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Publié le : 10/4/2013 -Format: Document en format HTML protégé

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1 PRÉSENTATION

villes, histoire des, histoire de l’espace urbain, par opposition à l’histoire des campagnes. Centre des pouvoirs et lieu privilégié du savoir et de la culture, les villes n’ont longtemps abrité qu’une minorité de la population, mais ont joué un rôle majeur dans l’histoire de l’humanité.

2 DES PREMIÈRES VILLES AUX VILLES ROMAINES
2.1 Les premières villes

Les villes apparaissent entre 4000 et 3500 av. J.-C. en pays sumérien, puis en Égypte à la fin du IVe millénaire. Jusqu’alors, les hommes habitaient des villages, essentiellement voués à l’agriculture. Ces villages coexistaient, sans relations hiérarchiques. L’arrivée des villes change cet état de fait ; la complexification des groupes sociaux, l’intensification des échanges, la naissance de pouvoirs locaux impliquent l’administration d’un territoire plus vaste que celui dominé par le village. C’est la ville qui abrite et incarne ces nouveaux pouvoirs ; en assurant les échanges commerciaux, la ville favorise le développement en son sein d’un artisanat varié. Dès lors, la structure sociale de la ville se hiérarchise à son tour. Les besoins nés de l’administration des territoires suscitent l’invention de l’écriture, à la fin du IVe millénaire et aboutissent à la création d’un État qui prend souvent la forme monarchique.

2.2 La cité-État grecque

Au IIIe millénaire, le monde grec voit émerger de petites villes. En Crète, la ville de Mallia, aux rues dallées et aux quartiers bien découpés, abrite peut-être dix mille habitants. Dans les villes mycéniennes dominées par des palais, se développe un réel État (1400-1200 av. J.-C.), utilisant le linéaire B, une écriture originale à vocation comptable. La société de ces villes est très hiérarchisée, dirigée par le wanax, le roi. Après le déclin de ces civilisations, des villes importantes, comme Thèbes, leur survivent.

Ces cités évoluent, et la plus célèbre d’entre elles, Athènes, donne naissance à un régime politique original, la démocratie. La cité est le point vers lequel convergent les citoyens pour discuter des lois à l’ecclésia, assemblée qui se tient sur la colline appelée Pnyx. Assis sur des gradins, les citoyens écoutent les orateurs et peuvent intervenir dans les débats. En quelque sorte, la démocratie procède de la ville, car un tel régime n’aurait sans doute pu naître dans un village et, moins encore, émerger d’un État plus vaste qu’Athènes. En tant que cité-État, la cité attique a pu expérimenter la démocratie directe, c’est-à-dire la forme de démocratie la plus élémentaire et la plus simple à conceptualiser. Il fallait pour cela une unité de lieu — ce qui limite la taille du territoire couvert — et une population point trop importante. Les Grecs ont résolu ce problème en excluant de la citoyenneté de nombreuses catégories de population : au ve siècle av. J.-C., âge d’or de la démocratie athénienne, seuls 40 000 hommes sont citoyens sur environ 350 000 habitants (femmes, enfants, métèques et esclaves).

Cependant, la structure de la cité-État, caractéristique de la Grèce antique, n’engendre pas forcément la démocratie : à Athènes d’abord, où règnent la tyrannie et la monarchie ; ailleurs également, d’autres cités développent des systèmes spécifiques. Sparte, la cité militaire, en est l’exemple le plus célèbre ; les enfants subissent des épreuves très brutales, comme le vol de fromage sur l’autel d’Orthia, sous les coups de fouets, ou comme la cryptie, épreuve longue et difficile (le crypte doit quitter la ville sans armes et survivre une année dans les montagne, vivant de chasse ou de vol ; interdiction lui est faite de se montrer durant cette période). Le citoyen est un militaire qui voue sa vie entière à la cité. La cité domine les hilotes, paysans asservis, et les périèques, populations vivant en bordure du territoire. Ici s’impose avec force une des caractéristiques de la cité à travers les âges, la domination politique, économique et militaire.

