.Conception essentialiste du pouvoir : le pouvoir est conçu comme une force, une entité, une énergie ou une simple chose. Dans le temps, les conceptions mettent l'accent sur l'origine et non pas sur la force, on cherche à savoir d'où vient ce pouvoir, parce qu'on se dit que ce pouvoir est une chose qu'il faut conquérir et donc on cherche à savoir où le trouver. L'origine du pouvoir est en quelque sorte extérieur au monde, par ex. la théorie du droit divin surnaturel. (L'origine ici est bien extérieur parce que c'est Dieu qui est l'origine de ce pouvoir et surnaturel, parce qu'il n'est pas naturel). Mise en avant, développées par des philosophes, conception philosophique (dans un sens large). Contexte philosophique. Pouvoir est conçu comme une entité, une énergie, une force, une chose considérée comme quelque chose qu'il faudra conquérir. Mette l'accent sur l'origine du pouvoir. Permettent de fonder le pouvoir, de trouver les fondements du pouvoir plutôt que d'expliquer le pouvoir. Mettre en avant des théories
Origine, d'où vient le pouvoir ? Si on remonte assez loin dans le temps,on peut par ex mettre en avant des théories/conceptions qui situent l'origine du pouvoir à l'extérieur de la société

? On a toutes les théories du droit divin qui fondait le pouvoir sous la monarchie absolue en France.
- Théorie du droit divin : dieu donnait le pouvoir au roi en France (Bossuet)
Opération miraculeuse qui confie le pouvoir au roi (droit divin surnaturel)
Il y a aussi la théorie du droit divin providentiel, il y a MESTRE, BONALD, ce sont ces é théoriciens qu'on cite le plus souvent pour illustrer la théorie du droit divin providentiel. Ici, le doigt de Dieu est indirect et ce sont les événements qui vont porter au pouvoir le monarque en question. (Philippe de Maistre ou louis de Bonald)
Théorie du droit divin surnaturel sera améliorée (au 19e siècle) ? ils mettent à jour cette théorie en tenant compte de l'évolution de la société.
Ce n'est pas par une opération miraculeuse que le pouvoir est confié au roi mais par la société qui a évolué tt en tenant compte de la providence .
Le pouvoir est donc une essence qu'il faut conquérir et qui a une origine extérieure de la société.
Il y a aussi des théories qui viennent de l'intérieur, par ex. HOBBES, LOCKE, ROUSSEAU (les théories contractuelles par ex. mais chez les trois précités, le contrat n'est pas tout à fait le même)
? D'autres théories verront le jour,mais l'origine du pvr est dans la société et non pas à l'extérieur. Ce sont des théories contractuelles c-à-d que le pouvoir est confié au sein de la société à celui qui va l'exercer, par ou à travers un contrat :
Les théories contractuelles :
Pour Hobbes, les hommes ont besoin de sécurité et pour que cette sécurité soit réelle, il faut un contrat. Et donc le pouvoir est tout à fait absolu pour le monarque, ici c'est plutôt une monarchie absolument absolue.
Pour Locke qui écrit quelques années plus tard ou même un siècle plus tard, il explique aussi les choses par un contrat entre un monarque et les hommes, mais les hommes restent des citoyens, parce qu'ils ont des obligations, mais ont aussi des droits, par contre avec Lui, c'est plutôt parlementaire. Ici, c'est une monarchie limitée.
(La grande différence entre la France et l'Angleterre, c'est qu'en France, c'est le peuple qui va faire la révolution alors qu'en Angleterre, c'est le parlement qui fera cette révolution)
Pour Rousseau, l'homme est très bien, c'est un contrat qui a qqch de particulier, càd que chaque citoyen passe un contrat avec la totalité des autres citoyens, ce sont les citoyens qui passent un contrat eux-mêmes. Ici, c'est plutôt une société qui est tout à fait démocratique.
Le pouvoir dans ces 3 exemples, est dans la société.

Les théories non-contractuelles : on pourrait citer la théorie de l'Etat-nation développée par SIEYS. C'est la nation qui va exercer le pouvoir. Ici le pouvoir a aussi une origine interne, il y a aussi MARX. Ce qui est leur principal objet, c'est de rechercher l'origine du pouvoir.

