L'oeuvre d'art la perception

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Définition: F, f. Immigrants in ellis island >>


Partager

L'oeuvre d'art la perception

Echange

Aperçu du corrigé : L'oeuvre d'art la perception



Document transmis par : lealice-271975


Publié le : 9/2/2016 -Format: Document en format HTML protégé

Sources détectées par CopyScape © :

Aucune source détectée - Document original
L'oeuvre d'art la perception
Zoom



Philo

Les œuvres d’art éduquent-elles notre perception ?

-La perception s’éduque-t-elle ? Apprendre à percevoir ?

On croit que non pour de mauvaises raisons :

Tout le monde est capable de perception mais on peut apprendre à mieux percevoir

Perception est une qualité

Perception : pas une faculté nouvelle mais une faculté qu’il faut perfectionner, faculté naturelle.

Pertinence : l’éducation peut se faire sur la perception mais cela est-il dû aux œuvres d’art ?

Cependant, cette éducation provient d’autre chose que des œuvre d’art : voir dans un microscope, apercevoir un symptôme pathologique (le médecin), un panneau routier, un signe écrit, un mot prononcé, à saisir les nuances d’un parfum ou d’un goût -&gt; pas une éducation par l’art. -&gt; déborde dur sujet -&gt; cerner le sujet !

L’œuvre d’art contribue-elle à cette éducation ? L’art est une représentation du réel ? Porteur d’une vérité ou source d’illusion ? -&gt; Plus large que le sujet

Question de l’instruction théorique ou intellectuelle que peux apporter l’œuvre d’art, de la connaissance générale.

Fables de La Fontaine supposées dire des vérités générales, les « morales » qui sont plus immorales que morales, pas question de la perception ici.

L’œuvre d’art illusionne et trompe -&gt; Platon défends cela au livre X de la République, il critique le fait qu’Homère soit éducateur de la Grèce (tous les enfants grecs apprenaient à lire et s’instruisaient avec L’Iliade et l’Odyssée)

L’œuvre d’art éduque-t-elle moralement ? Elève-t-elle nos sentiments moraux ou déprave-t-elle ? Rousseau ne voulait pas qu’on ouvre de théâtre à Genève. -&gt; Pas le sujet, notre sujet est à l’intersection des deux problématiques.

Les œuvres d’art et non l’art donc pas la création artistique, suppose l’œuvre d’art déjà faite. Le « nous » du sujet désigne ceux qui ont accès aux œuvres d’art.

L’œuvre d’art éduque notre perception (thèse) : La perception est un acte de connaissance ou participant à la connaissance. Mieux percevoir serait mieux connaître par la perception, l’œuvre d’art le peut si elle permet de mieux voir des aspects du monde que la perception ordinaire ne permettrait pas. Mieux percevoir la beauté du monde par l’œuvre d’art qui a souvent un intérêt esthétique, éduque notre goût. La perception a une fonction pratique : utile à l’action, elle guide l’action -&gt; mieux percevoir serait mieux tenir de la perception des directives, indications pour agir. Pas accompagnée de conscience -&gt; savoir uniquement pratique.

1er Intertitre : La perception comme connaissance -&gt; dans quelles mesures et dans quels sens ?

La connaissance ne se limite pas à la perception, une connaissance uniquement perceptive serait imparfaite. Aristote -&gt; la perception n’est pas une connaissance scientifique (même s’il reconnaît dans d’autres textes qu’elle est une connaissance) car la science est un savoir universel (ou général).

« Il n’y a de science que du général » -&gt; de ce qui existe toujours et partout.

Or, la perception a un objet singulier : lorsqu’on perçoit un objet singulier, on perçoit une qualité. Malgré cela, cet universel reste perçut dans un moment singulier.

Aristote envisage aussi que nous pourrions percevoir que le triangle a des angles égaux à 2 droits -&gt; même en le percevant, pas une connaissance scientifique car il manque la démonstration or, c’est la démonstration qui fait la science. Ce qui manque à la perception scientifique c’est qu’elle ne donne pas la raison du pourquoi. Le fait oti et le pourquoi dioti. -&gt; perception est une connaissance mais celle-ci est imparfaite. Donc, seule l’intelligence peut vraiment connaître.

