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Le fils du Pauvre

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Document transmis par : maurice-278972


Publié le : 23/9/2016 -Format: Document en format HTML protégé

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L'image de la femme kabyle dans Le Fils du Pauvre de Mouloud Feraoun, article publié dans Cahiers de Sociologie, département de sociologie, université d'Alger 2, n° 8-2012, p. 51.
Par Rachida SADOUNI



(?) Nous avons relevé deux sortes d'images que représente la femme dans la société kabyle : l'image positive et l'image négative, par rapport aux bonnes et aux mauvaises qualités chez elle. Elle apparaît dans la trame narrative tantôt un ange, tantôt un démon avec les plus laids des plans dans le but de retenir un mari, se marier, ou seulement répondre à l'appel du mauvais esprit.
Avant d'aller plus loin, il est essentiel de rappeler que Mouloud Feraoun vivait avec ses parents et ses s?urs, son oncle Lounis, sa femme Helima et leurs quatre filles dans une seule maison, en plus de la grand-mère Tassadit. C'est pourquoi, il connaissait parfaitement chaque membre de cette grande famille, ses habitudes, ses points positifs et négatifs à même de les décrire minutieusement beaucoup plus tard dans ce roman autobiographique. S'agissant des femmes, Feraoun, étant le seul garçon dans les deux familles, découvre très tôt le monde des femmes et en est inspiré par la suite.

Dans ce qui suit, nous avons relevé des passages du Fils du Pauvre où Feraoun décrit la femme kabyle durant la colonisation française à laquelle il ne fait presque aucune allusion dans le roman. Nous avons fait accompagner chaque description d'analyses et de commentaires afin de démontrer que Mouloud Feraoun éprouvait un respect sans pareil pour la femme dans une société même où il était élevé dans la suprématie de l'homme.
Cependant, il ne faut pas imaginer que la femme kabyle était cloîtrée. Elle travaillait dehors tout comme le mari ou le frère, elle puisait l'eau de la fontaine, allait aux champs et ramenait le bois.
Feraoun nous permet, à travers la description de la femme, de découvrir le symbole qu'elle représente dans la société kabyle d'antan.

1.1. L'image positive :

(?) Mouloud Feraoun nous raconte sa propre vie. C'est donc un roman autobiographique où il parle de sa famille, ses voisins, son quartier et les années passées à l'école de Tizi-Ouzou.

Dans tout le roman, la présence de la femme est très remarquable. D'abord, quand il parle de sa famille, Feraoun nous décrit sa mère, ses s?urs et ses tantes. Il décrit également sa grand-mère qui vit avec eux, en plus de la femme de son oncle, Helima et de ses quatre cousines Djouher, Melkhir, Smina et Chabha.

La mère Fatma

Quand il évoque sa mère Fatma, M. Feraoun garde l'image d'une femme soumise mais que cela n'avait point empêché d'aimer ses enfants, surtout lui, l'unique garçon de la famille. Il dit à ce propos :
Ma mère que les chagrins et les soucis n'avaient point ménagée depuis la mort de ma grand-mère, puis de mon grand père, était devenue une pauvre créature timorée, irrésolue, incapable de prendre parti ; une fois qu'elle avait émis timidement quelques objections que lui suggérait son bon sens ou son expérience de la vie, elle s'inclinait et ne contrariait jamais ceux qu'elles aimait. (P. 40)

De cette description, on peut déduire que la mère de Fouroulou vivait à l'instar de ses compatriotes, en s'inclinant devant la volonté des hommes et ne pas toujours manger à sa faim.

Feraoun vouait un grand amour pour sa mère- l'aînée de ses deux s?urs Khalti et Nana- qui était très courageuse malgré les malheurs qui s'en étaient suivis dans sa vie :

Ma mère a vu mourir un frère, des s?urs, sa mère, puis son père. Elle est familiarisée avec la douleur et le silence. Elle ressemble aux chênes rabougris qui, poussant aux bords des chemins, s'obstinent à végéter malgré les intempéries...ma mère a l'habitude de réagir en serrant ses lèvres minces. Elle est stoïque sans effort ou insensible par usure. (P. 74)