I.La conception relationnelle (plus moderne) : ici, le pouvoir, c'est une relation. Il y a la citation de MAX WEBER qui est un des pères de la sociologie politique, il dit qu'il signifie toute chance de faire triompher au sein d'une relation sociale sa propre volonté même contre les résistants.
ROBERT DAHL, c'est un politologue américain : le pouvoir d'une personne A sur une personne B, c'est la capacité de A d'obtenir que B fasse qqch qu'il n'aurait pas fait sans l'intervention de A.
MICHEL COUCAULT : le pouvoir, ce n'est pas une institution et ce n'est pas une structure, ce n'est pas une certaine puissance dont certains seraient dotés : c'est une situation stratégique complexe dans une société donnée. (Il y a une relation, mais une relation bcp plus complexe, où on retrouve plusieurs acteurs).
Les auteurs mettent en avant 2 éléments pour expliquer le pouvoir, il y a tout d'abord un élément de contrainte, de coercition, mais le pouvoir ne peut pas être limité à la force, le 2ème élément, c'est la légitimité, il faut l'eau et le feu, une certaine alliance des deux éléments qui sont consubstantiels au pouvoir. Mais ces deux éléments sont dans des dosages tout à fait différents.
MAX WEBER définit l'Etat comme le groupe politique qui revendique avec succès le monopole de la contrainte physique légitime.

A partir de ces 3 définitions on peut avoir une vision plus précise de ce qu'est la conception relationnelle

Ces différentes démarches mettent l'accent sur l'explication du pouvoir
? terrain tout à fait différent de la première conception

Pour comprendre : dans toutes ces conceptions, les auteurs mettent en avant 2 éléments, 2 sources du pouvoir :
un élément de contrainte, coercition, lié à la force
un élément de consentius, d'accord, la légitimité.

? Ces deux éléments sont présents dans toute relation de pouvoir , si l'un des deux venait à disparaître ns ne serions plus dans une situation de pouvoir.
Il y a des compositions du pouvoir qui peuvent varier, même si l'un des deux est plus fort que l'autre, mais ces 2 éléments sont toujours présents.
« C'est le groupe politique qui revendique avec succès le monopole la contrainte physique légitime. « Max Weber

A.La contrainte :
il y a la contrainte physique, donc c'est la présence de la force. Il y a aussi « les forces de l'ordre «, qui est une expression qui prouve que la force existe partout même dans des sociétés démocratiques. Mais c'est aussi la contrainte économique, par ex. l'analyse marxiste qui dit que le pouvoir politique est un instrument de domination de la classe bourgeoise, et puis il y a eu la vulgate marxiste qui est une simplification de Marx.
La contrainte peut se situer sur un autre plan, par ex. la contrainte psychologique, il y a ici la propagande puisque c'est par elle qu'on arrive à faire passer un certain nombre de choses. Surtout dans les Etats totalitaires. Dans les régimes démocrates et libéraux, il y a aussi la contrainte psychologique avec le marketing politique (c'est qu'on appelle le viol des foules) on présente les choses d'une manière insidieuse.

B. La légitimité :

Cette notion est importante et complexe.
2 définitions traduisent l'existence de la conception de la légitimité :
Définition subjective : Idéologique au sens très large du terme. « La légitimité est la conformité du pouvoir exercé à l'image que chacun se fait du pouvoir en soi. « Le pouvoir est considéré légitime s'il convient a la conception qu'on en a.

Celle ci peut varier d'un individu à l'autre , ainsi on peut opposer :
Légitimité théocratique ? Le pouvoir légitime est celui qui vient de dieu (conceptions minoritaires)
Légitimité démocratique ? Le pouvoir légitime est celui qui vient du peuple

Définition objective : moins idéologique, plus sociologique. « La légitimité c'est la qualité qui s'attache à un pouvoir apte à exercer les fonctions dirigeantes au sein d'un groupe. «. La légitimité est question d'aptitude à exercer le pouvoir ? terrain + objectif et technique , cette aptitude est déterminée à partir de plusieurs critères ,ce que Marx weber a démontré en 3 types.

