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I–QU’EST-CE QUE LA VÉRITÉ?

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I–QU’EST-CE QUE LA VÉRITÉ?



Document transmis par : louna.cmr-315687


Publié le : 5/10/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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 I–QU’EST-CE QUE LA VÉRITÉ?
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I–QU’EST-CE QUE LA VÉRITÉ?QUELLES FACULTÉS SONT À L’ŒUVRE?



qu’est la vérité pour pouvoir la reconnaître quand on la cherche. La vérité estdans les choses, et l’essence de la vérité est impliquée danstoute définitionessentielle, qu’elle soit ou non celle de la vérité. La définition de l’essence dela vérité ne concerne donc pas que la vérité ; elle implique l’essence vraie detoute chose, c’est-à-dire l’être en général.De plus, ce qui est tenu pour vrai semble varier et se transformer d’uneopinion à l’autre, d’un pays à l’autre, et tout au long de l’histoire. « Vérité »ne signifie pas toujours quelque chose d’identique. Commentarticuler cettecontradiction entre l’un et le multiple ? La relativité apparente de la vérité neremet-elle pas en cause l’idée même de vérité ? Mais, plus encore, n’est-ce pasau fond l’essence même du vrai qui évolue au cours des âges ? Comment alorsconcilier l’idée qu’il puisse y avoir des mutations dans l’essence de la vérité,sans en tirer pour conséquence un relativisme sceptique, c’est-à-dire l’idéeque la vérité ne serait pas la vérité – qu’elle n’est pas véritablement vraie ?II Plan détailléI La représentation courante de la vérité1. L’évidence sensible2. L’opinion commune3. Relativisme et scepticismeII La conception philosophique1. Le regard sur l’essence2. La vérité en tant que certitude3. L’adéquation de la chose à l’intellectIII Art, religion, philosophie1. L’historicité du vrai2. Le nihilisme3. La vérité et le dévoilement de l’êtreIII Dissertation rédigéeQUELLEest la vérité de la vérité ? Telle est en somme le soupçon qui sur-git chaque fois que nous demandons : « Qu’est-ce que la vérité? » La vé-rité, les philosophes la disent une, inaltérable, éternelle. Platon, par exemple :« Aussi nombreux que soient les lits et les tables, il n’y a jamais que deux idées,l’une pour le lit, l’autre pour la table. » Il vise donc la vérité une et inaltérabledu lit ou de la table. Mais quelle est cette vérité ? C’est la vérité de leur essence,que Platon nomme : l’Idée. Philosopher, c’est prendre en vuel’essence, c’est-à-dire ressaisir la vérité sous l’aspect de l’éternité, selonl’expression de Spinoza.

SUJET171Qu’est-ce alors que la vérité philosophique ? Car si je dis : «Il fait nuit », cettevérité n’est vraie que la moitié d’un jour. Heidegger remarquait devant ses étu-diants : « Prenons une feuille de papier, et inscrivons-y la vérité : « Ici est lacraie ». Soit. Mais supposons que le cours fini, quelqu’un aère la salle ; voiciqu’à la faveur d’un courant d’air, le papier s’envole dans lecouloir. Quiconquelit le papier : « Ici est la craie » peut constater qu’il n’en est rien. » Un coup devent suffirait-il à balayer la vérité éternelle et supratemporelle ? À moins quela vérité au sens philosophique ne soit déjà une compréhension toute parti-culière de la notion de vérité : l’essence de la vérité est-elle d’être la vérité del’essence ?Nous verrons, dans un premier temps, en quoi la représentation courantede la vérité semble dénier l’idée même de vérité. Nous nous demanderons en-suite comment la philosophie oppose à cette représentationun autre modede vérité sur lequel doit se régler le savoir. Nous nous interrogerons alors surle sens des mutations historiques de la notion de vérité.POURbeaucoup de gens, la vérité n’est pas une essence dont on se deman-derait par ailleurs ce qu’elle pourrait bien être, où elle setrouve, et com-ment la saisir, mais elle reposerait dans l’évidence immédiate du sensible :le monde est là, la réalité est ce qui s’observe, la vérité se tient dans le concret,le réel. Qu’est-ce donc que la vérité ? C’est ce qu’on veut analyser et dont ondiscute, mais c’est d’abord ce qui est là, ce qui se donne sousla forme depreuves tangibles. Comme saint Thomas, dans les Évangiles,le bon sens a be-soin de toucher pour voir. Cependant, Hegel l’établit au début de saPhénomé-nologie de l’esprit, la certitude de l’immédiateté sensible semble « la plus abs-traite et la plus pauvre vérité » ; elle exprime seulement que« ceci est » d’unemanière indéterminée et générale. Elle ne peut « fixer » une vérité stable, le« ici » et le « maintenant » étant toujours passagers, c’est-à-dire pris dans leflux des apparences changeantes. Aussi, pour la plupart des gens, la véritédemeure-t-elle insaisissable, mouvante, et toujours révisable.Cette représentation de la vérité fonde le règne de l’opinion. L’opinion n’estpas sotte, mais elle règle ses jugements sur le cours des événements et des ap-parences. Or, comme les choses n’apparaissent pas toujoursidentiquementà elles-mêmes, elle déclare que la vérité est multiple. Et comme chacun nevoit pas les apparences sous le même angle, l’opinion considère que la vé-rité est aussi diverse que celle des opinions. Dans l’Antiquité déjà, Protagorassoutenait : « telle la chose t’apparaît, telle elle est ». Autrement dit : « À cha-cun sa vérité. » La vérité est ce qui se tient dans la multitudeémiettée desavis, aussi contradictoires soient-ils. Elle devient l’objet d’innombrables dis-cussions, d’interminables disputes et controverses. Protagoras avait d’ailleurs

72PARTIE I–QU’EST-CE QUE LA VÉRITÉ?QUELLES FACULTÉS SONT À L’ŒUVRE?donné pour titre à un de ses traités : lesAntilogies– il s’agissait de réperto-rier des procédés argumentatifs pour, dans les tribunaux aussi bien qu’à l’As-semblée politique, être à même de « retourner » les argumentsde l’adversaire.« À chaque argument (logos) répond un argument contraire (antilogos) », affir-mait-il. Il y a sans doute là une conception très démocratique de la véritécomme « règne de l’opinion », et dont on voit combien aujourd’hui encore elledemeure inscrite dans les sociétés contemporaines si friandes de débats et de« polémiques ». Mais à quoi conduit cette représentation du vrai ?La conséquence de cette représentation implique que la vérité n’est pasvraiment la vérité. Quand deux personnes discutent et ne parviennent pas àse mettre d’accord, c’est qu’une des deux au moins est dans l’erreur, et sansdoute même les deux puisqu’aucune ne parvient à convaincre l’autre. Quandbien même un grand nombre serait-il du même avis, la vérité dépend-elle del’opinion majoritaire ? Ne peut-on être dans le vrai seul contre tous ? La di-vergence des opinions semble plutôt attester la fragilité de la vérité ; celle-ciparaît bien relative et justifie au fond un certain scepticisme, à la manière parexemple de Montaigne dans l’Apologie de Raimond Sebond: « Rien ne semblevrai, qui ne puisse sembler faux. » Leur mot sacramental, c’estépéchô, c’est-à-dire « je ne soutiens, je ne bouge ». Le sceptique est celui qui se garde de seprononcer sur la vérité : il ne dit ni ce qu’elle est, ni même qu’elle est. « Qu’est-ce que la vérité ? » Personne ne le sait. Voilà au moins une vérité sur laquelletout le monde s’accorde ! Tout au plus concède-t-on qu’il y a des opinions plusvraisemblables que d’autres. Mais une vérité qui n’est que probable n’est qu’àmoitié une vérité. Elle fluctue au gré des humeurs, des âges etdes habitudesde pensée. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. »La représentation courante de la vérité conforte donc spontanément lescepticisme exposé par certains penseurs, par ailleurs souvent critiques à l’en-contre de la philosophie. Mais que peut leur répondre cette philosophie ? N’a-t-elle pas une tout autre idée de la vérité ?LA PHILOSOPHIE– c’est son acte de naissance – s’est constituée contre la re-présentation habituelle de la vérité. Contre le relativisme de l’o...


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