2.3 L’Urbs, la ville modèle

Quelques siècles plus tard, c’est l’Italie qui marque une avancée majeure de la civilisation urbaine. Rome, en tant que capitale d’un empire issu de cinq siècles de conquêtes, incarne le modèle urbain par excellence : elle est l’Urbs (la ville en latin). Installée sur les bords du Tibre et occupant les célèbres Sept Collines, elle est au cœur d’un système de domination politique, économique et surtout culturel. Centre du monde occidental, elle devient progressivement un monstre urbain, par comparaison à la taille modeste des villes qui lui sont contemporaines. À son apogée, au iie siècle apr. J.-C., elle atteint en effet un million d’habitants. La domus, maison à atrium, est de plus en plus concurrencée par des habitations nécessitant moins d’espace, les insulae. Comme à Ostie, ces maisons n’ont plus d’atrium et, surtout, possèdent jusqu’à sept ou huit étages. Elles peuvent atteindre une hauteur élevée, aussi l’empereur Auguste cherche-t-il à interdire la construction de maisons de plus de 20 m de haut ; l’approvisionnement en eau, portée à dos d’hommes y est difficile. Au rez-de-chaussée se trouvent des boutiques, tandis que chaque étage est découpé en appartements. La faible épaisseur des murs et la mauvaise qualité de certains immeubles les fragilisent énormément. Ils risquent à tout moment de s’écrouler. Le risque du feu est très important, ce que rappelle le célèbre incendie de 64 apr. J.-C.

L’immensité d’un tel empire le rend difficilement contrôlable. Pour résoudre cette difficulté, les Romains s’appuient sur les villes, qui deviennent les centres du pouvoir politique et militaire. Les cités de l’empire sont également la vitrine et le point de greffe de la culture romaine. Là réside l’explication de la grande uniformité architecturale des villes dans tout l’empire, dont témoignent avec éclat les vestiges archéologiques. C’est donc sur le modèle de Rome que les villes de l’empire se développent. Partout, à l’exception de différences ponctuelles relevant de l’histoire, du relief ou des matériaux disponibles, on retrouve les axes principaux (cardo et decumanus), les rues avec leurs intersections à angle droit et les mêmes lieux importants de l’urbanisme. Tout d’abord, le forum, place dallée, entourée de boutiques et des bâtiments de la vie municipale ; les bâtiments ont une fonction précise et toujours similaire : la curie abrite les réunions du sénat local, la basilique héberge les tribunaux, les thermes sont des établissements de bains. S’y ajoutent les théâtres, les amphithéâtres, les cirques et les aqueducs, autant d’empreintes romaines sur les terres conquises. Cette influence se prolonge sur une majeure partie du territoire rural, par le biais du cadastre, qui suit les lignes directrices imposées par le tracé des parcelles urbaines. Ainsi, la ville impose son modèle au-delà de ses murs, mais elle n’y parvient qu’imparfaitement, les résistances à la romanisation étant plus fortes dans les campagnes.

3 LES VILLES MÉDIÉVALES

La grande crise qui suit la chute de l’Empire romain au ve siècle ne touche pas que les campagnes. Elle se manifeste plus durement peut-être encore dans les villes, qui ne subviennent pas par elles-mêmes à l’alimentation de leurs habitants. Elles connaissent donc des difficultés précoces et subissent une sérieuse contraction. Les grandes villes de l’époque romaine ont pâli, leur population a faibli et s’est retirée à l’intérieur des remparts, atteignant rarement 5 000 habitants. C’est la prospérité, de retour au xie siècle, qui redonne leur chance aux villes.

3.1 Le pouvoir urbain

Profitant de leur croissance, les villes connaissent un mouvement communal, moment de revendications des bourgeoisies contre le seigneur de la ville. Par la violence ou contre paiement, ce mouvement obtient une charte, qui fixe les droits et les libertés de chacun. La ville devient alors un petit État. Elle est dirigée par les consuls au sud de la France et en Italie, par le maire et ses échevins dans le nord de la France. Ce sont souvent les patriciens qui monopolisent ces pouvoirs, grâce au système de la cooptation. Fière de sa relative indépendance, même si elle reste soumise au roi, la ville multiplie les signes attestant de son pouvoir. Aux symboles comme le sceau de la ville s’ajoutent des bâtiments, comme l’hôtel de ville et le beffroi. La ville domine les campagnes qui l’environnent ; elle assure la protection militaire des villageois derrière ses remparts, et exige de ces derniers une participation aux frais d’entretien des murailles. En investissant dans la terre de l’arrière-pays, la bourgeoisie urbaine s’assure aussi une domination foncière sur l’espace rural voisin.

3.2 Le paysage urbain médiéval

La ville médiévale est souvent cernée de murs, qui distinguent avec netteté l’espace urbain et l’espace rural. Même si leur fonction première est de protéger la ville des agressions, les remparts perm...



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