? 3 type de légitimité chez Max Weber :
- Légitimité traditionnelle : fondée sur des pratiques anciennes et coutumières. Correspond aux vieilles monarchie/société hors de l'histoire. ?tradition

- Légitimité charismatique : l'aptitude a exercer le pouvoir s'apprécie à l'attachement, le dévouement suscité par une personne charismatique. Elle correspond à des chefs de guerre, hommes providentiels, grands leaders.

- Légitimité rationnelle : elle se reconnaît au fait que le pouvoir qui est exercé est exercé conformément à des procédures, à des règles pré-établies.
La réalité est souvent plus complexe car ces 3 types de légitimité peuvent se mêler entre elles.



Section 2 : Le pouvoir politique :


Paragraphe 2 : Différentes formes sous lesquelles on peut le trouver

A.Pouvoir manifeste / pouvoir Latent

Opposition classique
(Exercer du pouvoir / avoir du pouvoir)

Pouvoir manifeste :

= Exercer du pouvoir
Ce pouvoir est visible, très apparent. Il suppose la manifestation d'une volonté d'un sujet (A) et il suppose aussi qqun qui obéit (le destinataire B) et entre eux se trouve la volonté de A sur B ?définition de Dahl.
3 éléments :
Sujet = détenteur du pouvoir.
Relation simple (A et B) dyadique. Simple d'identifier le détenteur du pouvoir.
Relation plus complexe (un nombre plus important d'intervenants)
Il sera plus difficile voir impossible d'identifier le sujet.
Lucien Sfez : critique de la décision : la construction du RER , il est impossible d'identifier l'auteur de la décision.
Élément intentionnel du sujet =
La décision est au fond portée par la volonté (élément intentionnel)
Relation simple (A et B)
Relation plus complexe :
Il sera plus difficile de reconnaître l'intention vu qu'il est déjà très complexe de trouver le sujet. Les intentions peuvent êtres complémentaires ou contraires.
Une décision qui n'est pas comprise sera souvent mal appliquée
Destinataire =
Relation simple (A et B)
Relation plus complexe :
Les destinataires ne feront pas ce que le sujet leur a demandé.
Les destinataires ne comprenant pas l'intention des sujets vont mal exécuter, on verra apparaître des dysfonctions.
Dysfonction : On attend tel résultat et l'on obtient un autre résultat. Effet innatendu.

Pouvoir latent

= Avoir du pouvoir
Lorsque A ne manifeste aucune volonté explicitement et B adopte une attitude ? Hypothèse d'un pouvoir latent (invisible). Le pouvoir latent c'est être obéi sans avoir à donner des ordres
Il est fondé sur la crainte, la peur.
B veut éviter la colère de A.
On peut aussi l'expliquer d'une autre manière : Le charisme de A expliquerait le comportement de B.
On peut penser qu'elle est contradiction avec les conceptions relationnelles des pouvoirs.
2 théories :
? Invisibilité : Jean William Lapierre : il y a une relation mais cette relation est invisible. Cette relation est constituée par la représentation chez B d'une dépendance même imaginaire vécue comme significative et génératrice des faits / d'effets.
? Anticipation : Friedrich : B anticipe les souhaits de A. Il adopte un comportement qui lui permet de faire économie d'une manifestation visible du pouvoir. Il y a malgré les apparences toujours une relation latente .

B.Pouvoir d'injonction / pouvoir d'influence

1.Pouvoir d'injonction :
Ex :
Officier sur ses hommes : pouvoir d'injonctions
Directeur d'une entreprise sur ses salariés
Ministre sur ses fonctionnaires.

Pouvoir d'influence :
Le maître a penser exercera une influence
Le député exercera une influence sur ses électeurs.

Critères de distinction :
- Mise en balance (pour ce qui est du destinataire)
Exécution de l'ordre ou alors si je ne le fais pas quelle sera la sanction
Sanction : positive (récompense, bénéfice pour le destinataire) ou négative (punition)

? C'est au niveau de la sanction que se fait la différence entre le pouvoir d'influence et d'injonction

- Sanction positive : pouvoir d'influence
- Sanction négative : pouvoir d'injonction

Il y a pouvoir d'injonction lorsque l'exécution du comportement prescrit ou la non conformité à l'attitude requise entraîne l'infliction d'une sanction négative.

