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Alfred Musset On ne badine pas avec l'amour

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Alfred Musset On ne badine pas avec l'amour

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Aperçu du corrigé : Alfred Musset On ne badine pas avec l'amour



Document transmis par : marioncnl-277053


Publié le : 7/5/2016 -Format: Document en format HTML protégé

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Alfred Musset On ne badine pas avec l'amour
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ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR (1834)
Présentation
- La pièce fut publiée le 1er juillet 1834 dans la Revue des deux mondes. Comme les autres pièces de théâtre de Musset, elle ne fut jouée que beaucoup plus tard. La première représentation eut heu le 18 novembre 1861. D n'y eut pas besoin, à cette occasion, de modifier la structure dramaturgique de la pièce. Simplement, le frère de Musset, Paul, en atténua le caractère irréligieux, la commission d'examen de la Comédie-Française ayant demandé quelques suppressions.
Au théâtre, l'accueil fut d'abord un peu mitigé, le texte étant jugé trop poétique. Par la suite, la pièce connut un succès indéniable (elle a été jouée plus de six cents fois, seulement à la Comédie-Française). Depuis 1923, on joue le texte intégral de Musset, et non le texte modifié par son frère. - On ne badine pas avec l'amour est un « proverbe ». A quoi correspond ce genre littéraire ? Le « proverbe » est un jeu mondain qui remonte au XVIIIème siècle et qui se pratiquait dans les salons : la représentation d'une petite comédie donnait l'occasion de trouver le « mot », c'est-à-dire le proverbe inspirateur de la scène. Le jeu disparaît pendant la Révolution. Il réapparaît au XIXe siècle et s'oriente vers des considérations philosophiques et sociales (Vigny : Quitte pour la peur). Musset reprend le genre vers 1834 et l'oriente dans une direction dramatique qui n'est pas étrangère, sans doute, à son état affectif d'alors. Musset avait d'abord envisagé d'écrire cette pièce en alexandrins, et il reste le début de l'acte I en vers (alternance de répliques entre le ch?ur et Blazius). Par la suite, nous dit Paul, le frère de Musset, celui-ci « comprit que dans une composition de ce genre, la prose convenait mieux que les vers ». On peut citer quelques-uns de ces vers, qui feront comprendre le caractère rythmé des premières répliques en prose : « Sur son mulet fringant doucement ballotté Dans les bluets en fleurs, Messer Blazius s'avance Gras et vêtu de neuf, l'écritoire au côté. »
L'observation du texte fait apparaître l'extrême rigueur et l'extrême originalité de cette scène d'exposition. Elle se fait en cascade, en miroir réfléchissant, de façon parallèle, en quadrille.
Le ch?ur présente Blazius... qui présente Perdican. Le ch?ur présente Pluche... qui présente Camille.

I. Une scène d'exposition

1. Le temps et le lieu
L'action se passe à la saison des vendanges, devant un château, dans un coin de la province française. Ce château semble isolé au milieu de ses terres, des champs émaillés de « bluets ». La déférence des paysans envers leur seigneur, le propriétaire du château, permet de penser que la Révolution n'a pas encore tenté de niveler les conditions et les classes sociales : maître Blazius l'appelle « M. le Baron » et dame Pluche, « monseigneur ». Les personnages vivent donc sous l'Ancien Régime, mais à une époque indéterminée.
Outre le lieu et le temps, la scène donne un aperçu des m?urs dans le domaine de l'éducation. Conformément à une tradition ancestrale, les nobles confient leurs fils à des précepteurs, dès le plus jeune âge (quatre ans pour Perdican), puis les envoient, adolescents, à la Sorbonne à Paris, d'où ils reviennent chargés de titres universitaires (Perdican a été reçu « docteur »), férus de connaissances (Perdican connaît le nom latin de toutes les plantes) et rompus aux usages du monde (Blazius admire l'élégance d'expression de son ancien élève). L'éducation des filles se fait également loin de la famille : elles sont élevées dans un couvent, d'où elles ne sortent qu'à leur majorité. Elles y ont appris la « sagesse » et la « dévotion », à en croire Dame Pluche.

2. Présentation des personnages en miroir réfléchissant

Elle est subtile et tout à fait caractéristique du théâtre.

Trois acteurs seulement prennent la parole dans cette scène d'exposition, maître Blazius, dame Pluche et le coryphée. Le ch?ur, dont le coryphée est le porte-parole, est censé représenter l'âme collective, les paysans sujets du baron. Les autres paysans ne sont que des figurants, dont il faut imaginer la gestuelle. C'est sur les paroles du coryphée que s'ouvre et se ferme la scène, c'est lui qui dialogue avec maître Blazius et dame Pluche, qui n'ont pas l'occasion de se croiser.

En présentant Blazius, le ch?ur révèle son physique et son caractère (première tirade) ; puis Blazius lui-même se révèle dans ses premières paroles : il y a coïncidence entre les deux images, comme dans un miroir (bon vivant, gros gras, gentil, porté sur le vin).

En présentant Dame Pluche, le ch?ur révèle, de la même façon, son physique et son caractère ; puis Dame Pluche elle-même se révèle dans ses premières paroles. Il y a coïncidence entre les deux images, comme dans un miroir (vieille fille sèche et revêche, portée sur la bigoterie). On peut même approfondir l'idée de miroir en parlant de miroir déformant, qui fait de chaque présentateur (Blazius, Dame Pluche) le double grotesque du personnage présenté (Perdican, Camille) ou bien de chaque personnage présenté le double valorisé de son présentateur.

Présentation parallèle et en cascade: elle apparaît clairement dans les deux présentations précédentes.
Le ch?ur Le ch?ur
???????????????????????????????????????
Blazius Dame Pluche
?????
Perdican Camille


Le parallélisme fait ressortir les différences :

Maître Blazius et dame Pluche forment deux personnages antithétiques bien qu'ils aient occupé auprès de leur élève respectif la même fonction éducative.
Ils s'opposent par leur physique : en la personne de maître Blazius Musset campe une figure de bon vivant tout en rondeurs (il est comparé successivement à un « poupon » et à une « amphore »), dont témoignent le « ventre rebondi » et le « triple menton ». Il subit déjà les disgrâces de la vieillesse : il n'est plus jeune (on le compare irrévérencieusement à une amphore « antique »), il a pris de l'embonpoint, il a besoin d'une chaise pour descendre de sa mule.
À l'opposé, dame Pluche est maigre et sèche, avec ses « mains osseuses », ses « longues jambes » décharnées et ses « tibias », auxquels on compare les « blés secs ».
Leur cara...


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