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les bonnes de Jean genet

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Publié le : 4/2/2016 -Format: Document en format HTML protégé

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les bonnes de Jean genet
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Introduction

I.          Les Bonnes de Jean Genet, est une pièce écrite à la demande de Louis Jouvet, reprit plusieurs fois, entre la première version édité en 1947 et la version définitive en 1968, elle fut reprise par Louis Jouvet et Jean Genet, afin de convenir à une représentation au théâtre plus simple, mais aussi a s&apos;adapter aux enviers de Louis Jouvet et de Jean Genet.

La véritable histoire de cette pièce reste assez flou. A propos de l’écriture de la pièce, Jean Genet, change de version selon les années, et celle de Louis Jouvet ne correspond pas exactement a une des versions de Jean Genet. Une histoire de l’écriture de la pièce, qui reste donc très superficielle.

 

En ce qui concerne le thème de la pièce, il fut inspiré par un fait divers réel, celui des sœurs Papin, en 1933, les deux sœurs qui étaient au service d’une famille bourgeoise, assassinent sauvagement leurs patronnes. Pourtant dans les Bonnes, de Jean Genet, les deux Bonnes ne vont pas faire preuve de sauvagerie, bien qu’on les en croit capable, et n’assassinent pas leur patronne, l’une des Bonnes tue l’autre. Ce n’est donc pas un mélodrame sanglant, comme l’on pourrait en qualifier l’affaire des sœurs Papin, il s’agit plutôt d’un rite célébral débouchant sur un meurtre-suicide.

La chute de la pièce fut inspiré, comme l’a confirmé Jean Genet lors d’un interview, de la chanson de Cocteau « Anna la bonne ». A la fin de la chanson, la bonne assassine sa maîtresse à l’aide d’un poison. L’idée du poison, et donc d’un assassinat bien moins sanglant que celui des sœurs Papin, vient donc de cette chanson de Cocteau.

 

Nous aurions tendance a qualifier cette pièce de tragique, puisque qu’elle reprend les fameuses unités de la tragédie. Le cadre temporel est respecté puisque la pièce se déroule de la soirée jusqu’à 1h du matin. Le cadre spatial est représenté par la seule chambre de Madame, lieu de luxure, de féminité mais aussi d’érotisme, qui est en quelques sortes souillé par le jeu fantasmatique des Bonnes. L’unité d’action tourne autour du destin des Bonnes.

Pourtant la pièce est dramatique, conjugant à la fois comique et violent, sans oublier le caractère cyclique de leur cérémonie, avec plusieurs indications de répétitions dans leurs répliques.

 

On pourrai croire en premier abord en un plaidoyer sur le sort des domestiques, pourant comme les précise Jean Genet, dans ses explications sur « Comment jouer les Bonnes », cette pièce est un conte. Il est certes question de la relation maitre/valet, pourtant il ne valorise ni la noblesse ni la domesticité. Sa pièce vise à montrer la violence et l’aliénation des Bonnes. A travers cette pièce, il cherche a transmettre sa propre humiliation et sa solitude.      Il ne faut pas oublier que Jean Genet est un marginal, il a fait de la prison, et se revendique comme tel. Sa pièce avait donc peu de chance d’être dans les règles.

Jean Genet cherche à désorienter le spectateur, à le surprendre.

D’entrée par l’originalité de la pièce en elle-même. La scène d’exposition qui est d’ordinaire placé au début de la pièce, afin d’aider le spectateur à comprendre, ne se trouve qu’à partir de la deuxième partie de la pièce.

Ensuite, Jean Genet nous surprend par l’histoire de la pièce joué, nous avons sous nos yeux, une existence fantasmatique. Comme nous ne sommes pas dans l’esprit des Bonnes, nous avons du mal à suivre. Nous pouvons facilement lier cette existence fantasmatique à de la magie, où les personnages s’interchangent sans difficultés, seulement avec des mots.

La scène d’exposition ne venant que tardivemment, aide tout de même le spectateur a comprendre l’histoire, à comprendre le fantasme joué des Bonnes.

Le rythme, lui aussi lié au côté fantasmatique de la pièce, désoriente le spectateur. Il y a de brusques changements de tempo, des rythmes qui sont pulsionnels, ce qui donne un mouvement dramatique à l’œuvre.

Ce changement de tempo est lié, aux différentes contradictions de l’œuvre ; de l’amour vers la haine par exemple.