Influence peut se présenter sous différentes formes :
? Influence fondée sur la persuasion (A essaye de convaincre B)
? Influence fondée sur la manipulation (A va agir de manière clandestine sur l'environnement de B)
? Influence fondée sur l'autorité (encore dans le cadre de l'influence car ne menace pas de sanction négative)

Section 2 : Le pouvoir politique

Les politiques :
1er sens : terme vise soit le personnel politique
2e sens : stratégie, ensemble de mesures qui sont prises dans un domaine particulier, déterminer pour arriver à tel ou tel objectif.
Anglais -> Policies

La politique :
Une activité, activité des gouvernants vu d'exercer le pouvoir et de le conserver et l'activité de tout ceux qui aspire à exercer le pouvoir.
Anglais -> Politics

Le politique :
Instance qui est préposée au maintien de la cohésion sociale. Affirmation et défense de l'identité collective du groupe -> fonction de symbolisation.
Mais ce maintien de la cohésion sociale est également réalisée par la protection et sauvegarde de l'ordre social en vigueur -> fonction de domination.
Maintien de la cohésion sociale peut être réalisé a travers l'harmonisation des comportements et la résolution des conflits sociaux -> fonction de régulation.
Pouvoir qui s'exerce au sein de cette instance préposée au maintien de la cohésion sociale.
C'est lui qui nous intéresse ici !
Mais ce pouvoir peut être conçu de 2 manières différentes.

? Conception subjective du pouvoir politique : La moins connue, minoritaire.
Jean Marie Denquin : résume sa conception de la manière suivante :
« Un pouvoir est politique s'il est pensé comme contingent «
Un pouvoir qui ne peut pas être remis en cause n'est pas un pouvoir politique.
Pour citoyen romain pas de pouvoir politique car pas de remise en cause du pouvoir.

? Conception objective du pouvoir politique :
Elle a été exprimée par Jean-Marie Lapierre. C'est lui qui a développé cette conception. Mais il n'est pas le seul. C'est cependant lui qui l'a le mieux exprimé : « Nous entendons par pouvoir politique, la combinaison variable d'autorité légitime (recours au consensus) et de puissance publique (recours à la coercition) qui rend certaines personnes ou certains groupes capables de décider pour (et au nom) de la société globale tout entière et de commander à celle-ci afin de faire exécuter les décisions prises «.

Dans la 2e partie de cette définition apparaît la notion, de « société globale «. En effet le pouvoir politique s'exerce dans ce lieu particulier qu'est la société globale.
Maurice Déverguer disait : « La société globale c'est le groupement général dont on fait partie en tant qu'homme et non en tant que l'on se livre à telle ou telle activité spéciale «.
Pratiquement la société globale a évolué dans le temps. Par exemple à l'époque de l'Antiquité la société c'est la cité. Avec le temps d'autres sociétés globales apparaissent ? avec Rome c'est l'Empire.
L'Etat c'est la société globale. Le pouvoir politique s'exerce qu'au sein de cette société globale.
Cette conception objective n'est pas en contradiction avec la précédente parce qu'on peut dire que le pouvoir politique peut être remis en cause.
Dans toutes les dictatures il y a toujours des opposants et cela veut dire que pour ces opposants le pouvoir en place doit être remplacé par un autre.



I.L'HISTOIRE DE LA SCIENCE POLITIQUE

Section 1 : L'essor des précurseurs

Les précurseurs sont relativement connus. La science politique a vu les développements se concrétiser avec des grands auteurs. Ce sont ces auteurs que l'on appellera les grands ancêtres de la science politique.

§ 1 : Les grands ancêtres

Il y a d'abord Aristote, Machiavel, Montesquieu.

1. Il y a d'abord Aristote (385-322) avant Jésus Christ. Il est au c?ur des disciplines. C'est dans plusieurs ouvrages qu'il c'est intéressé à la science politique ? « Comauue «.
Aristote a développé dans ses ouvrages des études comparatives de plusieurs constitutions. Il se livre donc a une étude de constitution. C'est une étude positive. Il s'agit de voir comment les constitutions fonctionnaient. Il va opérer des comparaisons entre ces différentes constitutions.

