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VIETNAM (guerre du)

Histoire-géographie

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Publié le : 5/4/2012 -Format: Document en format HTML protégé

VIETNAM   (guerre du)
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La guerre du Vietnam (1955-1975), qui implique principalement les États-Unis comme puissance d'intervention, fait suite à la guerre d'Indochine (1945-1954) conduite par la France. La guerre du Vietnam, en s'étendant à toute la région, deviendra une seconde guerre d'Indochine. En Indochine, le gouvernement français de Pierre Mendès France abandonne délibérément l'initiative, en 1954-1955, aux États-Unis, politiquement et financièrement engagés dans le conflit indochinois depuis l'accord franco-américain du 8 mai 1950, en vertu de la politique du containment (endiguement) anticommuniste en Asie. Washington, qui n'a pas signé les accords de Genève, est déterminé à faire du Sud-Vietnam une nouvelle Corée du Sud et le pivot de l'OTASE (Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est), créée le 8 septembre 1954 à Manille pour faire barrage au communisme et au neutralisme dans la région. Les administrations Eisenhower (1953-1961) puis Kennedy (1961-1963) entendent consolider la République du Vietnam, créée en 1956 par Ngo Dinh Diem, à laquelle ils fournissent 60 % de ses ressources budgétaires de 1955 à 1960 ; ils instruisent et équipent son armée, sa police et sa bureaucratie. La répression anticommuniste lancée par Diem dès 1955 met fin au projet d'élections libres prévu à Genève pour réunifier le Vietnam ; elle amène également les communistes à réactiver la guérilla (le Vietcong) à partir de 1956 et à créer le 20 décembre 1960 le Front national de libération (FNL), façade frontiste dans le Sud du Lao Dong (Parti du travail, nom du Parti communiste vietnamien (PCV) de 1951 à 1976). En 1960-1961, la guerre a repris au Centre et au Sud, de même qu'au Laos l'affrontement entre l'armée royale et le Pathet Lao communiste. Vers une intervention militaire directe. L'incapacité du régime de Diem à venir à bout de la nouvelle résistance que soutient une partie de la paysannerie du Sud, les contacts secrets qu'il prend à Hanoi à l'été 1963, la répression implacable qu'il mène contre l'opposition bouddhiste et son isolement conduisent les États-Unis à appuyer son renversement par les généraux sud-vietnamiens le 1er novembre 1963. Ces derniers ne font que se déchirer d'un putsch à l'autre jusqu'à l'établissement, le 11 juin 1965 de la dictature du général Nguyen Van Thieu (1923-2001). Cela conduit à l'intervention militaire directe et massive des États-Unis (premiers bombardements au nord du 17e parallèle le 7 février et débarquement des marines le 8 mars 1965). C'est l'escalade, au lieu de la guerre courte escomptée par le président Lyndon B. Johnson (1963-1969), car l'Amérique s'enlise dans une guerre d'usure où elle engage jusqu'à 500 000 hommes (chiffre de 1968). La RDV (République démocratique du Vietnam) et le FNL sont ravitaillés par la Chine et l'URSS via la « piste Ho Chi Minh « laotienne et cambodgienne, tandis que la guerre s'étend au Laos et au Cambodge, où, après le renversement du roi Norodom Sihanouk par le général Lon Nol en 1970, la guérilla des Khmers rouges gagne du terrain. Une guerre " pour l'exemple ". Pour Robert McNamara (secrétaire d'État américain à la Défense, 1961-1968) et les stratèges américains, c'est une guerre pour l'exemple, pour le devenir du tiers monde, destinée à y prévenir de nouvelles révolutions communistes. En fait, c'est un conflit sans issue, où s'opposent d'une part la stratégie vietnamienne de la guerre au sol « du faible au fort «, combinant guérilla, opérations conventionnelles, mobilité maximum, et d'autre part la stratégie américaine des bombardements intensifs sur la RDV et le Sud. Les unités du FNL et celles de la RDV infiltrées au Sud infligent de sérieux revers à l'armée du Sud, peu combative et non motivée, ainsi qu'aux troupes américaines, tandis que s'amplifient aux États-Unis la révolte des campus et le mouvement antiguerre. Le tournant du conflit est l'offensive du Tet lancée en janvier-février 1968 par les troupes communistes sur les villes du Sud. C'est un lourd échec militaire pour le FNL, mais un immense succès politique dans la bataille pour l'opinion américaine et mondiale. De toute évidence, l'Amérique, si elle n'est pas militairement vaincue, ne peut gagner la guerre. Des accords de Paris à la réunification. Elle envisage un désengagement progressif. C'est l'ouverture des négociations de Paris (Henry Kissinger-Lê Duc Tho) le 13 mai 1968 en même temps que l'adoption par l'administrationNixon (1969-1974) de la « vietnamisation « du conflit préconisée en 1969 par H. Kissinger : militarisation totale du Sud, renforcement de l'armée « sudiste « qui comptera jusqu'à un million d'hommes, soutenue par l'intensification des bombardements de l'US Air Force (au total, l'Indochine aura reçu plus de bombes que les puissances de l'Axe de 1940 à 1945). La conférence de Paris aboutit péniblement au compromis des accords de Paris (27 janvier 1973). Simple trêve à peine observée quelques mois. Le 1er juillet 1973, le Congrès américain interdit toute nouvelle opération militaire américaine en Indochine. Les Khmers rouges font leur entrée à Phnom Penh le 17 avril 1975 et une offensive éclair est déclenchée par les Nord-Vietnamiens le 9 mars. Saigon tombe le 30 avril, le Pathet Lao prend Vientiane le 30 août. Washington, paralysé depuis le scandale du Watergate (1971), a laissé faire. Le 2 juillet 1976, le Vietnam est réunifié sous l'égide du Nord. La seconde guerre indochinoise, plus atroce encore que la première, a fait de deux à trois millions de morts, deux millions et demi de blessés et d'invalides, et des destructions incalculables (2,8 millions d'hectares ravagés à l'aide de défoliants par l'US Air Force, etc.). Vingt années de retard supplémentaire ont été prises dans la lutte contre le sous-développement de la péninsule… Coût incalculable qu'en ce tournant de siècle les peuples d'Indochine n'en finissent pas de payer. Daniel HÉMERY




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