Ici, M. Feraoun compare sa mère aux arbres de chênes dont elle partageait l'obstination à demeurer malgré les dangers et les malheurs. C'est dire qu'elle s'accrochait à la vie difficilement mais sûrement.
Il la décrit dans tout le roman comme étant une personne peureuse et soumise qui chérissait tant ses enfants et son mari et exprimait son amour pour les personnes démunies comme elle.
Quand Feraoun fut admis à l'école de Tizi Ouzou, son départ avait chagriné toute la famille, spécialement sa mère qui « avait les larmes aux yeux. » P 108
C'est dire que la mère de Feraoun l'aimait beaucoup et supportait mal la séparation avec lui.
Lors des déjeuners ou des dîners, la mère de Feraoun était plus triste. De même, elle se demandait s'il arrivait à s'en sortir tout seul, loin de son affection. L'auteur dit à ce propos :

La mère aurait voulu lui envoyer toutes les bouchées de couscous qu'elle prenait. Elle s'inquiétait de la façon dont il ferait son lit ce soir-là?elle était triste de le savoir loin de ses soins et de sa tendresse. (P. 108)

Les s?urs : Baya, Titi et Zazou

Mouloud Feraoun avait trois s?urs : Baya, l'aînée, Titi et Zazou.
Il les aimait toutes les trois comme un Kabyle ordinaire aimait ses s?urs. C'est-à-dire qu'il était gâté et elles ne l'étaient pas, chose normale à cette époque.
La famille vivait dans la pauvreté, alors les repas se servaient à la mesure et aucun gaspillage n'était toléré. Voilà pourquoi, Feraoun, étant l'unique garçon, jouissait de certains avantages que les filles n'en avaient pas. Il explique cette ségrégation entre l'homme et la femme dans la société kabyle en disant :

 Tant pis pour elles si elles ne sont que des filles. (P. 88)

Feraoun ne dit pas çà par haine envers ses s?urs ou envers la femme en général, mais comme tout Kabyle, il était élevé dans une famille qui, comme d'autres, privilégiait le mâle sur la femelle.

Baya était une jeune fille sur qui sa mère pouvait compter car elle l'aidait dans les différentes tâches ménagères et aux champs de même que dans l'éducation de Fouroulou. Elle est décrite ainsi dans le roman :

Baya aidait notre mère... Elle était intelligente, courageuse et obstinée. Elle s'imposa par sa force, réussit à se faire respecter et à se faire craindre. Baya était chargée spécialement de veiller sur moi et de me distraire. (P. 26)

Toutes ces bonnes qualités que Feraoun attribue à sa s?ur, ne l'empêchaient cependant pas d'être plus audacieuse quand il s'agissait de répondre à Helima ou à l'une de ses filles qu'elle n'hésitait pas à corriger en cas de besoin. Dans la bagarre qui avait éclaté au village entre les Menrad et les Aït Amer, suite à la blessure accidentelle de Fouroulou,

 Baya a pris comme trophée la fouta d'Aïni, la femme de Boussad. (P. 33)

Comparer la fouta d'une femme à un trophée n'est pas exagération. La fouta pour une femme kabyle, entourée sur sa taille, représente un bien très précieux car elle fait partie de sa tenue vestimentaire tout comme la robe ou le foulard. Alors, quand Baya réussit à arracher la fouta d'Aïni, elle ne pouvait que s'en réjouir tant c'était plus que souhaitable.
Dans l'ensemble, Baya est présentée comme une bonne personne qui vivait comme les jeunes filles de son âge, sans toutefois sortir du chemin dressé par les traditions.

Titi, l'aînée de Fouroulou, était docile et tolérait sans rancune les coups de Fouroulou. Feraoun la décrit comme suit :

Elle n'était pas plus grande que moi et me ressemblait autant qu'une petite s?ur ressemble à son frère, c'est-à-dire qu'on pouvait la reconnaitre grâce à son foulard et à sa natte de cheveux longs. Elle avait un bon naturel qui lui permettait d'essuyer mes coups et d'accepter mes moqueries avec une mansuétude peu imaginable chez un enfant de son âge. (P. 25)

Elle apprit très tôt que la femme devait s'incliner devant l'homme :

  On ne manqua pas de lui inculquer la croyance que sa docilité était un devoir et mon attitude un droit. (Ibid)

Quand Feraoun eut une bourse pour l'école de Tizi Ouzou, les s?urs étaient chagrinées et regrettaient son départ. Il dit à ce propos :