2. Machiavel (1465-1527) ? c'est un florentin. Florence c'est le lieu de tous les complots. Machiavel a été amené à écrire plusieurs ouvrages qui parlent du pouvoir et des moyens d'arriver au pouvoir. 1532 ? un ouvrage apparaît « Le prince «. Cet ouvrage est important car dans cet ouvrage Machiavel étudie le pouvoir au sein de l'Etat de Florence. Il met en avant tous les moyens qui permettent de s'emparer du pouvoir. Par exemple, il distingue plusieurs façons d'acquérir le pouvoir. Il dit qu'on peut acquérir le pouvoir par la vertu, par la fortune, pas la scélératesse et enfin par la faveur des citoyens. C'est là l'attitude de Machiavel, il ne se prononce pas sur ce qui est bien ou mal. Il ne porte pas de jugement de valeur sur les différents procédés. Il a donc une démarche positive !
Machiavel étudie le fonctionnement de certains Etats. Il essaye à partir de ses constats de tirer des lois générales.

3. Montesquieu (1689-1755). C'est la France. Il a écrit de nombreux ouvrages :
« Considération sur les causes de la grandeur des romains et sur leur décadence « apparu en 1734. Montesquieu étudie le fonctionnement de ce système romain qui d'un côté a été efficace mais de l'autre côte il y a la décadence.
1748 ? « L'esprit des lois «. Dans cet ouvrage il se rend sur le terrain, fait des constatations et va en tirer des règles générales. Il dit : « Je ne suis point tiré mes principes de mes préjugées, mais de la nature des choses « ? c'est ce qu'il dit dans « l'esprit des lois «. Montesquieu nous dit que : « Les lois sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses «.

4. Tocqueville (1805-1859). Il est connu pour son ouvrage « De la démocratie en Amérique «. Ver la fin de sa vie il écrit « l'ancien régime et la révolution «. Il a été surnommé « Le Montesquieu du 19 siècle «. En effet Tocqueville va recevoir la mission d'aller en Amérique pour étudier le système judicaire. Il fait des observations en marge de sa mission. A partir de ces constatations il va tirer des règles générales. Il ne se contente pas de tirer des règles générales mais il va aussi essayer de prévoir ce que pourrait être l'évolution de cette jeune démocratie.

§ 2 : Les fondateurs de la science politique

Auguste Compte, il est le père de la sociologie et il est né en 1798-1857. Il a été le secrétaire de Saint Simon.Il a enseigné. En 1844 son discours sur l'esprit positive.
Il s'inspire des sciences de la nature. Son idée est qu'il faut appliquer aux sciences humaines les sciences naturelles. Dans ce sens il est positiviste.
Il faut savoir qu'il a mis en avant la loi des trois Etats. Il dit que chacun des trois Etats est définit par référence à un mode de pensé.
1.L'Etat théologique
2.L'Etat métaphysique/philosophie. Cet Etat laïcise le premier en substituant la raison à dieu.
3.L'Etat scientifique/positif/sociologique ? il élimine tous les préjugés qui existent dans les deux Etats précédents. C'est à cet Etat que correspond la sociologie qui doit naître.

(Théologique) : Il parle d'un grand tuteur lors de l'époque de l'imagination (puissance tutélaire qui est Dieu).

(Métaphysique) : La logique est celle de l'abstraction rationalisante (quelque chose qui se substitue à Dieu, un concept de liberté, d'égalité, de justice, de nature (allusion à rousseau et le contrat social avec l'Etat de nature)).

(Positif) : La logique s'est libérée de toute illusion : C'est une logique entièrement rationnelle.
Cette logique s'est débarrassé de ce tuteur (Dieu qui est l'emprise métaphysique) grâce à des méthodes déductives.

Auguste Compte nous parle donc de trois Etats mentaux. Au cours de sa vie les personnes passent dans ces trois Etats. Le jeune enfant c'est le 1er Etat. Ce n'est qu'avec le temps que l'on arrive à l'Etat sociologique ou positif comme le nomme Auguste Compte.
Il va encore plus loin.

