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Cours philo religion

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Document transmis par : marcos65-242014


Publié le : 14/9/2014 -Format: Document en format HTML protégé

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Cours philo religion
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LA RELIGION.

Le fait religieux.

Le domaine religieux nous est aujourd&apos;hui en partie étranger. Le terme « religion » a une étymologie latine. La première étymologie serait religare (relier) et la deuxième serait de lier, de rattacher : relier les hommes entre eux et les relier à Dieu. Aucune culture ne fait économie de la religion. Elles ont toutes un substrat religieux. Bien sûr, elle peut prendre différents visages. Mircéa Éliade publie au XX° une magistrale Histoire des religions. Toutes les cultures connaissent une religion. La première forme religieuse apparue était le chamanisme. C&apos;est la religion des esprits (chaman : magicien). Elle met en évidence l&apos;individu avec le monde des esprits qui habitent la nature. Le chamanisme fait de la nature un monde plein de dieux et ces dieux parlent à travers la nature (par des forces bénéfiques comme maléfiques). C&apos;est d&apos;ailleurs la première fois qu&apos;une religion croit à quelque chose après la mort. Ils ne croient pas à la transcendance, au surnaturel. Les Dieux côtoient et règlent la vie des hommes. Il est alors important que les hommes se concilient des dieux.

Tous les peuples connaissent la religion. La caractéristique commune, c&apos;est que la religion constitue un lien qui unit les individus d&apos;un groupe en une communauté. Cette communauté est cimentée par des croyances et rites. Ces rites vont avoir pour fonction d&apos;unir la communauté mais aussi de créer les conditions d&apos;une relation possible avec les ou la divinité(s). Qu&apos;est-ce qui fait l&apos;identité d&apos;une religion face à une secte ? La religion intègre la conscience que la réalité porte une explication autre qu&apos;elle-même. Les rites ont alors une fonction de rassembler mais aussi de créer un rapport avec ce surcroît de réalités. On pourrait comprendre la relation à la divinité selon trois aspects.

Le première aspect consiste à dire que la divinité est prisonnière de la nature car la nature n&apos;est pas un ensemble de forces que les sciences peuvent calculer. Il s&apos;agit donc de concilier ses forces naturelles. Il peut s&apos;y concilier par des sacrifices, des offrandes. Certains hommes peuvent parler le langage des Dieux mais en général les actes des esprits restent fermés à la compréhension humaine. La raison humaine peut pas interpréter les volontés des Dieux. Elle peut juste interpréter les signes qui se manifestent dans la nature. Lorsque les Aborigènes lancent du sable en l&apos;air et qu&apos;il retombe sous différentes formes, cela sont des signes pour eux. Les Dieux sont alors muets mais se manifestent aux hommes par la nature. Hegel nous dit alors que les hommes sont en état de soumission. Leurs fois sont faites de craintes. La nature reste une réalité intouchable. Ces peuples primitifs vivent ainsi une histoire très lente.

Le deuxième aspect revient à des dieux qui sont l&apos;expression tutellaire des grandes formes sociales et des grands traits des caractères humains. Ce deuxième état part d&apos;une idée de la société. Les sociétés changent, les hommes naissent, vivent, et meurent. Les ordres politiques changent, mais les grandes définitions de la société restent les mêmes. Le temps emporte toute chose mais des éléments demeurent qui constituent les aces de la société : la guerre par exemple. Une société peut être vaincue mais la concorde deumeure. Les sociétés changent mais les hommes échangent. Les hommes s&apos;aiment mais se jalousent, les hommes meurent, etc. Les Dieux sont l&apos;expression des grands principes. Dans ces deux conceptions, l&apos;idée de création est absentes. Dans la pensée grecque, le cosmos a toujours existé. Les Grecs n&apos;ont pas cru en leurs Dieux comme nous avons cru en Dieu. On remarque qu&apos;il y a un antagonisme. L&apos;hénothéisme met en avant un Dieu parmi tous les autres.

Dans le troisième état de la religion, le Dieu un, dans ce dernier cas, ne symbolise plus un archétype dans l&apos;ordre du cosmos. Le début de la Bible nous le montre : Dieu crée. Au fond, les divinités païennes sont des divinités qui fabriquent. Cette création ex nihilo (partie de rien) détermine l&apos;absolue transcendance de Dieu mais aussi sa liberté. Le destin soumet les Dieux grecs et païens. Le Dieu du monothéisme n&apos;est pas immortel mais un Dieu éternel, créateur. La nature n&apos;est plus comme dans le polythéisme de tous temps mais elle connaît un commencement (et connaîtra une fin). Or, si la nature est déterminée pour une fin, l&apos;homme est habité par un projet et est appelé à rejoindre celui qui l&apos;a créé. Il n&apos;est plus soumis, il a un projet d&apos;ouverture vers la transcendance.

