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Histoire de l'Europe

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Publié le : 14/2/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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Histoire de l'Europe
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?Histoire de l?Europe I (1848-mi-XXe s)

BO
SEANCES 1 ET 2

Qu?est-ce que l?Europe dans le continent eurasiatique ? Pendant très longtemps cette question ne s?est pas posée.
Pierre Le Grand (Russe) et Vassili Tatichtchev ont posé les limites du continent européen par une convention cartographique. Ces géographes sont de nationalité russe, pourtant le territoire russe n?est pas totalement dans le continent européen.
Désir d?occidentaliser la Russie
Mais sur ces marges, la réalité est beaucoup plus floue, comme avec le mont Oural.
Poser les limites du continent européen soulève la question de la nation, la façon dont un Etat devient un Etat nation (ce qui est très peu le cas jusqu?au XVIIIe s). En général, ce qui constitue la nation c?est l?attachement à la monarchie. Au XVIII e s, de grands Etats apparaissent comme l?Italie ou l?Allemagne, d?autres disparaissent comme la Pologne. Cette question recoupe des réalités géographiques (conventions de frontières) qui vont être fluctuantes au XIXe s.
A une plus large échelle, qu?est ce qui fonde une identité européenne ? Cette identité est à la fois fluctuante mais aussi parfois particulièrement mise en avant comme au lendemain de la 1GM ou au début du XVIIIe s avec les congrès de la paix par exemple.
Dans l?actualité, la question d?identité européenne est toujours présente, notamment avec le Brexit ou encore la montée des nationalismes.
L?Europe a toujours été caractérisée par de denses circulations d?idées et de personnes, c?est ce qui forme une certaine unité. Au XIII e s, l?unité de l?Europe était assurée par la chrétienté : en effet les pays d?Europe formaient un bloc chrétien. Les contours géographiques sont très différents au XVIII e s, on observe d?ailleurs une intégration progressive de la Russie. La circulation des idées et des courants intellectuels est observable notamment au travers de la diffusion du style baroque. Cette diffusion des idées se cantonne au continent européen.
L?Europe de 1946 est très différente car elle intègre un certain nombre d?Etat qui appartenaient à l?empire Ottoman.
L?identité européenne répond à des gradients, il existe des espaces où on se sent européen puis la situation se dégrade vers des individus qui ne savent pas s?ils sont européens car leur identité européenne est mixée avec d?autres identités ethniques (ex guègues Albanie)
Gradient d?européanité (idée développée par le géographe Jacques Levy)

En 1848, on observe un départ des Européens vers de nouveau pays, hors du continent Européen. On peut prendre l?exemple des nombreux migrants, majoritairement Irlandais et Italiens, qui arrivent à New York. Ils se regroupent alors en communauté et forment des quartiers identitaires : Little Italy, Brooklyn. Même s?ils ne vivent pas dans un pays sous domination européenne, ils se sentent européens.
Certains empires disposent encore de colonies. L?Australie, à l?époque sous domination britannique, voit l?arrivée de nombreux migrants britanniques.
Diffusion de l?Europe dans le monde




I. De la révolution à l?Empire

Pour l?ensemble des européens, la révolution et l?Empire sont une véritable transformation des idées politiques. La Révolution française impose son fonctionnement dans la période de l?empire.
La question de la laïcisation du rapport à la politique est alors soulevée. Avant la révolution, la légitimité du pouvoir politique repose sur le sacre, cad la transcendance à un dieu ; après la révolution, elle repose sur une autre forme de légitimité. La religion commence à disparaitre du plan politique. Les intellectuels des Lumières s?engage dans cette lutte contre la religion. Ainsi, Voltaire cherche à désengager la société de l?emprise de l?Eglise, notamment avec l?affaire Callas et son Traité sur la Tolérance. De son côté, Diderot encourage un recul de la censure par l?Eglise avec l?Encyclopédie qui présente une série de rubrique qui posent problème à l?Eglise. Pour Rousseau le fonctionnement politique d?un pays passe par un contrat entre l?autorité et la volonté générale càd le peuple (= Le contrat social). Il avance l?idée de la souveraineté populaire et défend donc par définition que la souveraineté ne vient pas de dieu. On peut donc remarquer un certain poids des pensées des Lumières.
Le 17 juin 1789, le tiers Etat proclame la naissance d?une assemblée nationale qui représente la souveraineté du peuple et non plus une légitimité divine.
En 1791, on ne parle plus de roi de France mais de roi des Français. C?est le début du système républicain, avec comme figure Napoléon.
On pourrait penser que par son sacre, Napoléon renoue avec les traditions religieuses. En réalité, il humilie le pape par ce sacre : ce n?est pas le pape qui lui met la couronne mais c?est lui-même. On peut parler d?un « auto-sacre ». Stendhal a écrit en parlant de Napoléon « j?ai trouvé une couronne dans le ruisseau j?ai essuyé la boue et je l?ai mise sur ma tête ». Cet auto-sacre marque une totale rupture avec la souveraineté divine.
Dans toutes l?Europe, les administrateurs de l?Empire combattent l?église. La reconnaissance de ce qui fonde le droit est la souveraineté populaire, la souveraineté de la nation. Cependant, une vieille Europe monarchique reste importante, avec le tsar (empereur de toutes les Russies) qui tient le discours de la légitimité divine. Malgré ces avancées, le combat de la laïcisation du pouvoir politique est remporté seulement au 20e siècle, avec la loi de séparation de l?Eglise et de l?Etat (1905) qui fait de l?Etat français un Etat laïque.
Nous pouvons alors nous demander d?où vient la légitimité d?un pouvoir politique, si elle ne vient pas de Dieu.

Ce passage de la souveraineté divine à la souveraineté du peuple entraine une profonde mutation des sociétés. Cela soulève des questions sur l?égalité, la façon dont on se place dans la société. C?est un phénomène qui traverse le 19e siècle.
Le Guépard « il faut que tout change pour que rien ne change »
En 1848, le retour à une monarchie soulève des interrogations. En effet, le système administratif français a ancré les pratiques juridiques sous la révolution et l?empire avec notamment le code civil de napoléon. La monarchie conserve code civil et toutes une série d?éléments culturels juridiques qui défendent l?idée de souveraineté du peuple, demeurent dans les monarchies
Victor Hugo défend l?idée de souveraineté par tous les peuples qui auraient adhéré aux valeurs de la révolution française dans un élan massif (discours sur les Etats Unis d?Europe).
Ce discours a pour but de légitimer la France en Europe mais aussi dans le monde. Sur le plan des idées, la France semble être un leader parce que c?est elle qui a fait la révolution française aussi appelée révolution fondamentale. Cependant nous pouvons remarquer l?antériorité de la révolution américaine sur la révolution française. Plusieurs exemples montrent donc que la révolution française n?est pas la première du genre et permettent de relativiser sur le statut de leader de la France.
Révolte indienne, qui a énormément inquiété les espagnols, menée par Tupac Amaru (nom symbolique du dernier empereur inca)
Révolution brabançonne (actuelle Belgique)
Révolution suisse (1792) très fortes interactions avec la France.
Insurrection en Pologne menée par Tadeusz Kosciuszko qui rythme histoire polonaise de 1791 à 1794 qui engage un combat sur la question de la prise en compte de la voix du peuple sur la prise des armes des paysans.
De même, l?Irlande s?agite contre l?occupation britannique. Cette révolte engage un discours national sur la question religieuse et la propriété des terres (de riches anglais exploitent des paysans irlandais). C?est un mouvement national avec un discours sur la légitimité politique.
Donc ce n?est pas seulement la France qui diffuse partout le phénomène révolutionnaire.
Selon Robert palmer et Jacques Godechot, il y a une vaste révolution atlantique aussi appelé révolution occidentale. Un ensemble culturel se dessine et tous ensemble, ils avancent vers la démocratie. Il faut donc relativiser le fait que la France est le leader des idées révolutionnaires.
Cela entraine un débat extrêmement violent dans les années 1950, les idées de Palmer et Godechot sont rejetées. Cette série de débats opposent deux écoles : l?école jacobine (inspirée du marxisme léninisme, opposée à la notion de révolution atlantique dans contexte de GF) contre l?école révisionniste ou libérale (libéralisme politique, héritière des idées de Palmer et Godechot)
Le débat est bloqué jusqu?à la fin de la GF mais depuis les années 2000, un consensus s?est engagé. Il faut considérer qu?il y a des circulations qui ont eu lieu au 18e s, des idées sont parties de la France, mais pas toutes. Ces idées amènent à la construction démocratique.
Ce débat signifie qu?il faut s?interroger sur la place du peuple dans la prise de décision politique. Très souvent, on associe l?idée de la souveraineté populaire aux jacobins, ce sont eux qui l?ont mise en pratique pendant la terreur de 1793 à 1794. A partir du moment où la grande nation, càd la France, fait des conquêtes révolutionnaires, elle va diffuser cette idée de souveraineté populaire dans le monde. Anarcharsis Cloots est un fervent défenseur de la pensée révolutionnaire française.
Des jacobins autochtones apparaissent en Europe sans aucun rapport avec les clubs de Paris. On peut prendre l?exemple des jacobins napolitains qui diffusent une pensée originale née en parallèle de la pensée jacobine française. En 1878, les Français arrivent à Naples et les jacobins se lient. Les jacobins napolitains mènent des débats internes aux sociétés locales, notamment au sujet des terres. Les jacobins italiens s?opposent en effet au cardinal Ruffo (proche du groupe religieux santa fede) mais les santa fediste (partisans de la santa fede) chasse les Jacobins français.

Il ne faut cependant pas minimiser le rôle de la France dans la révolution occidentale. En effet c?est la révolution française qui a permis cette explosion de la liberté d?expression qui prend une dimension toute particulière en France. De plus, c?est le seul pays où les clubs jacobins sont autorisés. Dans le reste de l?Europe, les idées se diffusent sous le manteau comme au siècle des Lumières. Les armées révolutionnaires n?apportent donc pas les idées mais le moyen de diffuser ces idées révolutionnaires, les armées libèrent l?expression et font naitre ce qui devenir progressivement l?opinion publique. Les idées nouvelles développées s?articulent autour de deux grands angles de réflexion : la question de la souveraineté nationale et la question de la nation (sur quoi repose une identité nationale). Or la conception française qui se dessine, repose sur cette fameuse laïcisation du rapport politique. On observe alors un phénomène de choc et de contre-choc : les partisans de l?Ancien régime (l?Eglise) sont opposés à la notion d?identité française.
La France crée une institutionnalisation progressive de la nouvelle culture politique, avec une structuration du débat entre la droite et la gauche (Whig et Tory sont les noms des deux grands partis historiques de l?Angleterre parlementaire, les whigs sont les défenseurs des libertés parlementaires et des protestants alors que les tories sont les partisans de l?Eglise épiscopale anglicane).
Le premier débat opposant la droite et la gauche en 1794 a pour sujet le droit de veto du roi. L?opposition droit/gauche circule extrêmement vite en Europe, en effet tous les européens suivent les débats politiques en France, c?est ainsi que la France va devenir le référant en matière de débat politique.

Cependant, la révolution française n?est pas vu d?un bon ?il par tous.
Par exemple, les Espagnols sont toujours très attachés aux valeurs de l?Eglise. C?est ce que montre Goya dans son ?uvre Tres de Mayo. Le 2 et 3 mai 1808, les français tentent de lancer une insurrection contre l?Eglise, la monarchie en Espagne. Goya appartient à l?Elite intellectuelle espagnole qui accueille les idées révolutionnaires françaises mais peu à peu il s?en éloigne et condamne l?invasion française. Son tableau met en avant l?identité espagnole (le fusillé) pure qui repose sur le martyre chrétien contre les soldats français devenus inhumains (on ne voit pas leur visage).


Tres de Mayo, Goya, 1814


De même d?Edmund Burke (britannique, Grande Bretagne peu réceptifs aux idées révolutionnaires) illustre la laïcisation du débat politique en France dans une célèbre caricature. Cette caricature soulève un nouveau questionnement, qu?est-ce qu?une révolution ? Burke commente la révolution française en 1790, il est d?ailleurs plutôt favorable à la révolution française. Pourtant, dans ses écrits Réflexions sur la révolution française il présente les français comme des idiots qui font une mauvaise révolution. Une révolution n?est pas forcément un mouvement violent qui renverse un ordre établi. Selon Burke, il existe deux modèles de révolution : le modèle français qui impose trop de changements contre une bonne révolution qui ne doit pas faire table rase du passé (débat sur la persistance de l?ancien régime au 19e s). Le modèle de révolution que développe Burke est celle de la révolution anglaise de la fin du 17e s (1688), quand Guillaume de Nassau fait évoluer le système britannique. La révolution est bonne à partir du moment où elle se fait sur le long terme.
La révolution française a eu d?autres dissidents, tel que Joseph de Maistre un savoyard qui présente la révolution comme une punition divine, ou encore l?Abbé Barruel qui semble être le premier théoricien du complot.

Pourtant, La révolution française apporte un vent de modernité sur une Europe royaliste. Premièrement, elle structure de nouveaux courants politiques qui se diffusent en Europe. Circulation de l?extrême droite, René Raymond les trois droites françaises (droite légitimiste,

La terreur : la France est dévorée par le peuple souverain
Anti révolution totalisation

1789 : déclenchement du processus révolutionnaire avec la réunion des états généraux (créés au 14e s)
Les élites jouent un très grand rôle dans la révolution française
En 1789 cette situation de blocage relève très largement du gouvernement à imposer certaines réformes. Il s?explique aussi par un durcissement d?une grande partie de la noblesse, la meilleure répartition de l?impôt dans la société est refusée par la noblesse ce qui bloque l?Etat. TURGO NEQUER
1788-1789 crise de l?ancien régime
Monarchie absolue
Juin 1788 : le roi supprime le parlement grenoblois
Assemblée de Vizille, les mêmes états se réunissent et sont les premiers à voter qu?ils ne paieront pas d?impôt supplémentaire
Mai 1789 structuration de la vie politique
Droite (= partie aristocratique aussi appelé parti noir) aurait déclenché un processus de radicalisation
Idée développée par Tackett (américain) : plus on avance dans la révolution plus ce parti démocratique s?affaiblit tout en cherchant à mettre des bâtons dans les roues pour ne pas faire avancer le régime.
Selon Tackett, le processus de terreur qui commence à l?automne 1792 est lié à une nouvelle phase de radicalisation (les députés font le constat que ce qu?on avait imaginé être la nouvelle France -> contrat social de Rousseau a été rompu par le mensonge de Louis XVI qui est en permanence en contact avec l?étranger)
Le débat sur la terreur est un objet de désaccord entre les deux écoles (jacobins et libéraux)
Pour j ce qui provoque la terreur c?est bien des motivations qui viennent du peuple parisien (peur de l?invasion étrangère, désir de revanche sociale, la faim : un ventre vide est plus violent qu?un ventre plein)
Pour François Furet la terreur est une stratégie politique, donc aucun rapport avec la faim de la population mais bien une démarche qui vise à faire accepter au pays les idées de ceux qui dirige cette terreur, elle n?a qu?un seul but : provoquer suffisamment de peur dans la population pour faire admettre les reformes politiques qu?on souhaite mettre en place.
Terroriser la population devient alors un mode de gouvernement.
A partir du moment où on rentre dans un processus de radicalisation, d?accélération de la violence de chasse à des ennemis au processus révolutionnaire enclenché, on aurait tendance à s?inventer en permanence de nouveaux ennemis. Deux hommes s?affrontent :
Danton, les indulgents = on a fait couler trop de sang
Robespierre = on continue, on élimine les extrémistes puis on se retourne vers Danton et on détruit les dantonistes
La terreur fait 40 000 victimes (partie légale) dont les ¾ sont des insurgés (vendéens, chouans). 80% des guillotinés appartiennent à l?ancien tiers-état.
Cela ouvre une phase où toutes les vieilles rancunes ressortent, ravivent les clivages locaux anciens (midi de la France avec le massacre de la glacière en Avignon : affrontements entre catholiques et protestants qui ressurgissent avec la terreur)
Le lien entre la violence et le message politique est ce qui caractérise la période de terreur. On observe un combat idéologique entre les uns et les autres où les opposants sont éliminés au péril de la République.
La motivation des combattants (ce qui prennent les armes contre la France révolutionnaire) n?est pas pour une idéologie très claire dans leurs esprits. Prenons l?exemple du soulèvement vendéen, qui n?est pas du tout royaliste en ses origines. Le paysan vendéen cherche à résister à ce pouvoir de l?extérieur qui dérange sa vie quotidienne (De Charrette)
La révolution vient donc du peuple, mais avec une motivation non idéologique. On peut parler d?« Anti révolution ».
Plus qu?un clivage gauche/droite, on a un clivage entre ceux qui ne veulent pas que de changement et ceux qui obligent les autres au changement. Les phénomènes d?anti révolution sont particulièrement marqué dans les régions rurales les moins alphabétisés.
« Totalisation de la guerre » : guerre qui mobilise la totalité de la population, des moyens économiques et politiques. Avec la révolution française la guerre devient politique.

Comment organise-t-on la démocratie ? La France révolutionnaire est un véritable laboratoire politique. Qu?est-ce que la souveraineté nationale ?
Dans la période 1792-1794, deux positions se dégagent. La première est celle de Robespierre, la démocratie républicaine doit être une démocratie représentative (la légitimité du pouvoir est donnée par le peuple mais ce pouvoir est détenu par l?assemblée). L?autre position est celle qui pose que le peuple doit être en permanence associé à toute prise de décision (démocratie participative/directe).
Question de la place du peuple dans la démocratie
Ce débat s?éteint à la fin de la terreur, à la fin de 1794 ce sont les élites qui reprennent le pouvoir. Qui doit représenter les autres ?
Selon Condorcet et Boissy d?Anglas, ce qui sont capable de représenter les autres sont les notables (=une fusion de l?ancienne élite aristocratique et d?une partie de la bourgeoisie qui a profité de la révolution sur le plan économique et politique). En effet les élites ont plus de lucidité pour prendre les décisions que le peuple (idée du directoire) mais échec du directoire.
La démocratie participative n?a jamais pu être mise en place, un nouveau phénomène politique apparait et traverse l?histoire de l?Europe : c?est la notion de l?homme providentiel.
La meilleure solution quand on est dans une crise, c?est de s?en remettre à une figure qui transcende les partis politiques, qui se place au-dessus de la mêlée : Jeanne d?Arc, Richelieu, Napoléon, Napoléon III, Clemenceau, Pétain, De Gaulle.
Napoléon est un des premiers grands propagandistes de l?histoire. C?est le début du populisme.
La transformation du fonctionnement des Etats est induite par la période révolutionnaire. L?enjeu majeur de la révolution française est que les caisses de l?Etat sont vides. On recherche alors une stabilisation de la situation économique financière en France, avec notamment la création de la banque de France et du franc germinal. On observe une modification du système de levée d?impôt en France : avant tous les efforts pesaient sur le tiers état, après la révolution l?assiette fiscale s?est largement élargie. Avec Napoléon tout le cadre normatif français est réformé : la réforme du département, les poids et mesures sont uniformisés, le code civil, création du lycée, autres codes tel que le code du commerce, création des chambres de commerce?
L?administration française du début du XIXe est ainsi beaucoup plus avancée que celle des autres Etats européens.
Sur l?ensemble de l?Europe napoléonienne, les réformes vont se développer : les départements sont francisés (comme avec les bouches du Tibre), on relève une volonté d?imposer le modèle français dans le reste de l?Europe.
En 1814-1815, quand les monarchies (restauration) reviennent, aucune d?entre elles ne va balayer les principaux apports de ce système normatif français. Prenons l?exemple du code civil. Le code néerlandais est réécrit en 1837, mais il conserve les lignes directrices du code civil français. De même le code prussien reprend le code français dans les années 1840. Quand la Roumanie apparait, elle met en place un code civil directement inspiré du code français.
Ce modèle connait son apogée vers 1810, la diffusion du système normatif français est permise par des fonctionnaires, notamment De Gerando (applique le système en toscane), Melzi (royaume de Naples)
Il faut adapter ce cadre français aux conditions locales, ce qui pose des problèmes à Naples. Au début du XIXe s, l?Italie du sud repose sur un système agricole dirigé par des nobles qui exploitent les pauvres paysans. Si Murat adapte le modèle français, il se met à dos l?élite napolitaine.
Il ne faut donc pas penser que l?Europe devient parfaitement uniformisée sur le modèle français. L?Europe napoléonienne est une mosaïque de nuances qui ne correspond pas à la carte politique.
On observe ainsi un « inner empire » (Westphalie, Piémont) et un « outer empire » (nord de l?Allemagne, Espagne) : c?est la théorie de Michaël Broers.
C?est l?achèvement d?un processus de rapprochement, d?héritage européen : Napoléon se présente a posteriori (mémorial de Ste Helene) comme une sorte de créateur d?une Europe politique.
Les transformations sociales et économiques sont permises par un système d?intégration qui fonde la société du XIXe siècle. On observe l?apparition de cette nouvelle classe sociale : les notables, à l?échelle française et européenne. On fond les élites nouvelles avec la vieille aristocratie du continent, qui permet une transformation sociale lente à l?échelle européenne. Ces nouvelles élites sont encouragées par Napoléon à investir dans l?industrie, c?est le basculement vers l?industrialisation. Attention, on ne parle pas de révolution industrielle, on parle d?entrée dans l?industrialisation. L?enjeu de Napoléon est de rattraper la Grande Bretagne dans la course industrielle.
Traité de commerce (1786) = traité de libéralisation du commerce avec UK ; victoire des libéraux.
Napoléon revient à un système plus isolationniste avec le blocus continental (décret de Berlin). Il cherche à éliminer le principal concurrent des Français sur le continent, l?industrie française va profiter de nouveaux marchés sur lesquels elle va pouvoir déverser ses productions. On observe une phase d?enrichissement d?une partie des élites commerçantes françaises à la faveur de ce modèle isolationniste. Cela profite aussi à d?autres régions qui commencent à développer leur industrie : apparition des grandes régions de l?industrialisation du XIXe siècle.