Il y a une progression de la mentalité des individus ? ceci est le point de départ des analyses que fait Compte.

La sociologie avait son objet. L'objet de cette nouvelle science sont les faits sociaux. Ces faits résultent de l'enchevêtrement de ces facteurs. Compte veut étudier ces faits sociaux de manière positive. Le positivisme c'est l'observation des faits de manière froide, sans préjugés et à partir de cette étude en tirer des lois.

Finalement Compte va parler de sociocratie . Au fond il est considéré par certains comme un chef de secte sociologique. Il est un personnage qui a eu un caractère très particulier.
Ceux qui vont le suivront vont développer la sociologie ? se sera Frédéric Le Play et surtout Emil Durkheim (1858-1917). Durkheim est le grand sociologue français. Il est le premier qui vraiment pratiquera cette sociologie. Il va réaliser une étude importante sur le suicide. Durkheim va avoir une influence importante sur un grand juriste Léon Duquis.
En Allemagne on peut citer Karl Marx, Max Weber, Max Scheller.
En Italie, Pareto ? connu pour sa théorie des élites. Gaitano Mosca.

? Ainsi la sociologie est née avec Auguste Compte. Elle se développe. Elle étudie tous les faits sociaux. Pendant longtemps il n'y a qu'une sociologie générale. Plus tard apparaîtra la sociologie politique. Il s'agit seulement d'étudier les faits sociaux qui sont les faits politiques.

Section 2 : L'essor de la sociologie politique

Pendant le 20e siècle plusieurs courants vont apparaître et se succéder. Ces différents courants ne connaîtraient qu'un succès mitigé en France.

§ 1 : Les grands courants 

A.Le « Behaviorisme « ? c'est le courant le plus ancien

Il privilégie l'étude du comportement. Dans ce courant l'accent est mis sur les personnalités  sur la motivation des acteurs du jeu politique. Dans le behaviorisme on se concentre sur les processus plutôt que sur les structures. Les méthodes qui sont utilisées par ce courant sont des méthodes statistiques et l'utilisation de ces méthodes débouche sur la modélisation. C'est un courant encore représenté largement aujourd'hui. Ce courant va connaître un grand succès aux Etats-Unis. Ce courant connaît quelques difficultés : Dans le behaviorisme on n'étudie que ce qu'il y a dans les sondages. C'est pour cela que d'autres courants sont intervenus.
Charles Merriam et Harold Lasswell.

B.L'approche systémique ou le systémisme

David Easton a développé ce courant. Il est un Canadien, qui enseigne à Chicago.

Dans l'analyse systémique, la notion politique désigne l'ensemble d'activités qui se
rapporte aux processus de répartition des ressources et des avantages entre les acteurs sociaux.
Alors, le système politique renvoie aux dispositifs et aux rôles différenciés interdépendants,
structurés par des normes de comportement dans le cadre de ces processus. Chacun des
principaux acteurs de ces processus, à savoir : les syndicats, les partis politiques, les
associations et autres groupes de pression, y compris le gouvernement, constitue pour les
autres un environnement.
Dans The Political System, David Easton5 établit les modalités des interactions de
l'instance gouvernementale et de son environnement. Easton montre comment s'exercent les
influences de l'environnement sur cette instance. Ces interactions passent par deux canaux
principaux : les inputs et les outputs.
Les inputs consistent dans les messages ou les impulsions que le système reçoit de
l'environnement. Les exigences relèvent des attentes et des demandes sociales. Ici, l'analyse
consiste à déterminer, notamment : a) la nature de ces exigences, b) les caractéristiques des
acteurs mobilisés en vue de leur expression et c) la manière dont l'instance gouvernementale
les appréhende et les traite. Les soutiens sont constitués soit par des manifestations publiques
d'adhésion à l'action gouvernementale, soit par l'attachement des citoyens aux règles de
fonctionnement du système politique.
Les ouputs se rapportent à la réaction de l'instance gouvernementale à l'expression des
exigences et aux offres de soutiens. Il s'agit des décisions et des actions traduites dans la
forme de politiques publiques. Il est ici question de satisfaire les demandes sociales, donc de
renforcer les soutiens nécessaires au maintien du système politique. Pour l'analyse, il s'agit
d'observer la nature de la réaction de l'instance gouvernementale en relation avec la
satisfaction, la relance, le déplacement ou le durcissement des exigences. Dans quelle mesure
cette réaction contribue-t-elle à renforcer ces exigences ou au contraire à les affaiblir ?
L'analyse fonctionnaliste développée par Almond et Powell s'efforce de définir les critères relatifs aux fonctions politiques dites de base.

