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Victor HUGO: Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites

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Victor HUGO: Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites

Littérature

Aperçu du corrigé : Victor HUGO: Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites



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Document transmis par : Simon17250


Publié le : 16/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Victor HUGO: Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites
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Ce poème est extrait de Toute la Lyre, recueil publié en 1888, trois ans après la mort de Victor Hugo. La lyre, petite harpe à sept cordes, est l'instrument traditionnellement attribué à la muse de la poésie.

Ce recueil posthume est composé de textes écrits pour la plu-part pendant l'exil anglo-normand. Il est divisé en huit parties, correspondant à sept « cordes «, c'est-à-dire sept sources d'ins-piration (que l'on peut identifier comme l'Humanité, la Nature, la Sagesse, l'Art, le Poète, l'Amour et la Fantaisie), plus une « corde d'airain « correspondant à des poèmes sur la guerre et les questions sociales. Le poème que nous étudions est extrait de la troisième partie.

Lorsqu'il écrit ce texte, Victor Hugo a environ soixante ans, âge qui lui donne quelque droit à faire valoir son expérience. Il composera d'ailleurs sur ce thème plusieurs poèmes (non publiés de son vivant), prodiguant aux « jeunes gens «, sur un ton tour à tour grave, enflammé, ironique ou complice, des conseils sur la façon de mener leur vie.

 



 

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -
Ecoutez bien ceci :

Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu ;
Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et caetera,
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l'individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face,
Dit : - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel. -

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

 

 




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