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Victor Hugo : Châtiments : Chanson (VII, 6)

Littérature

Aperçu du corrigé : Victor Hugo : Châtiments : Chanson (VII, 6)



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Document transmis par : michael17149


Publié le : 15/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Victor Hugo : Châtiments : Chanson (VII, 6)
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Lorsqu'il écrit Les Châtiments, Victor Hugo est animé par deux sentiments d'égale violence. C'est d'abord la haine pour Louis-Napoléon, parjure et tyran ; haine d'autant plus vive que le poète a cru de bonne foi en cet homme et a milité pour son élection à la présidence de la République. C'est ensuite la volonté de réveiller le peuple français, qui paraît avoir accepté le coup d'État avec passivité, voire indifférence.

Aussi Hugo va-t-il glisser dans son livre dix poèmes, intitulés « Chanson «. Ces textes, destinés à être repris par le public, portent même parfois l'indication de la musique sur laquelle ils doivent être chantés. Sans doute Hugo espère-t-il sincèrement que ces textes connaîtront un succès populaire et que, devenus autant d'hymnes frondeurs, ils entretiendront un esprit de révolte.

Cet espoir n'est d'ailleurs pas absurde : le pouvoir d'une chanson est bien réel. Qu'on pense par exemple à La Marseillaise, à L'Internationale ou au Chant des Partisans . .. Participant à la révolution de 1848, Victor Hugo a pu entendre les émeutiers entonner sur leurs barricades le Chant des Girondins composé par Alexandre Dumas. Il ne pouvait ignorer, en tout cas, le succès de Béranger (1780-1857).



Texte étudié : 

Sa grandeur éblouit l'histoire.
      Quinze ans, il fut
Le dieu que traînait la victoire 
      Sur un affût ;
L'Europe sous sa loi guerrière 
      Se débattit. -
Toi, son singe, marche derrière,
      Petit, petit.

Napoléon dans la bataille,
      Grave et serein,
Guidait à travers la mitraille
      L'aigle d'airain.
Il entra sur le pont d'Arcole, 
      Il en sortit. -
Voici de l'or, viens, pille et vole,
      Petit, petit.

Berlin, Vienne, étaient ses maîtresses ;
      Il les forçait,
Leste, et prenant les forteresses 
      Par le corset ;
Il triompha de cent bastilles 
      Qu'il investit. -
Voici pour toi, voici des filles,
      Petit, petit.

Il passait les monts et les plaines, 
      Tenant en main
La palme, la foudre et les rênes 
      Du genre humain ;
Il était ivre de sa gloire 
      Qui retentit. -
Voici du sang, accours, viens boire,
      Petit, petit.

Quand il tomba, lâchant le monde,
      L'immense mer
Ouvrit à sa chute profonde 
      Le gouffre amer ;
Il y plongea, sinistre archange, 
      Et s'engloutit. -
Toi, tu te noieras dans la fange,
      Petit, petit.

Victor Hugo, "Châtiments" (VII, 6)




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