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Aperçu du corrigé : La Fontaine



Document transmis par : SabineSW-312532


Publié le : 9/3/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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La Fontaine
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Introduction
C?est au c?ur du XVIIe siècle classique que Jean de la Fontaine, empruntant les traces de ses illustres prédécesseurs (Esope, Phèdre, Pilpay), livre à ses lecteurs ses Fables, véritable condensé de sagesse populaire. Fidèle aux mots d?ordre de son siècle, « plaire et instruire », il analyse les m?urs de son temps et développe des morales dont l?objectif est de permettre aux hommes de s?adapter au monde auquel ils sont confrontés. Ici, un cavalier fuit. Dans sa course, il évite un torrent et préfère se cacher dans un lit d?une calme rivière, pour son plus grand malheur, car il périra dans les flots faussement paisibles.
Nous demanderons dans quelle mesure cette fable parvient avec efficacité à nous livrer une leçon de vie. Nous verrons que pour nous faire adhérer à son propos, l?auteur construit un récit plaisant. Il caractérise alors ses personnages avec grande précision, les opposant pour mieux nous guider dans la construction de la leçon.


I. Le Torrent (vers 1 au vers 6).

L?ouverture du texte, qui correspond à la situation initiale du schéma narratif, révèle clairement lune volonté de dramatiser de l?auteur : « Avec grand bruit et grand fracas ?campagnes ». On note l?évocation précise des effets produits par la violence du torrent, violence qui est mise en valeur par le parallélisme de construction et la répétition de « grand ». Le jeu de sonorité en « r » souligne également la violence sonore du cours d?eau. Le texte va imiter le fracas du torrent. L?auteur insiste sur le bruit avec la reprise d?un synonyme « bruit » et « fracas ».
Utilisation du déterminant de base (article indéfini « un ») mais qui ne permet pas à lui seul d?identifier de façon univoque (qui n?est susceptible que d?une seule interprétation)le référent, ici le torrent. Pourtant différents éléments permettent de distinguer ce torrent. Son nom est mentionné par une majuscule qui le distingue. De plus, La Fontaine lui prête des traits humains, il agit comme un individu : le Torrent « tombe » (verbe de mouvement). Le torrent est ainsi une personnification.
Le temps du passé correspond au récit narratif : l?imparfait est le temps de la description, l?auteur l'emploie pour exprimer une action passée dont la durée est indéterminée.
« montagnes » ; « campagnes » : aucune localisation précise n?est donnée, mais le cadre choisi est fréquent dans les contes populaires et les récits brigands. Les montagnes et les campagnes situent l?action loin des villes qui suggère la barbarie. De la Fontaine accentue la mise en scène dramatique par la mise en place de ce milieu.
La métonymie « Tout » appuie l?idée de la toute-puissance du torrent, accentuée par « devant lui » qui suggère le fait d?être soumis. On prête au torrent des sentiments humains : il fait trembler, fait fuir, et provoque l?horreur. Notons que « l?horreur » est personnifiée par le verbe de mouvement « suivre », ( + allégorie) :elle est désignée comme le serviteur du torrent qui se meut comme un homme dominateur. L?auteur insiste sur le thème de la peur et l?aspect terrifiant du torrent (champ lexical de la frayeur voire de la terreur : « fuyait », « l?horreur », « faisait trembler », « n?osait passer » ).
La puissance tyrannique du torrent se poursuit dans les vers suivants et est dépeint comme un véritable obstacle (« barrière »), personne ne se permet de le franchir accentué par l?emploi de « Nul »". La souveraineté du torrent est d?autant plus accentuée par les pronoms « lui » (v3), et « il » (début du v4) et par l?intensif « si » placé avec l?adjectif qualificatif « puissante ».

II. Un voyageur poursuivi (vers 7 au vers 12)

Le second thème est nettement annoncé par la ponctuation au vers 7 « : » : on est dans la mise en place d?une structure narrative. Le récit traditionnel à l?imparfait et au passé simple où ici, le passé simple a donc une valeur ponctuelle accentuée par le verbe d?action (verbe voir).
les ressources de la poésie sont mises au service du récit de la poursuite :
Les alexandrins (v7,8,9 puis 12) rendent l?intensité de la course, qui se prolonge ; les moments de répit, de soulagement ont droit à la brièveté de l?octosyllabe (v10,11,13,14)
Les 1ères rimes suivies (elles étaient croisées jusque-là) se trouvent au vers 9 et 10 : « ?que la peur/ sans profondeur » montrent une aisance rassurante, une facilité nouvelle.
On remarque une impression d?enchaînement : « vit » (v7), « mit » (v8), « rencontra » (v13)
« Un seul » : anonymat complet du voyageur qui n?empêche qu?on s?intéresse à lui.
« voleurs » : sont aussi anonymes que le voyageur, mais les notations rapides qui les désignent suffisent à les rendre menaçants : « des voleurs » suggère un nombre indéterminé, mais redoutable.
« se sentant pressé » : on est dans la conscience du voyageur qui enregistre les caractéristiques du lieu. Notations psychologiques suffisamment vraisemblables et précises, où s?accumulent les sifflantes « s » dans une allitération.
Le vers 9 exprime la même idée que la précédente mais la formule négative souligne que l?émotion n?avait pas de véritable justification dans la réalité, la « peur » se révélant sans objet.
L?antithèse est parfaitement organisée : elle exprime concrètement l?idées que les apparences sont trompeuses, et d?une certaine manière, étrangement régulière, presque mécanique : le torrent est effrayant, mais il ne présente en réalité aucun danger, et même il permet, provisoirement de se sauver !
L?art du récit de LF se manifeste aussi par des variations dans la relation du narrateur et du personnage du voyageur. Le lecteur a l?impression d?une certaine proximité entre le narrateur et le personnage. « Ce n?était que menace, bruit sans profondeur » (v9) semble restituer ce que pense le personnage. L?emploi du discours indirect libre manifeste une confusion entre les propos du narrateur et la parole intérieure, la pensée du personnage. On partage le soulagement.
« Notre homme » : anonymat renforcé, mais proximité traduite par l?emploi du pronom possessif « notre ». une impression d?angoisse et la nécessité d?agir vite se fait ressentir à la fin du vers : « n?eut que la peur ...


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