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Suis-je libre de tout désirer ?

Philosophie

Aperçu du corrigé : Suis-je libre de tout désirer ?



Publié le : 27/7/2005 -Format: Document en format HTML protégé

	Suis-je libre de tout désirer	?
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Angles d’analyse

 Il s’agit ici de s’interroger sur les limites du désir : il semble en effet que rien ne puisse venir borner notre puissance de désir. Désirer quelque chose ne signifie pas assouvir dans les faits ce désir. Il s’agit donc, dans un premier temps, de s’interroger sur la capacité désirante de l’homme en elle-même et sur ses éventuelles limitations.

 Mais on ne saurait oublier la double dimension du terme « peut-on « : il s’agit en effet de poser la question de cet empire absolu du désir de fait mais aussi de droit. Car en effet, le sujet engage a fortiori la question morale : doit-on tout désirer, moralement ?

 C’est donc la nature même du désir qui est ainsi mise à la question au travers son éventuelle illimitation. Pouvoir tout désirer engage donc à la fois la capacité désirante de l’homme, et donc a fortiori sa volonté, mais aussi sa capacité morale.

 C’est donc bien l’essence même du désir, a fortiori celle de la volonté qui est ici mise à la question.

Problématique

A quelles conditions peut-on accorder possibilité de fait et de droit de tout désirer ? L’indéfini du désir et cette capacité de la volonté à se porter sur n’importe quel objet (accessible ou non d’ailleurs) n’est-il pas contraire à la nature même du désir ? Doit-on, du point de vue moral et éthique tout désirer ? Ou au contraire, en tant qu’être raisonnable et perfectible, ne doit-on pas juguler cet illimitation du désir pour en concentrer l’énergie sur un objet digne d’être désirer et accomplie ?

C’est donc bien à la fois la nature du désir lui-même qui est ici à la question, mais c’est aussi l’usage légitime de cette faculté désirante qu’il faut interroger.

 



En réalité, dans le désir, le sujet pose l'absence comme infiniment préférable à la présence : en ce sens, le désir à cette négativité qui dévalorise l'être là, donné, au profit de l'absent, l'être à venir. En ce sens le mouvement du désir semble illimité : on ne saurait se satisfaire d'un objet dans lequel le désir aurait été assouvi une fois pour toute. Le désir semble donc, au moins virtuellement, pouvoir se porter sur tout, même voire surtout ce qui est difficile à acquérir voire impossible.     II-                La capacité légitime de la volonté : ordonnée à la raison     ·        On peut en effet noter cet écart entre la capacité de fait de tout désirer et la capacité de droit qui sont en réalité en conflit. Car si le vouloir tend à imiter l'absoluité de la divinité, nous restons des être mortels et finis, et donc incapables de pouvoir dépasser certaines de nos limites, notamment celle de la nature. ·        On comprend alors que si l'on peut désire de fait tout objet, on ne doit néanmoins pas le vouloir, de droit. Car il s'agit là d'une extension de la volonté, dessaisie de tout contrôle régulateur. ·        Tout désirer, c'est donc courir après des chimères que l'on ne pourra jamais atteindre, c'est donc se condamner à ne jamais atteindre et réaliser son désir. C'est donc aussi, a fortiori, se refuser l'accession au bonheur, puisque le mouvement du « tout désirer » ne s'achève jamais que dans la déception. ·        Il faut, pour être le plus assuré possible de parvenir au bonheur, orienter sa volonté à la conduite raisonnable, c'est-à-dire celle qui se contente de vouloir les choses qui dépendent d'elle, et non pas viser irrationnellement l'impossible.


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