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Publié le : 30/3/2019 -Format: Document en format HTML protégé

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L'histoire environnementale
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Le président Georges Pompidou a crée pour la première fois un ministère de l’environnement en 1971 après une visite aux Etats-Unis. Née au tournant des années soixante et soixante-dix aux États-Unis, l’histoire environnementale affirme sa nouveauté en traitant socialement de l’environnement.
Ce document est un extrait de communication donnée à l'assemblée générale du Conseil d’administration de l’Association des Historiens Contemporanéistes de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’AHCESR, c'est une déclaration donc un oral qui a été retranscris sur papier, par Geneviève Massard-Guilbaud pour parler de l'histoire de l'environnement. Cette communication s’est déroulée le 6 novembre 2010.
Geneviève Massard-Guilbaud est une directrice d'études à l'EHESS, l’Ecole des Hautes Etudes de Sciences Sociales. Elle eu obtenu son Doctorat en histoire, c'est également une Chercheuse au CIRED, au Centre International de Recherche sur l’Environnement et et le Développement dans le domaine de l'histoire sociale et démographie.
L’environnement devient un objet historique où s’imbriquent l’analyse du changement social et celle de l’évolution des milieux physiques. Si l’émergence de la discipline tient en premier lieu aux mouvements écologistes des années soixante-dix, celle-ci dépasse rapidement la seule approche des « crises » environnementales pour se focaliser sur les rapports sociaux entre l’homme et la nature, dans leurs dimensions matérielles, institutionnelles et symboliques.
En Europe et peut-être davantage encore en France, l’histoire environnementale s’imposera plus tardivement, il faut attendre la fin des années quatre-vingt-dix pour voir les historiens français accepter l’environnement comme un objet historique en tant que tel.
Mais l'environnement n'est pas un simple concept historique récent, c'est une notion scientifique.
Il s’agit donc de répondre à la problématique suivante ; de quelles manières l'environnement peut-il être considéré comme un objet d'étude historique pour les historiens modernistes ?
Nous allons donc dans une première partie évoquer ce nouveau domaine historique qu’est l’histoire environnementale, puis dans un second temps nous nous questionnerons sur son utilité, qu’est-ce que cette histoire environnementalle peut apporter à l’histoire, et de quelle façon elle se décline dans le travail des historiens modernistes.
 
Commençons tout d’abord par mieux comprendre comment l’environnement peut-être utilisé comme objet historique.
La locutrice nous dit dès la ligne 1  «  Considérée à l'échelle internationale, l'histoire environnementale est une grande maison, dont les contours et les contenus ont déjà beaucoup évolué depuis qu'elle est apparue aux Etats-Unis dans les années 1970, et vont sans aucun doute continuer à évoluer. »


L’histoire environnementale est un courant historiographique qui aujourd'hui de plus en plus vivace à l'échelle internationale dans le champs de l'histoire, un courant historiographique dont l'histoire s'enracine donc dans la seconde moitié des années 1960, sur les campus états unien essentiellement de la côte ouest donc des Etats-unis. La seconde moitié des années 1960 au Etats-Unis, c'est le moment ou fleurissent un certains nombres d'approches d'écologie politique, d'écologie scientifique.
Il y a un certains nombres de publications et d'événements qui symbolisent cet espèce d'essor de l'environnement. Avec en 1962 l'apparition du livre de Rachel Carson Printemps silencieux qui est une dénonciation des effets du DDT sur cette nature qui est devenu silencieuse parce que les insectes et les animaux ont disparu, le DDT étant un insecticide. En 1968, c'est la parution du livre The population bomb, La Bombe P en français de Paul Ehrlich, et la parution de l'article The tragedy of the commons, la tragédie des biens communs, deux textes très important pour la structuration de l'environnement au Etats-Unis. L'idée étant que c'est l'excès de population qui au etats unis mais aussi dans le tiers monde cause la dégradation de l'environnement, cause l'épuisement des ressources.
La marée noire de Santa Barbara qui eu lieu en 1968 est un événement très important, elle va toucher les côte etats unienne. Certains n’hésitent pas à s’engager publiquement, tel que Roderick Nash écrivant la ''Santa Barbara Declaration of Environmental Rights'' pour protester contre la marée noire qui touche cette région. C’est d’ailleurs cet auteur qui, dans un article de la revue pacific historical review utilise pour la première fois l’expression : « histoire de l’environnement »
C'est donc a partir de cet événement qu'il y a une implication des historiens dans les mouvements sociaux écologiques.
Geneviève Massard-Guilbaud explique à la ligne 3 «  Telle que je la conçois, elle s'intéresse à la relation entretenue par l'homme avec le reste de la nature ainsi qu'avec tous les éléments qui rendent possibles et conditionnent son existence. Cette définition suppose donc d'une part que l'homme fait partie des écosystèmes. Les écologues diraient qu'il appartient à la biocénose de ces écosystèmes, d'autre part, que l'environnement ne se limite pas à la nature « naturelle » mais inclut ce que l'on appelle en anglais le built environnement, l'environnement construit, l'environnement façonné par l'homme. Il s'agit donc d'étudier une relation ».
L'histoire environnementale  repose donc sur l'idée que la relation entre les sociétés et leur environnement, sont historiquement situé et sont faites, non pas de rapports harmonieux, mais, de rapports de force d'inégalités et de la capacité finalement de chacun des deux côtés à modifier et à configurer l'autre.
Si géographes et historiens partagent la même définition de ce que l’on entend par environnement, les deux disciplines n’ont pas avancé au même rythme. L’histoire a pris en France un retard important.


