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Victor HUGO : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée

Littérature

Aperçu du corrigé : Victor HUGO : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée



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Document transmis par : pauline17257


Publié le : 16/9/2006 -Format: Document en format HTML protégé

Victor HUGO : Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée
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Tout le poème apparaît comme une description, dans laquelle les notations familières se mêlent aux éléments épiques, c'est-à-dire aux exagérations propres aux récits héroïques du Moyen Age. Mais le premier vers nous avertit immédiatement qu'il s'agit en réalité d'une allégorie, d'un récit qui doit s'interpréter au sens figuré et contient un enseignement moral.

Ce premier vers évoque en effet les « clairons de la pensée «. Il s'agit d'une métaphore : les clairons symbolisent les manifestations de la pensée, de la Vérité ; et sans doute plus particulièrement les oeuvres de Victor Hugo lui-même. L'effet typographique souligne encore la parabole : la ligne sautée entre les vers 1 et 2 marque un changement de ton, une pause, et fait ainsi apparaître le poème comme une illustration de la première phrase.

Il est d'ailleurs intéressant de noter que le texte tout entier se compose de trois phrases seulement : une phrase d'introduction (un vers), une phrase de conclusion (un vers) et, entre les deux, une longue phrase descriptive constituant le corps du poème. Les éléments essentiels du texte, l'introduction et la « surprise « finale, sont ainsi parfaitement mis en valeur.

Le corps du poème (vers 2 à 25) est construit sur un double effet : une progression dramatique vers le dénouement, une opposition entre l'attitude des Hébreux et celle des habitants de Jéricho.

 



 

Victor HUGO   (1802-1885)

 

Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée

 

Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée.

 

Quand Josué rêveur, la tête aux cieux dressée,

Suivi des siens, marchait, et, prophète irrité,

Sonnait de la trompette autour de la cité,

Au premier tour qu'il fit, le roi se mit à rire ;

Au second tour, riant toujours, il lui fit dire :

" Crois-tu donc renverser ma ville avec du vent ? "

À la troisième fois l'arche allait en avant,

Puis les trompettes, puis toute l'armée en marche,

Et les petits enfants venaient cracher sur l'arche,

Et, soufflant dans leur trompe, imitaient le clairon ;

Au quatrième tour, bravant les fils d'Aaron,

Entre les vieux créneaux tout brunis par la rouille,

Les femmes s'asseyaient en filant leur quenouille,

Et se moquaient, jetant des pierres aux Hébreux ;

À la cinquième fois, sur ces murs ténébreux, 

Aveugles et boiteux vinrent, et leurs huées

Raillaient le noir clairon sonnant sous les nuées ;

À la sixième fois, sur sa tour de granit

Si haute qu'au sommet l'aigle faisait son nid,

Si dure que l'éclair l'eût en vain foudroyée,

Le roi revint, riant à gorge déployée,

Et cria : " Ces Hébreux sont bons musiciens ! "

Autour du roi Joyeux riaient tous les anciens

Qui le soir sont assis au temple, et délibèrent.

 

À la septième fois, les murailles tombèrent.

 




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