        Comme nous l’avons dit, Jean Genet ne cherche pas a réaliser un plaidoyer sur la situation des domestiques, sa visée est bien différente et bien plus personnelle. Pour écrire cette pièce, il s’inspire de sa propre histoire, pour transmettre sa douleur à travers les personnages. Le mal être des Bonnes, n’est autre que celui de Jean Genet, tout comme leur solitude.

 

Jean Genet, est né d’un père inconnu, il fut abandonné par sa mère étant très jeune. Il n’a donc pas de racines et de personnes à qui se référer. Tout comme les Bonnes, qui se sont créent, faute de mieux, une référence absolue sous le nom de « Madame ». Elle projette sur elle à la fois de l’amour, mais aussi de la haine, comme nous le verrons plus loin.

 

Tout comme Jean Genet, elles vont s’affirmer et revendiquer leur liberté à travers un crime. Pour Jean Genet, il s’agit uniquement du vol, alors que pour les Bonnes, il y a certes des vols : Elles lui volent des petits objets, son apparence, son attitude, son langage, et jusqu’à sa mort lors de leur cérémonie. Le crime qui est le plus grave, et qui devra les rendre libre totalement, est le meurtre. Elles projettent de tuer Madame, mais faute d’y parvenir, Solange finit par empoisonner sa sœur, Claire. En atteignant ainsi par le crime : la liberté.

Encore une fois, tout comme Jean Genet, les Bonnes se disent « pour le bagne », comme Jean Genet est allé en prison et se reconnaît en tant que prisonnier libre. Jean Genet, comme ces personnages ne se sentent libre et eux-mêmes qu’à travers le bagne.

 

Le second message que Jean Genet fait passer à travers sa pièce, est celui de l’importance du regard d’autrui. Comme il le dit : « On n’existe que par autrui, aussi bien, lorsqu’il est là et qu’il vous donne des ordres, que lorsqu’il est absent ».  Le plus fort symbole de ce regard des autres, est la fenêtre de la chambre de Madame, qui est aussi symbole de liberté. La fenêtre donne sur le monde, elle donne donc sur les autres ; Les Bonnes s’adressent à ses autres et leurs donne une certaine importance.

Comme le dit Solange, elles veulent être reconnu, Solange veut être « LA Lemercier » (encore en référence aux sœurs Papin), elle ne veut plus être reconnu en tant que domestique, mais en tant que grande criminelle, ce qu’elle pense être. Elle a un soucis de reconnaissance, qu’elle exprime en se tournant vers cette fenêtre.

II.           Jean Genet, ne dresse pas de portrait explicite de chaqu&apos;unes des deux Bonnes, pourtant, quand on regarde les mots qu&apos;il utilise pour les décrire et décrire leurs attitudes, il y a bien une différence a noter.

Pour commencer, rien que dans leurs prénoms nous pouvons lire les grandes lignes de leurs personnalités : Claire, comme son prénom l’indique est clair, lumineuse, elle est la lucidité ; tandis que Solange est à la fois solaire et céléste.

Claire est la cadette, elle a peur de sa sœur ainé Solange, qui est la plus dure et la plus violente des deux. Claire domine sa sœur quand elle joue Madame, au moment où celle-ci domine et donne des ordres a sa bonne.

Durant leur cérémonie, Claire et Madame-Claire sont très différentes, Claire passe d’une Madame-Claire impérieuse, cassante à la une vraie Claire timide, douce, timorée et passive. Alors que Solange, elle est plus dans la continuité, tout comme Madame-Solange, Solange est surexcité et violente.

Le texte ne le dit pas explicitement, mais on peut le deviner par certains mots employer, et en se fiant a d’autres versions de la pièce : les Bonnes ont une relation incestueuse, pourtant leur relation est perturbé par l’admiration pour Monsieur, l’amant de Madame, mais aussi par les visites nocturnes de Mario le laitier. Il y a donc un atmosphère de jalousie entre les deux sœurs qui est exprimer tout au long de cette pièce. Ce qui ne fait que rajouter de la haine entre les Bonnes.

Les Bonnes s’aiment, comme nous venons de le dire d’un amour incestueux, mais elles se haïssent en même temps. Cette addition entre amour et haïne, provoque leur mal être, tout comme leur condition de servitude et l’enfermement. Elles se haïssent respectivement leur sœur, mais aussi l’image qu’elle leur renvoit d’elle même. Elles sont l’une pour l’autre un exact miroir de leur abjection. « Je n’en peux plus de notre ressemblance », lance Solange, sur quoi Claire enchaîne : « Jen ai assez de ce miroir effrayant qui me renvoie mon image comme un mauvaise odeur ». Même leur maitresse, Madame les confonds, Claire, déguisé en ...


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