D’un autre côté, l’intelligence peut vraiment revaloriser la perception comme mode de connaissance, elle nous apporte ce qui manque à toute représentation intellectuelle -&gt; la mise en présence de l’objet.

La phénoménologie : Husserl (fondateur), Merleau-Ponty, Heidegger, Sartre. Courant de pensées qui veut revenir aux choses mêmes : à la façon dont les choses se donnent à nous avant que nous n’en élaborions une interprétation théorique. Cette donation de la chose sera la source de toute interprétation théorique -&gt; critique de la physique moderne, car le monde de la physique théorique n’est pas le monde dans lequel nous vivons « le monde de la vie ». La science fait abstraction de beaucoup de caractères du monde de la vie qui est celui dans lequel nous vivons.

Perception/sensation/jugement : Percevoir n’est pas seulement sentir si on entend la simple réception de stimulations sensibles. Une même sensation peut correspondre à 2 perceptions -&gt; le lapin-canard de Wittgenstein (philosophe autrichien, XXème siècle), impression du train qui démarre alors que c’est l’autre, femme au loin qui en réalité est un mannequin (Husserl). La perception porte sur des objets qui ont des propriétés objectives différentes de la sensation car elle ne fournit que des couleurs, des sons… La perception comprend donc une opération mentale, intentionnelle (selon les phénoménologues : type de rapport entre la conscience et les objets).Identification objective apparentée à un jugement (au sens logique) de sorte que percevoir c’est juger (en pourrait penser) ou implique un jugement. Je perçois une femme, je juge que c’est une femme et non un mannequin. -&gt; thèse appelée intellectualiste -&gt; fait d’attribuer des processus intellectuels à des phénomènes qu’on considère comme non intellectuels.

Ex de Socrate : « Nul n’est méchant volontairement » càd que le méchant est dans l’erreur, il se trompe sur ce qui est bien, c’est ce qui explique sa volonté mauvaise. -&gt; On ne peut pas vouloir le mal. Caractère de la volonté qui est interprété comme une erreur intellectuelle. -&gt; Intellectualisme. Mais dans le cas de la jalousie, on peut vouloir le mal pour le mal.

Ex de Descartes : Théorie de la perception (2nde Méditation métaphysique), texte qui se situe après la découverte du cogito, pour confirmer cette vérité. « L’âme est plus aisée à connaître que le corps » -&gt; réponse aux empiristes pour qui la connaissance s’appuie sur l’expérience sensible. Il démontre que cette connaissance sensible fait intervenir la pensée et la connaissance de la pensée (plus primitive que la connaissance sensible).

« La perception est une inspection de l’esprit » -&gt; percevoir c’est juger.

Ex : les hommes qui passent dans la rue dont il ne voit que les chapeaux et les manteaux -&gt; il juge que ce sont des hommes.

Analyse du morceau de cire : conteste l’idée que notre connaissance sensible est plus évidente que la connaissance intérieure de notre pensée (le cogito). Connaissance sensible dépend de l’entendement -&gt; la cire comme corps, les sens ne nous donnent pas cette connaissance car les apparences de la cire varient donc la cire comme objet doit demeurer identique à travers les variations de ses apparences : étendue flexible et muable. Cette cire n’est pas non plus connue par l’imagination -&gt; ses transformations sont en nombre infinies et nos capacités d’imagination sont limitées. Ex du Chiliogone : polygone à mille côtés -&gt; impossible à imaginer, ne peut être conçut que par l’entendement comme pour la cire, le nombre de ses transformations est infinies -&gt; notre entendement possède l’idée d’infinie mais on ne la comprend pas ? seul notre entendement peut connaître le morceau de cire comme objet corporel. On en voit pas la cire, on juge que c’est un morceau de cire -&gt; ce qu’on voit ce sont des expressions sensibles ? thèse intellectualiste.

Différence entre seulement juger et connaître un objet en le percevant -&gt; dans la perception il y a du jugement en quelque chose d’analogue d’un jugement. L’objet de la perception est autre chose que la sensation : je vois que le placard est vide -&gt; je vois un fait, un faut qui ne peut être exprimé que par une proposition, se conçoit et se verbalise. Je vois cette craie -&gt; chose comme objet de perception, la craie implique des propriétés physiques (solidité) et culturelles (sert à écrire). Sans cela, plus objet de perception.