Le sacré peut ne pas admettre l&apos;idée de Dieu. C&apos;est tout simplement la conscience que l&apos;homme n&apos;est pas réduit à sa simple réalité matérielle et qu&apos;il y a une réalité qui déborde les réalités de toutes parts. Le bouddhisme admet que l&apos;homme est appelé vers d&apos;autres existences. Le sacré peut ne pas être transcendant. Le sacré peut être un lieu, un arbre, un homme. « Sacré » vient du latin sacer (séparer). Toute religion a alors une fonction séparatrice. Elles vont séparer par exemple le temple de la rue. Dans le temple, un endroit aux autres qui sont communs aux hommes. Elles vont séparer les hommes d&apos;autres hommes. Toute religion sépare les êtres, les choses, l&apos;espace social. Il sépare ce qui est consacré, ce qui est réservé aux initiés et ce qui n&apos;est pas sacré mais profane. Pour dire le temple, on dit fanom, et ce qui est à côté du temple se dit profanom. Le sacré est ce qui ne peut être qu&apos;approché avec des rites. Quelqu&apos;un qui viole le sacré va encourir un châtiment. La religion, réalité commune aux hommes, pratique la distinction entre sacré et profane. Le sens du sacré, c&apos;est de manifester la dépendance de l&apos;homme par rapport à une puissance qui le dépasse infiniment et donne un sens à l&apos;existence. Le sacré est par exellence, il s&apos;exprime, par le livre par exemple. Le livre est ainsi un objet de vénération. En grec, tabiblia.

Juifs

Chrétiens

Musulmans

La Bible :

- La Torah (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome).

- Les prophètes (Élie, Isaïe).

- Les écrits.

La Bible chrétienne :

- La Bible (ancien testament).

- Les évangiles (Matthieu, Marc, Luc, Jean).

- Les épîtres (Paul).

- L&apos;apocalypse.

Le Coran :

- Sourates (dits du prophète).

-

La dimension même du sacré suscite la fascination, la vénération, la crainte. Le Dieu peut ainsi susciter la terreur tout en exprimant une dimension d&apos;amour et de protection. Dans le Dieu biblique, on voit qu&apos;il accorde sa protection mais punit quand l&apos;homme désobéit à sa loi. Nous pourrions définir le sens du sacré comme une dépendance de l&apos;homme à quelque chose qui le dépasse. Il donne un sens à son existence. L&apos;homme aurait un besoin fondamental de trouver une raison d&apos;être à son existence. Le besoin religieux s&apos;ouvre sur le sacré car l&apos;homme se demande si l&apos;existence qu&apos;il mène n&apos;est pas le prélude à une existence différente. L&apos;homme, à partir d&apos;un moment, s&apos;interroge sur le fondement même de son existence et ne peut pas trouver dans le monde lui-même la raison d&apos;être de celui-ci. Donc, il va chercher la cause dans une chose extérieure au monde même. La raison d&apos;être du monde chez les Grecs était l&apos;immortalité de ce monde par exemple. Dans le monothéisme, le monde n&apos;a pas toujours existé et la raison même du monde est créatrice, dans ces religions, Dieu crée ex nihilo. Dans le monde polythéiste, Dieu crée à partir de ce qui existe. Il est ainsi fabriquant, tandis qu&apos;il est créateur chez les monothéistes. Pour ce qui nous intéresse, la séparation entre le profane et ce qui est sacré est plus accentuée. La relation entre les deux est si intériorisée dans le monothéisme car le Dieu du monothéisme est caché, invisible, c&apos;est un Dieu entièrement voilé. Donc, cette relation va être beaucoup plus intériorisée. Dieu ne parle pas comme un voisin. Un théologien nommé Karl Barth va dire que « Dieu est le tout autre ». Chez les Grecs, il était pourtant possible d&apos;entrer en communication avec Dieu par des mystères. Mais, dans le monothéisme, cela n&apos;est pas possible. Dieu est invisible.

Dans tous les cas, que les rites soient intériorises ou non, quels sont-ils ? Religion vient de « relier » mais il y a pourtant une autre étymologie latine qui est de recueillir. La religion serait de l&apos;ordre du recueillement. Recueillir des choses = rite dans sa définition de base. C&apos;est l&apos;ensemble des règles recueillies qui caractérisent un culte religieux. Le rite est fondé sur l&apos;ordre et la répétition. Répétition de phrases, de gestes... mais pourquoi ? On répète pour être entendu. Le rite présente la permanence des choses (des rites et des mythes). Une religion se caractérise par ces mythes et ces rites. Ils définissent toujours une forme de stabilité. Les rites assurent la communication de l&apos;homme avec le divin et les mythes expriment l&apos;ordre du monde. Un des traits fondamentaux de toute religion est le sacrifice (étymologie : faire du sacré). La fonction du sacrifice, dit René Girard, est de pratiquer cette séparation entre le profane et le sacré. En effet, en mettant en place un sacrifice, l&apos;homme va expulser de lui-même deux choses. Premièrement, la fonction utilitaire. En effet, en tuant l&apos;animal, il ne le tue pas pour le manger mais pour le donner à Dieu et on désigne par là un espace sacré. C&apos;est sacrifier une part de ses biens et ainsi montrer que quelque chose me dépasse. Je ne tue pas pour manger mais pour désigner une réalité du sacré qui n&apos;est pas mienne. Deuxièmement, l&apos;homme va expulser la violence en soi. En sacrifiant, je ne tourne pas ma violence vers l&apos;autre. On va catalyser la violence sur l&apos;animal. Dans la Bible, le bouc émissaire manifeste une opposition radicale. C&apos;est l&apos;introduction de quelque chose de particulier. Tous les ans, on envoyait dans le désert un bouc qui portait toutes les fautes des hommes. Si nous avons commis une faute très grave, nous ne savons pas si nous sommes pardonnés. Et lorsque c&apos;était une faute commune, on envoyait ce bouc dans le désert.

