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Les Travailleurs de la Mer - Victor Hugo - Deuxième partie : Gilliatt le malin - Livre premier. L'écueil

Littérature

Aperçu du corrigé : Les Travailleurs de la Mer - Victor Hugo - Deuxième partie : Gilliatt le malin - Livre premier. L'écueil



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Publié le : 7/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

 Les Travailleurs de la Mer - Victor Hugo - Deuxième partie : Gilliatt le malin - Livre premier. L'écueil
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Le vocabulaire des couleurs est très présent dans ce passage des Travailleurs de la mer. On y trouve, en effet, des couleurs généralement associées à la mort : le vert (lié, pour nombre d'écrivains du xixe siècle, au mal) avec les « verdissements « (l. 11), le noir et le violet (l. 21), fréquemment associés au trépas et au deuil. C'est, toutefois, le rouge qui est le plus souvent cité ici avec les mots suivants : « rougeurs « (l. 5), « pourpres « (l. 10), « vermeilles « (l. 11), « écarlates « (l. 21), « les fils rouges « (l. 24-25) et la « rouille « (l. 18). Le rouge est donc la couleur dominante du passage ; elle fait entrer le lecteur dans un univers marqué par la mort violente, l'assassinat (le naufrage fait naître ces images de « meurtre « et de « boucherie « [1. 12 et 71). Le décor devient ainsi le lieu macabre d'une tuerie ancienne dont les traces seraient encore figurées dans la roche grâce aux colorations naturelles diverses (l. 89) mais toutes orientées par l'association du rouge avec le champ lexical du sang : « sang «, « boucherie « (l. 5 et 7), « meurtre « « extermination « (l. 12), « assassinat « (l. 13), « agonies « (l. 15), « charnier « et « carnage « (l. 8, 16), « viscères «, «poumons frais «, «foies pourrissant « (l. 22-23). Hugo place ainsi son personnage - et le lecteur - dans un univers morbide, les faisant pénétrer de plain-pied dans l'horreur du naufrage qui a eu lieu auparavant et dont Gilliatt croit découvrir la trace.



Ce que Gilliatt, du haut de l'épave, pouvait apercevoir du défilé faisait horreur. Il y a souvent dans les gorges granitiques de l'océan une étrange figuration permanente du naufrage. Le défilé des Douvres avait la sienne, effroyable. Les oxydes de la roche mettaient sur l'escarpement, çà et là, des rougeurs imitant des plaques de sang caillé. C'était quelque chose comme l'exsudation saignante d'un caveau de boucherie. Il y avait du charnier dans cet écueil. La rude pierre marine, diversement colorée, ici par la décomposition des amalgames métalliques mêlés à la roche, là par la moisissure, étalait par places des pourpres affreuses, des verdissements suspects, des éclaboussures vermeilles, éveillant une idée de meurtre et d'extermination. On croyait voir le mur pas essuyé d'une chambre d'assassinat. On eût dit que des écrasements d'hommes avaient laissé là leur trace ; la roche à pic avait on ne sait quelle empreinte d'agonies accumulées. En de certains endroits ce carnage paraissait ruisseler encore, la muraille était mouillée, et il semblait impossible d'y appuyer le doigt sans le retirer sanglant. Une rouille de massacre apparaissait partout. Au pied du double escarpement parallèle, épars à fleur d'eau, ou sous la lame, ou à sec dans les affouillements, de monstrueux galets ronds, les uns écarlates, les autres noirs ou violets, avaient des ressemblances de viscères ; on croyait voir des poumons frais, ou des foies pourrissant. On eût dit que des ventres de géants avaient été vidés là. De longs fils rouges, qu'on eût pu prendre pour des suintements funèbres, rayaient du haut en bas le granit. Ces aspects sont fréquents dans les cavernes de la mer. Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer




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