Pour Easton le système politique n'est pas un système clos. C'est un système ouvert à d'autres systèmes. Le système politique est donc en interaction avec d'autres systèmes. Les autres systèmes économiques, sociales vont à l'égard du système politiques émettre des exigences, demandes.

Karl Deutsch ? politologue américain qui a écrit « The nerves of gouvernement «.
Cette démarche connaît un grand succès.

C.Le fonctionnalisme

Le fonctionnalisme a constitué l'une des théories dominantes au 20ème siècle en sociologie. Ses principaux représentants sont Robert K. Merton et Talcott Parsons. La sociologie fonctionnaliste appréhende les sociétés à partir des institutions assurant leur stabilité et structurant les comportements individuels aux travers de rôles et de statuts.

Robert K. Merton résume le fonctionnalisme en trois points : l'universalité, la nécessité, la globalité.

La notion d'universalité fonctionnelle consiste, pour Malinowski, à affirmer que toute pratique, toute institution est fonctionnelle. Merton le récuse arguant qu'une telle approche n'aboutit qu'à des exercices intellectuels sans grand intérêt. S'il est toujours possible à l'analyste de trouver une fonction à une pratique, celle-ci n'est peut-être que le résultat de son désir d'en trouver. Le raisonnement fonctionnaliste doit donc être réservé à ce qui répond à un problème, un besoin, réel.

La notion de nécessité fonctionnelle consiste, pour Malinowski, en l'idée que toute pratique ou institution est nécessaire au fonctionnement de la société. Puisque la raison d'être des institutions est leur fonction pour le système social, une pratique qui n'est pas absolument nécessaire devrait disparaître. Selon Merton, il faut au contraire reconnaître que différentes institutions peuvent remplir des fonctions similaires. Il existe donc, dans un corps social, des équivalents fonctionnels, soit des pratiques ou institutions remplissant les mêmes fonctions et que les individus peuvent mobiliser indifféremment.

Enfin, Merton critique le postulat de globalité fonctionnelle selon lequel la culture doit être considérée comme un ensemble unifié. Il observe que les sociétés modernes sont pleines de contradictions, de groupes sociaux en désaccords. À ce titre, ce qui est fonctionnel pour un groupe ne l'est pas nécessairement pour la société ou pour un autre groupe.

Almond et Powell définissent quatre fonctions politiques de base du système
politique. Il s'agit de : la capacité extractive, la capacité régulatrice, la capacité distributive, la
capacité réactive.
La capacité extractive consiste dans l'aptitude du système à prélever et à mobiliser les
ressources, financières et humaines, nécessaires à la mise en oeuvre de ses décisions. La
capacité régulatrice se rapporte aux mécanismes de contrôle juridique et institutionnel des
échanges socio-économiques en vue de désamorcer les conflits d'intérêts et les contestations
sociales. La capacité distributive concerne l'allocation des ressources, des avantages et des
privilèges en vue des soutiens des citoyens. La capacité réactive ou responsive concerne
l'efficacité du système à cerner, voire à anticiper les exigences en vue de prévenir les
frustrations susceptibles de mettre en cause sa survie.
L'analyse fonctionnaliste part des structures politiques occidentales comme modèles.
Les besoins de la comparaison avec les structures politiques extra-occidentales la conduit à
forger d'autres notions, en rapport avec la question fondamentale : l'autoreproduction et
l'adaptation du système politique. Il s'agit de « équivalents fonctionnels « et
« multifonctionnalité des structures «. La notion d' « équivalents fonctionnels « désigne le fait


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