  Les s?urs rappelaient leurs torts envers le futur grand homme, regrettaient de ne l'avoir pas supporté en maintes et maintes occasions, promettaient de le chérir tendrement. (P. 108)

Cela montre l'affection et l'amour que portaient les trois s?urs pour l'unique garçon de la famille. Mouloud Feraoun ne parle de sa troisième s?ur zazou qu'à une occasion pour parler de la disparition de Khalti alors qu'elle se trouvait à la maison avec Titi et zazou. Feraoun dit :

Titi qui avait passé la journée dans la cour, avec la petite Zazou sur le dos, vit sortir sa tante. (P. 81)

On déduit seulement que Zazou était plus jeune que Titi mais on ignore tout de la relation qu'entretenait l'auteur avec elle.

De là, il peut être déduit que les s?urs de Feraoun étaient, comme les autres filles de cette époque, vouées à l'amour et au respect de l'homme, ainsi qu'aux travaux ménagers et autres.

La cousine Chabha

Nous avons choisi d'inclure le personnage de Chabha sous cet angle car de ces quatre cousines, Feraoun n'aimait que Chabha, la plus jeune, qui ne ressemblait en rien à sa mère Helima ou à ses autres s?urs. Il dit à propos d'elle :

Chabha, la plus jeune de mes cousines, est cependant plus vieille que ma s?ur Titi. Cette pauvre petite a une figure exsangue...ses lèvres ridées sans couleur, ses yeux jaunes et ses grosses joues tombantes...elle est intelligente. (P. 61)

Dans cette description, nous relevons une comparaison (plus vieille que Titi) mais nous sommes informés en même temps que Chabha était la benjamine de ses s?urs. Avant d'ajouter :

C'est la seule que ma mère ne déteste pas parce que Chabha s'est attachée à moi. Son petit c?ur doux et résigné n'a jamais compris ni écouté la haine de sa mère pour Fouroulou. (P. 61)
Chabha différait tellement de sa mère et de ses s?urs. Elle était la seule qui jouait avec Fouroulou et qui ne déversait pas sa jalousie sur lui. De cet amour fraternel, Feraoun nous dit :

Elle est morte depuis longtemps, ma chère Chabha, mais son souvenir est resté vivace en moi. Elle a été ma première amie. (P. 61)

Pour le travail aux champs, Chabha, tout comme ses s?urs, avait un travail dicté par sa mère. Feraoun nous décrit sa cousine lors du travail en disant :

  Ma cousine Chabha se lève chaque matin avec les autres. Elle a sa tâche à remplir. Il y a deux oliviers près du village?Tous les matins, il y a des olives sur ce chemin. C'est à elle d'y précéder les passants. Le soir, lorsqu'au retour des champs, Helima trouve des pulpes écrasées qui forme comme des tâches d'encre sur les cailloux, Chabha est sûre de la correction. (P. 63)

Certes, Chabha était la fille de Helima mais elle était tendre et gentille ne savant dire ou faire que du bien.

Nana et Khalti 

Feraoun avait deux tantes maternelles : Khalti et Nana. Il les aimait énormément et passait beaucoup de temps chez elles car elles habitaient le même quartier que lui. Quant à leurs prénoms, il dit :

  Dans la famille, nous avions des mots plus doux qui n'appartenaient qu'à nous. Pour moi, mes tantes s'appelaient Khalti et Nana. (P. 39),

Et également :

 J'avais donné à l'autre le doux nom de Nana. (P. 40)

De là, on déduit que Feraoun avait lui-même attribué ces prénoms à ses deux tantes. Mais il nous informe aussi que Nana s'appelait effectivement « Yamina » ou « notre Yamina » comme aimaient l'appeler les voisines qui l'appréciaient beaucoup. Feraoun dit dans ce sens :

Elle était aimée de toutes les femmes du quartier qui l'appelaient notre Yamina. (P. 40)

Feraoun était très attaché à ses deux tantes surtout à Nana dont il dit :

Elle me paraissait très grande. Plus grande que ma mère à laquelle elle ressemblait. Elle avait un visage allongé et osseux avec des pommettes bien rouges, un profil de chèvre capricieuse embelli par de grands yeux noirs et une impressionnante chevelure qu'elle n'arrivait pas à discipl...


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