Il y a quelque chose comme un jugement dans la perception mais pas forcément un jugement explicite, conceptuel, prenant une forme linguistique. Différence entre voir que le placard est vide et le penser, le juger, l’intellectualiser.

Merleau-Ponty La Phénoménologie de la perception critique l’intellectualisme de Descartes et Alain (et Lagneau, maître d’Alain) qui s’appuie sur 2 principes :

Ce que l’on perçoit réellement, ça n’est pas ce que les sens nous représentent (commun à l’empirisme)

Décalage entre le contenu sensible et l’objet de la perception

Percevoir n’est pas que sentir mais aussi juger. Tout le reste est ajouté pas le jugement.

Illusion de Müller-Lyer : on a l’impression que l’un des deux traits est plus petit que l’autre, inégalité de taille pas contenue dans les données sensibles mais c’est l’entendement qui l’ajoute. Toute perception est jugement. « Le jugement est partout où n’est pas la pure sensation ».

Merleau-Ponty reprend l’argument des manteaux et des chapeaux, de la vision binoculaire, argument de l’illusion puis il procède à une critique :

Cette méthode intellectualiste passe à côté de la réalité de la perception telle qu’elle nous livre une réflexion authentique. Substitution par une construction théorique -&gt; « nous construisons la perception » -&gt; revenir aux choses mêmes, ce que décrit l’intellectualisme ne correspond pas à ce que nous vivons. C’est une théorie loin de l’expérience.

Cette réinterprétation explicative de la perception n’explique rien, elle conduit à des absurdités entre perception et jugement.

Recueillir le témoignage des phénomènes, ils témoignent que nous sentions qu’on objet est lourd avant même de le soupeser. Phénomènes témoignent que c’est autre chose de savoir et d’arriver à voir une des interprétations.

Les perceptions illusoires : l’intellectualisme ne permet plus de distinguer ou de croire que l’on perçoit car percevoir c’est toujours croire que l’on perçoit.

Conclusion : percevoir n’est donc ni juger ni seulement sentir (sensualistes), percevoir c’est « saisir un sens immanent au sensible avant tout jugement ». Jamais de sensation pure, càd, dénuée de sens. Le contenu sensible de la perception est toujours déjà animé -&gt; dans la perception il n’y a pas d’abord un moment où nous n’avons que la sensation. La perception a pour objet un sens, pas simplement un contenu, il est immanent au sensible, indissociable de lui, livré avec.

La Gestaltpsychologie (Van Ehrenfels) : psychologie de la forme, on ne perçoit jamais un contenu sans forme.

Cette analyse permet de comprendre que la perception est objet de connaissance, signification objective susceptible de vérité/fausseté, de précision/imprécision, de clarté/obscurité. Eduquer la perception serait la rendre plus vraie, moins sujette à l’erreur, plus ample, compréhensible, finie, subtile, attentive.

L’œuvre d’art permet-elle cela ? Paradoxe : l’œuvre d’art ne nous place pas face à la réalité mais représente cette réalité différent de la perception d’un objet présent ici et maintenant. Imagination = se représenter ce qui n’est pas présent. L’œuvre d’art crée un intermédiaire.

Cependant, l’éducation voire l’enseignement procède presque tout le temps comme ça -&gt; on apprend à connaître les montagnes et océans lointains assis dans une salle de cours -&gt; un pis-aller (faute de mieux). Mais un schéma du sol nous en apprend plus que ce qu’on en perçoit. La médiation est parfois mieux que l’immédiateté, le rapport direct. Passer par un intermédiaire de l’œuvre d’art, càd, le simulacre pourrait peut-être aussi nous donner une meilleure perception du réel et voir ce que nous ne voyons pas.

Ex Hegel Esthétique -&gt; l’œuvre d’art est supérieure aux choses de la nature et elle n’est pas seulement une tentative de reproduction. Ce qui la rend supérieure c’est son contenu spirituel, produit issu d’un esprit et elle a un sens. Reflet de l’idée, un sens spirituel qui s’y manifeste de manière sensible. La représentation artistique fait ressortir un sens invisible dans la réalité naturelle, confère une durée à des éléments évanescents, insaisissables. Faire ressortir de façon plus pure et plus transparente le sens. Elle cadre une certaine réalité et la purifie.

