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Dans le « mythe de la caverne « , Platon montre comment les hommes, complaisamment enchaînés à leurs opinions, tournent le dos à la vérité.

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Dans le « mythe de la caverne « , Platon montre comment les hommes, complaisamment enchaînés à leurs opinions, tournent le dos à la vérité. Seul contre tous et au péril de sa vie, le philosophe parvient à sortir de la caverne et à contempler le soleil du bien. Seul contre tous, il atteint la vérité universelle.  Pourtant, Socrate est toujours descendu sur l'agora afin de consulter chacun. Comme si la vérité ne pouvait être atteinte que par un échange, voire une confrontation entre différentesopinions.  Comment concilier cette double exigence d'enraciner la vérité dans un cheminement personnel et de la confronter, pour la partager, avec autrui ? La diversité des opinions rend elle vaine le recherche de vérité ? Si chacun porte ses propres jugements sur un sujet cela rendrait-il inutile voir illusoire la recherche de la vérité ? Si a première vue la diversité et l’opinion en générale apparait comme un obstacle à cette recherche (I), il n’en reste pas moins qu’elle peut en être un facteur décisif (II). Cependant si la diversité des opinions existe qu’en est-il de la vérité ? (III)    partie1     Souvent dénoncée comme illusoire, l’opinion ne semble être qu’une apparence de vérité. Elle reflète une apparence. En effet l’opinion est considérée comme un genre de connaissance peu fiable fondée sur des impressions, des sentiments et des croyances. Elle semble donc se situer a l’opposé de la raison qui elle est la voie universelle dans la recherche de la vérité. En effet c’est ce qui permet à l’homme de juger et de déterminer sa conduite mais aussi de confirmer une croyance et de la transformer en connaissance. Néanmoins dans de nombreuses situations l’homme ne semble pas vouloir sortir du monde des opinions ce qui rend vain toute recherche de la vérité. C’est ce que tend à montrer Platon à travers l’allégorie de la caverne.Dans cette allégorie Platon montre comment les hommes sont complaisamment enchainés à leur opinions et tournent le dos à la vérité. En effet, il compare les hommes à des prisonniers enchainés au fond d’une caverne avec pour seul source de lumière un feu artificiel. Le fait d’être enchainé dans l’obscurité montre bien que les hommes sont de même enchainés à leurs opinions et ne peut s’en défaire. Tout dans cette caverne tend à montrer l’opposition à la lumière claire et naturelle qu’est le soleil et qui représente la vérité immuable. Dans ce monde sensible de la caverne les prisonniers croient savoir alors qu’il n’en est rien. Ainsi l’homme doit être arraché de force de ce monde où les opinions sont les maîtres pour atteindre le monde intelligible et s’inscrire dans la dynamique vers la vérité. Si l’homme doit être arraché de ce monde et monter la pente escarpée qui le mène vers la connaissance, il ne comprend pas ce qui lui arrive et veux surment rester dans cette caverne et vivre dans ce qu’il croit être la vérité. Ainsi Platon explique que les hommes confondent les objets sensibles avec la vérité car ils prennent des ombres pour des réalités. Réalité composé des préjugés et opinions. Les hommes sont contraints, asservis par la diversité des opinions qui les entoure. En outre, pour accéder à la vérité les hommes doivent impérativement se défaire de toute opinion qui ne résiste pas à un travail de réflexion. Descartes montre que pour accéder à la vérité les hommes doivent suivre une démarche méthodique en laissant derrière eux l’ensemble des préjugés et opinions qui n’ont pas put résister à l’épreuve du doute. Ce doute apparait alors comme constructif car mène vers une finalité, la vérité. Cependant face à une diversité des opinions, l’esprit ne semble pas toujours capable de mener une telle démarche car il peut se retrouver facilement perdu. C’est ce que cherche à exprimer Pyrrhon en montrant que l’esprit humain ne peut atteindre avec certitude aucune vérité. Il faut donc suspendre tout jugement. En effet, s’il est au départ un moyen en vue d’une fin c'est-à-dire la recherche honorable d’une vérité une et indivisible, il devient rapidement une fin en soi. Pour justifier que la vérité ne peut être atteinte, les sceptiques énoncent des arguments comme la contradiction des opinions. Ainsi la diversité des opinions jouent en défaveur de cette quête de vérité.  

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