Très vite, les hommes se sont rendus compte que le sacrifice était un acte imparfait, trop matériel. Dans l&apos;Ancien Testament, Abraham (hébreu : père des peuples), doit aller, sous l&apos;ordre de Dieu, sacrifier son fils sur le mont Moria. Il emmène alors Isaac se faire sacrifier sur la montagne. Lorsque Dieu voit qu&apos;il est prêt à sacrifier son fils, il l&apos;arrête et lui dit de sacrifier autre chose. La philologie montre que deux versions sont possibles. Deux philosophes se sont intéressés à cela. Kant dit que ce récit est profondément immoral. Ce n&apos;est pas Dieu qui a parlé car Dieu ne peut demander quelque chose qui va à l&apos;encontre de la morale. Selon Kant, Abraham s&apos;est trompé car Dieu n&apos;irait jamais contre la morale. Kierkegaard dit lui dans Ou bien ou bien que Dieu est au-delà de la raison des hommes, de la loi morale. Il peut suspendre l&apos;exigence morale, il est le tout autre. Pour Kierkegaard, Dieu peut demander de faire des choses qui sont au-delà de la morale. Dieu est au-dessus du bien et du mal. La notion de sacrifice va être de plus en plus spiritualisée. Le sacrifice d&apos;Isaac nous montre que la notion de sacrifice doit se retirer devant la dimension du sacrifice intérieur. Le rite sacrificiel passe à un rite spirituel. Ce rite spirituel va s&apos;affirmer comme étranger à la nature. Dans les religions naturelles, le sacrifice sert à accorder le peuple, la tribu, à l&apos;harmonie du monde. Dans les religions tardives, il ne s&apos;agit plus d&apos;accorder l&apos;homme avec la nature mais avec lui-même. Le rite va désormais célébrer un événement décisif pour l&apos;histoire humaine (Noël, Pacques). Dans ce dernier aspect, l&apos;esprit se révèle aux hommes. L&apos;esprit permet alors aux hommes d&apos;être habités spirituellement.

La question de la foi.

La question de la croyance s&apos;oppose à celle de la vérité. La croyance est une position qui n&apos;est pas fondée rationnellement. On croit car nous sommes portés par une certitude à croire en cette chose. Croire, c&apos;est penser à ou penser sur. Face à la question du croire s&apos;articule alors la question du savoir. Celui qui croit sait mais n&apos;a pas la preuve de cette croyance. Pour nous, la religion relève de la croyance et beaucoup moins du savoir. C&apos;est-à-dire que pour nous modernes, la croyance relève de l&apos;expérience intérieure avec plusieurs conséquences. La dimension du savoir est aujourd&apos;hui en partie occultée. Je crois mais cette croyance repose sur un sentiment intérieur qui ne s&apos;articule pas avec un savoir religieux. C&apos;est-à-dire que nous croyons par une disposition, un sentiment. La croyance ne repose plus sur une étude, un savoir (new age). Nous constatons qu&apos;il existe une croyance qui n&apos;est plus fondée sur une réflexion. Pour dire les choses, la croyance est désormais coupée du savoir. Pourtant, Saint-Anselme avait une très belle formule qui disait : « La Foi en quête d&apos;intelligence ». Saint-Anselme nous disait par là que la foi qui se veut réellement construite, une foi riche, une croyance qui repose sur une intelligence, une compréhension, est toujours en recherche d&apos;une compréhension d&apos;elle-même à travers l&apos;étude et la philosophie (textes fondateurs, exégèse et raison). On veut comprendre ce en quoi nous croyons. Autrement, cela reste un sentiment religieux. Rousseau nous dit que tout homme est poussé par un sentiment qui lui fait chercher autre chose que ses propres intérêts (Confessions du vicaire savoyard). Pour Rousseau, cette communion à la nature peut éveiller un sentiment. Sinon, la foi devient de la superstition.



La superstition repose sur un fatalisme (croire que le monde est incompréhensible), elle est de l&apos;ordre de la résignation. La superstition correspond à une croyance vide de tout savoir et qui pense que pour vivre il faut obéir à des gestes qui nous dépassent. La superstition est une croyance aveugle. C&apos;est ainsi le contraire de la religion. La superstition, cette croyance irrationnelle,...


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