Rapport entre l’art et le temps : temporalité ou intemporalité des œuvres d’art. Y a-t-il des œuvres d’art éphémères ? Tout a une fin dans ce monde -&gt; matériau de l’œuvre qui la rend éphémère, fragile. Mais même pour des œuvres éphémères, elles ont un contenu qui échappe au temps car lui n’est pas matériel -&gt; support pour les reproduire, les œuvres ne disparaitront pas. Ex : les livres disparaissent mais on peut les reproduire. Epicure -&gt; ses écrits ont disparu. L’œuvre subsiste et reste intacte -&gt; œuvre d’art paraît échapper au temps.

Ex Bergson Le rire élément de structure : texte commence par une question et se finit par la réponse : l’objet de l’art -&gt; nous mettre face à face avec la réalité même ou encore nous donner une vision plus directe de la réalité. « Quel est l’objet de l’art » -&gt; quel est le but de l’art ? Que nous apporte l’art ? Objet : raison d’être. But = accès plus direct avec la réalité. Intuition = représentation immédiate d’une réalité ≠ pensée discursive

L’art rend possible une intuition dans la perception ordinaire -&gt; pas la même idée qu’Hegel, l’art ne fait pas seulement ressortir des aspects du réel, il nous fait accéder à une dimension du réel qui est invisible.

Paradoxe de la médiation par l’art plus fort chez Bergson : la médiation rend possible l’immédiation (l’accès direct). Cette médiation est en même temps une remédiation -&gt; antidote d’un obstacle qui fait écran entre la réalité et nous « un voile plus ou moins épais qui s’interpose entre les choses et nous » (selon Bergson). L’art fait accéder au réel tel que nous le verrions s’il n’y avait pas ce voile -&gt; tel que le voit l’artiste lui-même. Le voile -&gt; la personnification pour Bergson n’est pas l’intuition des choses, c’est la production par l’esprit d’une représentation utile des choses -&gt; faculté pratique d’abord (l’intelligence aussi) de sorte que la connaissance du monde que nous livre notre perception et notre intelligence est une méthode d’action sur le réel plutôt qu’une intuition du réel lui-même. Bergson insiste sur le caractère général de la perception -&gt; l’objet de ma perception n’est pas l’individualité des choses, elle m’échappe car il ne serait pas commode d’y porter notre attention.