Carte du blocus continental de Napoléon

En revanche certaines régions ne bénéficient pas de ce blocus continental, notamment la région bordelaise. Sa croissance s?arrête très rapidement parce que la grande majorité de son commerce était réalisé avec la Grande Bretagne et outre atlantique.
On observe alors une scission dans l?ensemble des élites européennes entre celles qui adhèrent au système français et celles qui le refusent ; par exemple les afrancesados en Espagne qui cherchent à adopter le système français. Javier de Burgos et quelques hommes par exemple sont ceux qui vont survivre à l?alternance en Espagne parce qu?ils ont cette connaissance de l?administration.
Le général Riego qui combat contre les Français en 1808 mais en même temps, les idées françaises se diffusent en Espagne. Riego participe en 1820 a l?insurrection espagnole contre Ferdinand VII. Par tous les cadres (administratifs, économique sociales), les réformes de napoléon restent sous les monarchies postnapoléoniennes et refont surface en 1848.


SEANCE 3 :

Pb : en quoi les avancées des idées nationales et libérales opèrent-elles des recompositions décisives sur le continent ?

I. Le « Printemps des peuples » : des aspirations nationales et libérales gelées par les forces conservatives

1) La diffusion du processus révolutionnaire

Cette diffusion se passe dans un contexte très particulier, un certain nombre d?éléments préalables ont permis l?étincelle. Depuis 1846, l?Europe connait une période de ralentissement économique, une crise de croissance avec un phénomène de chômage qui s?installe. Sur le plan politique, on observe un certain nombre de changement dans le paysage monarchique, notamment avec le pape. Un nouveau pape, Pie IX, qui se présente comme un pape libéral, avec un regard sympathique sur la question des nationalités. A l?échelle de la péninsule italienne, Pie IX permet un regain d?espoir chez les révolutionnaires. Charles Albert de Savoie lui aussi prend un certain nombre de mesures qui encouragent les libéraux (ouverture de réunion public donc liberté d?expression). Louis Philippe connait une libéralisation du débat d?opinion en France avec la campagne des banquets, à partir de 1847, de nombreuses réunions politiques sont organisées par les républicains.
L?opposition se structure et en février 1848, les insurgés renversent le roi à Paris. L?esprit quarante-huitard est le fait de faire avancer un certain nombre de blocage politique, avancée démocratique (réinsertion par le travail, sur le plan politique le suffrage universel)
En avril 1948, pour la première fois tout le monde (les hommes) peut voter.
L?abolition de l?esclavage est aussi une concrétisation de ce passage démocratique.
La révolution en France redonne la force à tous les mouvements révolutionnaires européens : des écrits, des personnes se déplacent sur le continent et diffusent le sentiment révolutionnaire. Prenons l?exemple de l?Autriche, Metternich et l?empereur fuit Vienne.
Diffusion de l?idée d?identité nationale, qu?est-ce qui fonde notre identité ? quel est le rapport entre une nation et une langue ? Quel est le sens des frontières ? Vague de revendications sur le plan social et politique, avancée du libéralisme et de la démocratie. Le souvenir de 1793 fait ressurgir l?expression « montagnards », qui désignent les hommes les plus libéraux. Mais peu à peu ce terme est remplacé par socialistes. Attention aux différentes tendances du socialisme, avec notamment la ligue des communistes. C?est ce groupe qui publie le manifeste du Parti Communiste, écrit par Karl Marx et f Engels. 1848 est un nouveau bouillonnement d?idées politiques avec de nouvelles familles politiques qui s?affrontent entre elles (camp hétérogène).

Exemple de l?Italie
« Viva Verdi » positionnement politique des intellectuels
Le chant des esclaves Verdi, référence aux italiens maintenus sous l?esclavage par les Autrichiens
Décollage économique du piémont permet le début de la révolution
Mazzini qui avait combattu le discours de Metternich (« l?Italie n?est qu?un nom géographique »)
« Italia fara da se » = l?Italie se fera d?elle-même
Insurrections dans toute la péninsule contre la domination autrichienne (notamment en Lombardie). Toutes les grandes villes sont aux mains des républicains, Charles Albert prend en main la cause italienne et déclare la guerre au Autrichiens : c?est la fin définitive de l?espoir napolitain de former une certaine unité italienne. L?Italie se réunit derrière la cause piémontaise qui devient la cause italienne.
Au printemps 1849, Rome tombe aux mains des républicains, assez tardivement. Pie IX, roi de états pontificaux, tient à garder ses Etats et donc se coupe du soulèvement révolutionnaire. Une grande figure apparait : Garibaldi.


2) La réaction : l?écrasement des révolutions par les forces conservatrices

Au printemps 1849, les hongrois cherchent à affirmer leur identité en montrant qu?ils ne sont pas comme les autrichiens (attention pas encore empire austro-hongrois mais Hongrie dépendante de l?Autriche depuis le moyen-âge). Kossuth fait alors voter la déchéance de l?empire des Habsbourg et proclame la république de Hongrie. Il organise le premier congrès des slaves, afin de réfléchir sur l?identité nationale. Au moment où en Allemagne se met en place un parlement élu au suffrage universel (avec la même réflexion sur l?identité nationale), la dynamique de la réaction est déjà enclenchée à l?Ouest.
Une nouvelle fois tout part de la France. La France occupe une place prépondérante dans les évolutions politiques en Europe. Les ateliers nationaux sont mis en place à paris. A cause d?une mauvaise organisation, ce système est un échec, les républicains décident de le supprimer en 1848. Cela conduit à un nouveau soulèvement des socialistes, mais le parti républicain écrase les soulèvements en juin 1848. On observe alors une recomposition politique, avec une nouvelle forme de coalition se met en place avec le Parti de l?ordre qui réunit des gens ne voulant pas de nouvelle terreur et de bain de sang dans Paris. Le parti de l?ordre se compose de 3 grandes familles : les républicains modérés, les orléanistes (partisans de Louis Philippe) et les légitimistes (avec le compte de Chambord). A partir de juin, un petit parti bonapartiste apparait, mais il reste très minoritaire. Lors des élections, le parti de l?ordre n?est pas d?accord sur le candidat à proposer. Louis Napoléon Bonaparte sera choisi parce que minoritaire et donc peu influent. Victoire lors de l?élection de décembre 1848, il met en place une politique étrangère française du camp conservateur (dominé par des monarchistes). L?objectif est de rétablir l?ordre en Italie (pape), la France va alors écraser la république romaine qui a chassé le pape de ses Etats. La France a basculé du côté de la conservation, ce qui entraine un regain de sentiment révolutionnaire. En Autriche, François Joseph accède au pouvoir et galvanise ses armées pour, au printemps 1849, reprendre Vienne aux armées révolutionnaires. Dans la foulée, il récupère l?Autriche et fait marcher ses armées contre les hongrois qu?il écrase à Vilagos en août 1849. Le roi de Piémont est lui aussi battu à Novarre à l?été 1949 (Charles Albert abdique), c?est le reflux de la révolution.
En Allemagne, les débats du parlement s?enlisent, notamment sur l?identité allemande. Certains pensent que la dynamique économique doit être prise en compte (influence prussienne), d?autres pensent qu?historiquement celui qui exerce son influence est l?empereur (pro-autrichiens). L?empereur d?Autriche et le roi de Prusse marche sur Francfort et l?ordre monarchique est rétablit.
Un deuxième pays joue un rôle central en Europe, mais qui s?est tenu à l?écart du phénomène révolutionnaire : la Grande-Bretagne.

II. Modernité politique et persistance de l?Ancien Régime : une situation traditionnelle

1) De lentes avancées du modèle libérale en Europe occidentale

La grande Bretagne se pose en contre modèle : les clichés de la révolution française sont présentés par la Grande Bretagne. Le règne de Victoria est caractérisé par sa stabilité et sa longévité. Victoria est une reine jeune, qui accède au pouvoir dans une période de croissance économique en Grande Bretagne. On observe aussi une lente avancée vers davantage de libertés politiques. La grande Bretagne met aussi en valeur le système de Westminster : l?action de ses gouvernements doit toujours rester sous le contrôle du pouvoir législatif. Deux enjeux majeurs, avec premièrement la démocratisation de la représentation politique. On cherche à introduire une diversité géographique et religieuse dans la chambre des communes. Ainsi à partir de 1848, les israélites entrent à la chambre (classe très dynamique de la révolution industrielle). On cherche aussi à désamorcer le nationalisme irlandais avec une entrée des Irlandais dans la chambre des communes. On cherche aussi à réduire l?emprise politique de l?Eglise anglicane : c?est le désétablissement de l?Eglise anglicane (1869). Le deuxième enjeu majeur est la législation sociale.

En Belgique et aux Pays-Bas, la situation se stabilise, notamment sur le modèle de Westminster avec une responsabilité du gouvernement devant le parlement.
Le statuto est la constitution instaurée par Charles Albert avant son abdication. Cette constitution est influencée par le modèle britannique.
La péninsule ibérique est touchée par de nombreux affrontements entre les libéraux et les monarchistes. Ce sont les libéraux qui l?emporte notamment avec Isabelle II qui cherche à imposer une monarchie libérale. On avance petit à petit vers un régime parlementaire : la constitution de 1845 instaure officiellement ce régime.

En France, sous le second empire, on avance plus timidement vers le modèle parlementaire.
Napoléon III « l?impératrice est légitimiste, le gouvernement est conservateur moi-même je suis républicain, il n?y a que Morny qui soit bonapartiste ». A la fin des années 1850, Napoléon III apporte petit à petit sa touche personnelle et fait avancer le libéralisme dans le système du second empire (libéralisation de la presse?). En 1870, en pleine préparation de la guerre contre la Prusse, on lance un système d?empire parlementaire. Pour autant il reste toujours un certain nombre d?ambigüités sous Napoléon III, notamment avec la question du césarisme démocratique. De ce point de vue la France reste différente des autres modèles européens, par sa très forte centralisation et l?utilisation à des fins autoritaires du système administratif.




2) La république, un modèle encore controversé

Les républicains progressent aussi, même si ce modèle est très controversé. En effet les républicains sont des facteurs de désordre. Mais une fois de plus la dynamique française va changer le continent européen. C?est la guerre prussienne (18) qui marque une nouvelle recomposition possible. Cette république est d?autant plus controversée parce qu?elle est née avec un épisode qui a marqué : la commune de Paris (système très à gauche). La commune est refusée par le gouvernement, ce qui conduit à la semaine sanglante où le gouvernement officiel reprend le contrôle de la capitale en écrasant les révolutionnaires.
La commune de Paris propose dans toutes l?Europe la question de la légitimité du régime républicain. Cette république est malgré tout une expérience qui intéresse en Europe.
A la fin des années 1860, Isabelle II est renversée par un mouvement révolutionnaires, la Gloriosa, qui va expérimentée de façon brève un système républicain. On observe ainsi une victoire provisoire de la république en Espagne.

3) Autocraties et modèles intermédiaires

Le centre et l?est de l?Europe va être marqué soit pas un système autocratique où rien ne change soit pas des régimes intermédiaires qui malgré tout donnent des formes de libéralisation de l?expression.
La Russie du XIXe s est caractérisée par le contrôle du tsar et des Oukazes. A partir de 1855 Alexandre II accède au pouvoir, il hérite d?un pays autoritaire mais surtout non industrialisé. Il cherche alors à créer une dynamique dans la société russe, avec une monarchie éclairée (comme au XVIIIe s). Il essaye d?abord dans les années 1860 de structurer son administration, dans un pays très hétérogène. Il met en place des systèmes de décentralisation, avec des assemblées locales élues au suffrage censitaire : les Zemstvos.
Il lance aussi de grandes réformes judiciaires, avec la suppression des châtiments corporels et la question du servage. On cherche aussi à moderniser l?éducation en introduisant le système du lycée français en Russie. On observe une vraie volonté modernisatrice mais avec une autorité très marquée. Le système reste malgré tout très autocratique. Au milieu des années 1870, Alexandre II arrête complètement de réformer son pays. L?espoir qu?il a fait naître chez son peuple conduit à une série d?attentats contre le tsar. Les lentes transformations en Russie se font sur un système non vertueux, sous la violence d?une menace révolutionnaire.

Le modèle intermédiaire est celui de François Joseph en Prusse, avec le système de











SEANCE 4 : un nouvel équilibre européen imposé par la question des nationalités

La dynamique de 1848 va amener soit sur le modèle britannique soit sur un modèle d?avancée par coups révolutionnaires, vers une libéralisation de la politique.
AU XIXe s la Grande Bretagne adopte l?équilibre des puissances, quand un déséquilibre apparait entre les grandes puissances, elle se place du côté de la plus faible pour qu?il n?y ait pas un géant qui s?impose sur la scène européenne. Après 1815, la France est la puissance faible donc à plusieurs reprises, la Grande Bretagne va soutenir la France (première entente cordiale par exemple). Peu à peu Louis Philippe s?éloigne de la Grande Bretagne et se rapproche de l?Autriche. En 1848, la France républicaine voit une véritable chance de reprendre part au concert des nations.
Discours de Victor Hugo sur les Etats-Unis d?Europe lors du Congrès de la paix. Les révolutionnaires français sont pétris dans la révolution de 1789. Victor Hugo, même s?il admire la grande révolution, est fasciné par le système britannique. Une idée de pacifisme se répand dans la pensée politique, le retour durable du pacifisme dans la gauche française. Un idéal de fédération des nations dépassent les revendications nationales. Ce qui est nouveau au XIXe s, les Etats-Unis deviennent également une référence très importante en Europe, la révolution atlantique (ou occidentale) se sent dans la pensée politique européenne. Louis Napoléon Bonaparte a une longue expérience en Grande Bretagne et se fascine pour les Etats Unis. La révolution de 1848 échoue, on revient à la real politique, mais on passe à un régime républicain.
Louis nap élu mais pétri dans les idées de la gauche socialiste française.
Comment la question des nationalités viennent-elles bouleverser le rapport entre grandes puissances et redessiner la carte de l?Europe ?

I. La guerre de Crimée : la France devient l?arbitre de l?Europe

1) La question d?orient et le conflit en Crimée

Au milieu du XIXe s l?empire ottoman a du mal à s?imposer sur toutes ses composantes. Dans la diplomatie européenne on parle de l?homme malade de l?Europe pour qualifier l?empire ottoman. La Russie souhaite sa chute, elle a besoin d?accéder aux mers chaudes (détroit du Bosphore) pour participer au commerce international. Au contraire la Grande Bretagne dans sa recherche d?équilibre de l?Europe, essaye de maintenir le pouvoir à Constantinople. La question d?orient c?est la lutte entre les puissances européennes pour au final se partager l?influence puis les terres de l?empire ottoman. En 1851, 3 moins s?agitent à Jérusalem (empire ottoman) au sujet des lieux saints qui sont cogérés par des moines orthodoxes et catholiques. Le tsar s?empare du sujet et soutient les communautés orthodoxes. Napoléon III soutient les moines catholiques. La Grande Bretagne s?intéresse également au problème avec la crainte que la Russie se saisissent de l?occasion pour s?emparer de l?empire ottoman. La Russie chercher le contrôle de la Moldavie pour atteindre le Danube. La grande Bretagne arme à son tour et Napoléon III saisit l?occasion pour réintégrer le concert des nations aux côtés de la grande puissance britannique (intérêt géopolitique, aucun enjeu militaire). La reine Victoria et napoléon III envoient un coalition franco-britannique de 55 000 hommes pour arrêter la Russie. Les troupes se dirigent vers la Crimée. Les russes ont fortifié la péninsule de Crimée. Après une première victoire (Alma) les russes s?enferment dans la ville de Sébastopol, une guerre de siège. Les soldats commencent par mourir de froid, combats meurtriers, les français et britanniques s?enlisent dans la guerre de Crimée. Mac Mahon s?empare de la tour de Malakoff et plante le drapeau français : mac mahon fait ainsi plier les russes. L?essentiel du travail a été fait par les français, pendant toute la période difficile, napoléon III cherche des solutions avec l?envoie de nouveaux généraux (mac Mahon) et de nouveaux alliés (troupes piémontaises). Cela permet au « petit roi » de Piémont de s?assoir à la table des grands au Congrès de la paix.

2) Le congrès de Paris et le retour de la France dans le concert des Nations.

Mars 1956 congrès de Paris. Dans les relations nationales, l?endroit où est signé le traité montre qui est l?acteur principal de la paix. Le grand bénéficiaire de la victoire est la France, Napoléon III impose ses idées sur comment doit se construire la carte européenne. La France commence à participer au découpage de l?empire ottoman. Napoléon III doit aussi donner les gages à celui qui lui a permis de revenir sur la scène internationale : la Grande Bretagne. Toutes les nations s?engagent à maintenir l?intégralité de l?empire ottoman. On observe une première avancée dans la gestion internationale. En 1856, Napoléon III redevient le chef majeur de l?Europe, grâce à la Grande Bretagne. La reine Victoria voit d?un bon ?il Napoléon III, notamment pour ses idées libérales : la France se veut modernisatrice (très proche des idées britanniques). Ce désir de modernisation se voit par les grandes expositions universelles (1855 en pleine guerre de Crimée). La France et la Grande Bretagne se rapproche aussi sur le plan économique, notamment par le traité de libre-échange de 1960 qui est signé par Michel Chevalier et Richard Cobden (héritiers de la physiocratie du XVIIIe s). la question du commerce permet la paix entre les deux Etats. D?autres traités de libre échange sont signés à la même période. Le Zollverein permet des accords entre différentes régions de l?Allemagne. A partir du milieu du XIXe s, les pays européens sont très favorables au libéralisme, notamment la France. Au lendemain de la guerre de Crimée la France tient deux discours qui marquent la scène européenne : le discours sur le principe des nationalités (prise de position de Napoléon III concernant la reconnaissance d?un royaume de Pologne, à partir de 1863, la Prusse et le Danemark se disputent des terres au nord de l?Allemagne : napoléon III prend position contre la Prusse) et sur la question de la Méditerranée (principe de nationalité adapté au monde musulman, Napoléon III se rapproche de l?Egypte ce qui permet le canal de suez par Lesseps). Napoléon III va aussi s?intéresser à la question italienne.

II. L?unité italienne « italia fara da se » ?

On observe un rapprochement entre la France et Victor Emmanuel II, mais aussi
Entrevue de plombières (les Vosges) le 21 juillet 1958. Napoléon III joue un rôle dangereux, il n?a pas grand-chose à gagner à soutenir l?Italie, sauf un intérêt de paix intérieure. Tous les patriotes européens rappellent à Napoléon III son passé : en 1831, lors de l?une des grandes insurrections italiennes, nap rejoint les insurgés et combat pour la cause italienne. Pour l?extrême gauche, Napoléon III est devenu un conservateur, ce qu?on lui reproche toute sa vie. En janvier 1859, la France et le piémont signe un accord. On va déclarer en commun la guerre à l?Autriche, l?objectif militaire et politique de cette alliance c?est d?obtenir la formation d?un royaume de haute Italie, autrement dit que le piémont annexe la Lombardie qui appartient à la Lombardie. En retour, la France obtient l?organisation d?un plébiscite en Savoie et à Nice pour un rattachement à la France. L?objectif est très limité, c?est essentiellement la question de la Lombardie et de la Vénétie qui est traitée. Venise est un port stratégique pour l?Autriche qui n?a pas encore accès à la mer adriatique. Deux batailles majeures : magenta et Solferino (Juin 1859). Après Solferino, napoléon II impose à Victor Emmanuel II de signer un armistice avec les autrichiens. La bataille de Solferino est extrêmement violente, il est accompagné de Henri Du Nan (croix rouge). La gravité des blessures des soldats conduit Napoléon III se dit qu?entre le bénéfice de cette opération et le coût pour son armée, le coût commence à prendre le dessus. C?est ce qui le pousse à imposer un armistice. Pendant l?armistice, Victor Emmanuel II agite les peuples des provinces alentours et entreprend de renverser les duchés et créé le royaume de haute Italie en annexant ces provinces. Napoléon III accepte et le plébiscite en Savoie et à Nice a lieu.
Victor Emmanuel II cherche ensuite à s?attaquer au royaume de Naples et à la Sicile. Menée par Cavour, une opération sollicite les patriotes italiens avec à la tête Garibaldi. Débarquement en Sicile puis remontée vers Naples et prise de Naples à l?automnes 1860. Victor Emmanuel se proclame roi d?Italie en mars 1861. La question de la nationalité l?emporte sur la nature du régime politique. Garibaldi est profondément républicain mais avant tout il est profondément italien : hiérarchie des priorités avec la question nationale en premier lieu. Il reste les Etats pontificaux, que Garibaldi va attaquer de son propre chef ce qui relance les discordes entre Napoléon III et Victor Emmanuel II. En effet dans le traité de 1859, il était stipulé que les Etats pontificaux seraient épargnés. Napoléon III a fait évoluer son régime mais l?opposition républicaine reste puissante en France. Pour les élections, il a besoin du soutien de l?électorat catholique. Au moment où l?unité est en train de se réaliser, Napoléon III met en échec les chemises rouges qui cherchent à prendre les Etats pontificaux. Le combat de Mentana en novembre 1867. L?initiative de Garibaldi complique les rapports entre l?Italie et la France. Il faudra attendre que Napoléon III disparaisse de la scène politique en 1870 pour que Rome tombe et soit annexée à l?Italie unitaire. Il faudra attendre Mussolini (en 1929) pour que le Pape ait un Etat légitime : le Vatican. La fragilité...


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