Mais on peut se poser la question suivante :  en quoi consiste exactement l’originalité de l’histoire environnementale? Cette dernière n’est-elle que l’étude des relations entre les hommes et leur environnement?
L'homme serait au cœur de cette ''science''
On peut dire qu'il n’y a pas d’histoire sans l’homme, pas plus d’ailleurs qu’il n’y a d’environnement sans l’homme, parce que l’environnement est un concept qui se préoccupe des relations entre l’homme et ce qui l’entoure.
L'histoire environnementale c'est aussi l'ensemble des éléments qui forment dans la complexité de leurs relations, les cadres, les milieux et les conditions de vie de l’homme et de la société, c’est tout ce qui est autour de l’homme et en relation avec lui.
On peut dire que l'homme modifie son environnement naturel il détruit parfois des milieux de vie, le rejet des déchets provoque une pollution intense, qui peu se manifester aussi par des polluants de nature chimique comme des pesticides biologique ou physique et qui mene donc une forte dégradation de l'environnement, sans parler sur le long terme des problèmes liés au climat, il y a aussi la déforestation et beaucoup d'autres choses engendrer par l'homme. L'homme agit donc tres clairement sur son environnement, il le faconne, le modifie, il y a une veritable relation entre eux deux.
Pourtant, il ne suffit pas d’examiner les relations entre les hommes et leur environnement pour écrire un traité d’histoire environnementale, car une telle définition reproduit la séparation entre l’histoire et les sciences de la nature, c’est-à-dire entre, d’une part, des représentations propres aux sociétés et, d’autre part, une réalité physique objectivée aux contours bien définis. Or le propre de l’histoire environnementale tient peut-être à ce qu’elle remet en question une telle vision dualiste en montrant que l’environnement n’est pas une essence, mais un assemblage entre les hommes et la nature, prenant des formes différentes selon les contextes culturels et sociaux.
Enfin, le mot « environnement » dispose lui aussi d’une histoire. Ce terme trouve sa source dans l’ancien français avant de passer dans la langue anglaise vers 1825 À cette époque, « environnement » désigne l’ensemble des choses qui entourent l’être vivant. Il est notamment employé dans les travaux de l’historien français Jules Michelet
En effet, depuis 50 ans, la définition de ce terme s’est affinée et désigne aujourd’hui tout ce qu’il y a autour de l’Homme. L’environnement renvoie donc au milieu ambiant et inclut, par exemple : les objets matériels, les êtres vivants, le climat.
Le concept d'environnement est un élément important pour comprendre l'histoire environnementale. Ce concept peut être perçu comme une entité, dans un espace et un temps donnés, où des facteurs biologiques, chimiques, physiques et sociaux sont susceptibles d'avoir un effet direct ou indirect, instantané ou lent sur l'espèce humaine et ses activités, ainsi que sur la faune et la flore
Autrement dit, il s'agit du milieu qui conditionne le mode de vie de la société et qui englobe les valeurs naturelles, sociales et culturelles qui existent dans un lieu à un moment donné.
On peut dire aussi qu'à la fin des années 1980, c’est-à-dire dix à quinze ans après ses débuts, l’histoire de l’environnement était bien établie aux États-Unis. Elle figurait désormais au programme de nombreuses universités.
Nous allons donc voir les domaines que couvrent cette discipline. La directrice d'étude nous renseigne donc à la ligne 20 sur les dimensions de cette histoire « On peut dire que l'histoire environnementale a trois dimensions principales : -une dimension matérielle et économique -une dimension culturelle – enfin la dimension politique, institutionnelle ou juridique des questions environnementales »
Bien que l’approche multidisciplinaire soit difficile à mettre en œuvre, la complexité et la diversité des sujets d’étude de l’historien de l’environnement l’amènent à s'appuyer sur des disciplines aussi variées que la géographie, la sociologie, la démographie, l'éthologie, la biologie, la climatologie, la météorologie, la sismographie, la géologie, et bien d'autres encore..
Comme le dit Geneviève ligne 25 : « Ces dimensions ne sont évidemment pas exclusives les unes des autres, et beaucoup de travaux en croisent plusieurs...&nbs...


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