Bergson analyse l’effet comique : Le rire -&gt; réalité caché par un voile, quelle est cette réalité ? Quel est ce voile ? Cette réalité dont parle Bergson est celle de la durée -&gt; processus qui se poursuit sans cesse, processus indivisible, chaque moment de ce processus n’existe que dans son lien avec tout le reste. Ce processus est toujours changeant, hétérogène -&gt; chaque partie est nécessairement différente de chaque autre du seul fait qu’elle se situe ailleurs dans le processus. Ex : le Boléro de Ravel, musique répétitive mais il ne s’agit pas de répéter toujours la même chose mais d’approfondir un certain sentiment que donne la musique. Ce processus que Bergson découvre d’abord en lui-même, c’est le mode d’existence de notre pensée intérieure, il est également la forme d’existence du vivant, celui-ci vieillit, mûrit d’une manière qi interdit toute répétition à l’identique, toujours nouvelle, toujours hétérogène -&gt; aspect créateur de la durée, si chaque moment est nouveau c’est parce que chaque moment a quelque chose de totalement inédit, de différent. L’avenir pour Bergson dans un tel processus n’est ni prévisible ni calculable, ce qui va arriver n’est jamais recombinaison de ce qui est déjà arrivé auparavant. Le futur n’est pas constitué par les mêmes éléments du passé, même lorsque l’événement à venir nous semble connu d’avance (car il répète ce qu’o a déjà fait, vu), il aura toujours une certaine coloration, tonalité originale, nouvelle, un certain goût qu’on n’aura pas goûté auparavant qu’on ne pouvait pas se représenter par avance. Ex : un évènement qu’on prépare, supposons que tout se déroule à la seconde près où on l’a planifié, malgré tout, les choses seront différentes. Cette forme temporelle de durée c’est la forme d’existence de la vie elle-même -&gt; évolution du vivant imprévisible. Ex : un visage humain change selon les différents âges, le vieillard ne ressemble plus tellement à l’homme qu’il était, il ressemble sans lui ressembler. Biologiquement, la façon dont le corps humain évolue ressemble à la durée -&gt; mouvement incessant, hétérogène. Or ce mouvement de la durée est un mouvement qui traverse le monde entier, c’est l’élan vital qui se prolonge tout au long de l’univers. Le voile qui empêche de voir cette réalité c’est la nature même de notre esprit qui est configuré pour nous aider à agir sur cette réalité et pour nous la représenter de la manière dont nous pouvons agir sur elle, prête à être manipulée. Nous avons tendance à nous représenter les choses dans l’espace (comme étant fixes, séparables, identifiables) plutôt que dans leur durée. Cela explique la nature de notre perception mais cette tendance existe également dans notre intelligence et elle s’exprime dans le langage dont il est question dans le 2éme paragraphe : il précise que ce voile nous empêche aussi de nous connaître intérieurement, nos propres sentiments sont appréhendés par la conscience de manière simplifiée, commune (aspect à peu près les même pour tout le monde) et donc communicable. Ce voile est renforcé par le langage puisqu’elle vient de notre intelligence s’exprimant par des mots et portant sur des idées, des concepts. On ne retient des sentiments vécus que la catégorie linguistique à laquelle ils appartiennent (amour, haine, joie, tristesse…) et qui ne peux jamais correspondre à leur originalité. Le langage a la même logique que l’espace, il fonctionne selon le même principe de figer, distinguer, identifier -&gt; principes fondamentaux de la logique. Principe d’identité (A est A) et de contradiction (A n’est pas non A). Ces principes sont la condition du langage, on ne peut pas dire quelque chose sans les respecter sinon on dit à la fois une chose et son contraire. Ils expriment les besoins de notre pensée plutôt que la nature des choses, la réalité n’obéit pas à ces principes-là. Principe d’identité : ce mouton n’est jamais identique à lui-même et dès que je le nomme il a déjà changé ainsi A n’est pas exactement A. Principe de contradiction : tout participe à un même mouvement, cette distinction A n’est pas non A n’est pas totalement vraie non plus. Le réel ne fonctionne pas sur ces principes et donc ne se prête pas réellement au langage sauf dans ces aspects les plus superficiels. La perception, le langage et l’intelligence retiennent la surface des choses. La possibilité de saisir la réalité du monde ne passe ni par le langage, l’intelligence et la perception passe par ce que Bergson appelle l’intuition. Elle prend plusieurs formes : la conscience intérieure que l’on peut avoir de notre propre durée, elle n’obéit pas aux règles de la pensée logique. Ex : je suis triste, à chaque moment ma tristesse n’est jamais exactement la même donc ce mot triste ne dit pas exactement ce que je ressens, il fige ce sentiment alors que celui-ci évolue. Le langage aura toujours tendance à refouler les choses. Cette intuition c’est aussi une certaine sympathie que nous pouvons avoir avec la durée des choses hors de nous, l’éprouver aussi de manière un peu plus...


Signaler un abus

administration
Echange gratuit

Ressources Gratuites

Pour pouvoir consulter gratuitement ce document et

TOUCHER DES DROITS D'AUTEUR

Vous disposez de documents dont vous êtes l'auteur ?

monnaie-euro-00008Publiez-les et gagnez 1 euro à chaque consultation.
Le site devoir-de-philosophie.com vous offre le meilleur taux de reversement dans la monétisation de vos devoirs et autres rapports de stage.
Le site accepte tous les documents dans toutes les matières (philosophie, littérature, droit, histoire-géographie, psychologie, etc.).

N'hésitez pas à nous envoyer vos documents.

, nous vous prions tout simplement de faire don d'un document pour le site en cliquant sur le boutton ci-dessous :




Le corrigé du sujet "L'oeuvre d'art la perception" a obtenu la note de : aucune note

Sujets connexes :
  • Aucun sujet trouvé

L'oeuvre d'art la perception

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit