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La Passante du Sans-Souci est une auto-fiction de Joseph Kessel, écrite en 1935 et publiée en 1936, s’inscrivant dans la lignée des reportages kesseliens.

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Publié le : 9/12/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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La Passante du Sans-Souci est une auto-fiction de Joseph Kessel, écrite en 1935 et publiée en 1936, s’inscrivant dans la lignée des reportages kesseliens.
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La Passante du Sans-Souci est une auto-fiction de Joseph Kessel, écrite en 1935 et publiée en 1936, s’inscrivant dans la lignée des reportages kesseliens. Aventurier, reporter, romancier, Resistant, Kessel est une figure littéraire du XXe siècle. Auteur de plusieurs romans-reportages qui ont contribué à la construction d’un récit partculier d’une époque très documentée, Kessel adopte une focalisation sur les acteurs déchus et marginaux de la société, qui présente un intérêt sociologique majeur.   
Inscrite dans une époque littéraire cultivant le souci de représenter l’histoire à travers le récit de l’événement, La Passante est à la frontière entre fiction et reportage, ce qui est caractéristique de l’oeuvre kesselienne à la fois journalistique et romanesque. Kessel y construit le portrait d’une passante, Elsa, une femme qui a fui l’Allemagne et dont le mari, Michel, est emprisonné dans un camp. Elsa est l’allégorie d’une époque « d’entre-deux », où se mêlent l’inquiétude face à la montée inébranlable des fascismes dont l’esthétisation de l’horreur en est la traduction artistique, et la misérabilité des parisiens des bas-fonds évoluant dans une Capitale qui leur semble étrangère, où ils ne font que passer. 
Le début du chapitre cinq de la deuxième partie de La Passante du Sans-souci est un moment charnière du roman. Dans le précédent chapitre, Elsa se prostitue pour la première fois et le lecteur, à l’image du narrateur, l’abandonne dans une chambre où elle a trouvé refuge (celle de Kessel), scellant ainsi son destin tragique et par là-même, le destin funeste de l’Histoire qu’elle incarne par sa déchéance. On retrouve, au début du cinquième chapitre, le narrateur, mais sans Elsa: elle semble avoir disparu un temps du roman, de la même manière qu’elle a, dans le chapitre précédent, disparu d’elle-même. Mais cette absence ne dure pas, et Elsa réapparaît au cours de notre extrait, ainsi que Max, enfant juif infirme dont le narrateur est proche. 
L’extrait est scindé en trois temps, qui montrent d’abord le narrateur seul, reprenant sa vie après l’épisode dramatique précédent, vie dont il semble alors tout à fait absent. Elsa se manifeste ensuite comme une apparition, marquant la fin de la fuite du narrateur de sa propre vie. Il en reprend possession, revêtit son rôle d’écrivain-reporter dans un troisième temps du récit, qui le ramène à la réalité d’une époque qu’il ne peut fuir, filant droit vers la terreur. Le récit est à l’image d’une boucle, qu’une parenthèse ne parvient pas à interrompre, accentuée par l’utilisation d’une forme d’épanodiplose narrative. Il confond les destins de deux acteurs du récit (Elsa et le narrateur), que la narration rapproche, au point de faire apparaître un parrallélisme entre deux vies. Par ailleurs, l’extrait est une illustration parfaite de la tension entre fiction et réalité, incarnant l’essence de l’autofiction, à cheval entre la vie de l’auteur, celle de ses personnages et l’environnement dans lequel ils évoluent. Comment la superposition de boucles narratives met-elle en scène un parrallélisme entre les personnages et entre eux et l’auteur?  
Le narrateur, dans la première partie de l’extrait (l. 1-60), est tout à fait absent de lui-même, à l’image de l’écrivain sans son sujet (I). Le temps se suspend dans la seconde partie de l’extrait (l. 60-96), permettant la captation d’une image dramatique (II). La dernière partie de l’extrait consacre le retour du narrateur (par là-même de l’auteur), dans son atour d’écrivain-reporter (III). 
 
 
 
 
La première partie de l’extrait consacre le récit d’une bribe de la vie du narrateur sans Elsa. Une année s’écoule en soixante lignes, quasimment toute seule, sans qu’il ne semble y avoir l’impulsion d’un acteur qui la dirige. Le narrateur y semble tout à fait absent. Il ère dans sa propre vie et dans le monde (A). Il est prisonnier d’une vie à laquelle il ne parvient par à échapper, malgré ses tentatives de fuite (B). A l’image d’une spirale, la vie du narrateur sans Elsa délivre un récit répétitif, dont le commencement et la fin se confondent (C ). 

Le narrateur semble errer dans sa propre vie. Elle est « pareille à la plupart des autres » (l. 2), et il n’en semble pas par ailleurs pleinement acteur.  Le « je » est en effet effacé derrière des objets, des événements: « une maladie grave » (l. 51), « une liaison » (l. 52), « un voyage » (l. 54), « un projet de revue » (l. 23). Aucun des événements décrits ne le sont de façon personnelle: le narrateur pourrait être entrain de parler de quelqu’un d’autre. L’utilisation récurente d’articles indéfinis rapportés aux événemnts de sa vie détachent le narrateur du récit et du récit de sa vie. L’impression d’errance est renforcée par l’utilisation d’un lexique significatif: « chemins déserts » (l. 40), « j’avais erré » (l. 41). Dès le début, il prend d’ailleurs une distance avec sa vie, en désignant le hasard comme l’acteur principal de ses événements. La débauche du narrateur est l’incarnation de sa propre déchéance et de son naufrage dans l’errance. Il poursuit pendant une année une vie sans finalité, sans but, dont les « plaisirs nocturnes » (l. 44)  incarnent l’insuffisance. Finalement, il décrit une vie qui coule (l. 50), filant la métaphore du cours d’eau, pas tout à fait tranquille puisque teinté d’orages (« orageux » l. 53), mais dont l’amont égale l’aval. On voit à plusieurs reprises que la narrateur tente de rompre la boucle par la fuite, sans pour autant y parvenir. 
Le thème de la fuite est central dans ce récit. Dès le début, le narrateur fuit Elsa en refusant de tenir le rôle de confident. Il fuit toute évocation d’Elsa, en refusant de répondre à une lettre qui la mentionne (l. 26 à 30), fuit également Max en reofulant son désir de le revoir et décide de quitter Paris. La fuite est ici un prétexte pour échapper à lui-même: « le dégoût me vint (…) de moi-même » (l. 34-35). Il est enfermé dans sa propre vie, et ses tentatives d’évasion le ramène toujours au point de départ: les plaisirs nocturnes sont une manière de fuir la monotonie de la vie quotidienne, mais revêtent finalement l’aspect d’une prison de laquelle on ne peut plus sortir: « des ornières d’où l’on ne s’évade plus » (l. 44). La routine nourrit la routine et la fuite n’a pour seul rôle que de repousser son retour. Fina...


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