« La Vème République : rupture ou continuité ?

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Croissance et Mondialisation anthologie de 5 poemes >>


Partager

« La Vème République : rupture ou continuité ?

Echange

Aperçu du corrigé : « La Vème République : rupture ou continuité ?



Document transmis par : RomainC-308652


Publié le : 3/11/2019 -Format: Document en format HTML protégé

Sources détectées par CopyScape © :

Aucune source détectée - Document original
« La Vème République : rupture ou continuité ?
Zoom

« La Vème République : rupture ou continuité ? »

Introduction : « Histoire Républicaine »
« Un des caractères essentiels de la constitution de la Vème République c’est qu’elle donne une
tête à l’État » dit le Général de Gaulle en conférence de presse en 1962. En ces temps-là, il n’a
qu’un objectif : instaurer l’élection du président de la République Française au suffrage
universel direct. Pour la première fois en 114 ans et la « Constitution de 1848 », c’est le peuple
qui allait choisir son principal représentant ; et c’est le peuple et non les hommes politiques, qui
allait confier à un Homme la plus haute fonction de l’État. Chose impensable pour les
parlementaires tant le traumatisme de 1852 est fort. En effet le dernier président élu par le
peuple ou du moins une partie du peuple, Louis Napoléon Bonaparte, n’a pas attendu plus de 4
ans pour abuser de la confiance des parlementaires et réinstaurer l’Empire qui se rapprochait
d’autant plus du régime monarchique aboli 4 ans plus tôt que du régime républicain. Mais
surtout ce sont les souvenirs encore trop récents du régime de Vichy et du maréchal Pétain,
pourtant investi par l’assemblée comme président du Conseil mais dont les dérives se sont
finalement fait ressentir, qui jouent contre les idées du général.
Dans l’histoire des institutions française, ce n’est pas la première fois que cette question se
pose. En 1946, le Général de Gaulle alors président du Conseil du Gouvernement Provisoire de
la République Française, manifeste déjà ses idées que selon lui, la France a besoin d’un pouvoir
exécutif fort pour assurer sa pérennité. Le système de la IIIème République est dépassé,
proclamée en 1875, ces institutions se sont montrées bien trop faibles en cas de crise majeure.
Le modèle d’un régime parlementaire c’est que justement, il confère tous les pouvoirs au
parlement, et les élus qui le compose forment une classe politique qui cherche à défendre ses
intérêts. Les idées du Général ne sont donc pas retenues, les parlementaires préférant retrouver
leur statut d’avant- guerre. Ainsi la promulgation de la Constitution du 27 octobre 1946 marque
le début de la IVème République française qui, malgré la crise connue au cours des années
1930, reste fidèle au modèle de la république parlementaire qui s’était imposé en 1875. Celui
que l’on appellera plus tard « le plus illustre des français » se retire de la vie politique française
après son discours du 16 juin 1946 à Bayeux où il prévient le peuple de la faiblesse de leur
régime : « […] il y a là pour nous une question de vie ou de mort, dans le monde et au siècle où
nous sommes, où la position, l'indépendance et jusqu'à l'existence de notre pays et de notre
Union française se trouvent bel et bien en jeu ». C’est finalement le temps qui donne raison au
Général. La IVème République se révèle être un échec tant l’instabilité gouvernementale est
forte, 24 gouvernements se succèdent en 11 ans avec une durée moyenne de 6 pauvres mois.
Ce qui lui est fatal, c’est le coup d’État du 13 mai 1958 à Alger, en plein département de
l’Algérie française. Les institutions montrent leurs limites et le président René Coty ne voit
qu’un seul homme capable de régler la crise. Il se dit « prêt à assumer les pouvoirs de la
République ». Investi plus tard par le parlement comme président du Conseil, le Général de
Gaulle fait comprendre que maintenant, la Constitution française sera écrite selon ses idées :
« j'accepte votre proposition, j'accepte d'être investi par le parlement, mais je veux diriger la
France dans le cadre d'une institution nouvelle, que l'on réforme la constitution ». Après avoir
vu les conditions fixées par le parlement pour écrire cette constitution dans la loi du 3 juin
1958 ; c’est en seulement 4 mois qu’une toute nouvelle constitution est adoptée par le peuple
français. Celle-ci modifie fortement les institutions française à tel point que l’on ne reconnait
plus le système politique connu depuis 1875, plus de 70 ans. Pour beaucoup c’est une rupture
totale avec la IVème République. Pourtant, on appelle toujours l’État « République Française »
comme en 1875 et comme en 1946. Par la compréhension approfondie de ces différents faits
nous pouvons nous interroger : Est- ce que la Vème République représente une rupture totale
avec les institutions françaises qui la précède, ou assure-t-elle une certaine continuité de l’État ?
Nous étudierons dans un premier temps les principes nouveaux de cette Vème République et
dans un second temps les traditions qu’elle perpétue.

I- La Vème République, rupture institutionnelle et juridique
Introduction à la partie I : L’adoption de la nouvelle constitution
La Constitution de la Vème République est écrite principalement par Michel Debré, le Garde
des Sceaux, ministre de la Justice du gouvernement De Gaulle III, à l’été 1958. C’est un
gaulliste de la première heure, qui sera nommé premier ministre après l’élection du Général en
Janvier 1959. Pour rédiger la constitution, il s’entoure de hauts fonctionnaires et de plusieurs
experts qui formulent un avant- projet. Le parlement forme de son côté un comité consultatif
pour le règlementer, au final il ne propose que quelques changements. Après le parlement,
l’avant-projet est examiné par le Conseil d’État à la mi- août. Le texte final issu de ces
interventions est adopté le 28 septembre 1958 par les électeurs français après une consultation
par référendum à une majorité de près de 80%. La constitution est promulguée par René Coty
le 4 octobre 1958. Elle prévoit que les institutions soient mises en place dans les 4 mois qui
suivent sa promulgation. Pour la première fois dans l’histoire politique française, c’est le
pouvoir exécutif représenté par le gouvernement qui dirige réellement le pays.

I.A- Un pouvoir exécutif renforcé
§ 1 – Une première rupture : les métamorphoses du système électoral et du parlement français
Le gouvernement est effectivement autorisé à prendre les mesures nécessaires à la mise en place
de ces institutions au plus vite, c’est-à-dire compléter la constitution mais surtout la mettre en
œuvre. Le parlement de la IVème République est au centre de la vie politique. Les premières
lois de la Vème République regardent donc la mise en place d’un nouveau parlement. Il doit
être élu au plus vite car c’est lui qui assure la représentation du peuple. Les élections législatives
sont fixées les 23 et 30 novembre 1958. Le 9 décembre 1958, c’est le début de la Ière législature
du parlement de la Vème République, les Gaullistes sont majoritaires pour la première fois de
leur histoire.
Ce nouveau parlement perd son pouvoir premier d’autrefois : ce n’est plus lui qui élit le
président de la République, et ce n’est même plus lui qui investit le premier ministre. C’est une
rupture totale avec les précédentes législatures qui affaiblit le parlementarisme français et le
marginalise totalement : les parlementaires n’ont plus le pouvoir qu’ils détenaient depuis 1870
de décider de qui occupera la fonction politique la plus importante en France. C’est en premier
lieu, selon la constitution de 1958, un collège électoral d’environ 80 milles grands électeurs qui
a pour tâche d’élire le chef de l’État. Ce conseil électoral composé principalement d’élus locaux,
marque la seule élection de la Vème République qui s’est déroulée en suffrage universel
indirect. Les élections de 1958 voient 3 candidats se présenter. Le 21 décembre 1958, le collège
électoral élit le général de Gaulle avec 78,5%. Il prend ses fonctions la semaine suivante le 8
janvier 1959, et succède officiellement à René Coty, son mandat est fixé pour 7 ans. Michel
Debré est logiquement nommé premier ministre. Pourtant pour De Gaulle, le président doit être
désigné par le suffrage universel direct. Le choix de ne pas imposer le suffrage universel direct
aux parlementaires en 1958 a été dicté par la trop grande rupture du changement du système
électoral par rapport à la IVème République et de la perte de pouvoir qu’ils subissent. Au fil de
son mandat, le Général met tout en œuvre pour appliquer sa réforme.

§ 2 – Une deuxième rupture : un président fort, élu pour le peuple par le peuple
Le président de la République Française est l’incarnation de l’autorité de l’État. Il occupe la
fonction politique la plus importante en France. C’est le chef des armées, le garant de la
Constitution de la Vème République (selon l’article 5 de la constitution), et il tient un rôle
éminent en matière de politique étrangère. Son pouvoir est bien plus étendu que sous les IIIème
et IVème République. On pense d’abord que le président concentre beaucoup de pouvoirs, il
est souvent assimilé à un monarque « non héréditaire » ; mais très vite à partir de Jules Grévy
les parlementaires en font un personnage effacé dans le jeu institutionnel. Jules Grévy occupe
le poste de 1879 à 1887, c’est le 3ème président de la République Française en fonction en 8 ans,
depuis 1871 et Adolphe Thiers, alors que ses deux prédécesseurs sont élus initialement pour 7
ans. Ainsi deux présidents ont donc démissionné en à peine 8 ans de régime. Ces démissions
d’Adolphe Thiers et de son successeur s’expliquent par les forts désaccords entre le parlement
et ces derniers. C’est en image une preuve du manque de pouvoir du président à cette époque.
Jules Grévy est le premier président à être réélu dans l’histoire de la politique française, mais il
doit à sa décision de se mettre en retrait des décisions du parlement. Volontairement, il renonce
à son droit de dissolution, pourtant inscrit à l’article 2 de la constitution de 1875, et s’interdit
d’intervenir contre les vœux du parlement. La dissolution est d’ailleurs utilisée une seule fois
en 65 ans de IIIème République, contre 5 fois sous la Vème République. L’institution
présidentielle est à partir de Jules Grévy totalement effacée, il s’exprime devant le conseil des
ministres en 1882 : « Savez vous ce que je ferai, Messieurs ? Et bien, je ne ferai rien… ». Le
président de la République se cantonne alors à une fonction représentative, laissant le pouvoir
au président du Conseil. Ceux qui ont incarné les deux postes choisissent la deuxième option,
comme Jean Casimir Perrier qui démissionne après 1 an de mandat trouvant qu’il a très peu de
pouvoir, et préférant retrouver la fonction de président du Conseil qu’il a déjà occupée plus tôt.
Le Général de Gaulle avait deux idées pour lutter contre ces absurdités : qu’il y ait primauté du
président de la République et qu’il y ait renaissance de l’autorité gouvernementale. La primauté
du président est un des caractères fondamentaux du régime : « Le président est la clé de voute
du régime » dit le rédacteur de la constitution Michel Debré. N’oublions pas que sous les deux
républiques précédentes le président était élu par le parlement. En 1958 le général instaure le
collège électoral composé de 80 milles élus locaux. Avec la révision constitutionnelle de 1962,
il a été décidé qu’à compter de l’élection de 1965, le président serait élu au suffrage universel
direct. Le Général souhaite effectivement un lien direct avec les français, pour lui il faut casser
cette division politique / peuple, mais il veut surtout instaurer une légitimité totale venant du
peuple envers son premier représentant, il veut un président fort, élu pour le peuple par le
peuple. Cette réforme ne plait pas au parlement qui renverse le gouvernement de Pompidou, en
déposant une motion de censure comme souvent sous la IVème République. Mais De Gaulle
surprend en utilisant son pouvoir de dissolution de l’assemblée nationale, c’est la première fois
depuis les années 1870 qu’un président use de cette option. C’est un choix très fort, qui marque
une rupture totale avec les institutions précédents, pour la première fois le président est plus
fort que l’assemblée nationale, on appelle cela la primaut&...


Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "« La Vème République : rupture ou continuité ?" a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :
  • Aucun sujet trouvé

&laquo; La V&egrave;me R&eacute;publique : rupture ou continuit&eacute; ?

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit