Racine, dramaturge majeur du XVII, auteur de nombreuses tragédies dites classiques comme Bérénice, Britannicus, Andromaque.

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Racine, dramaturge majeur du XVII, auteur de nombreuses tragédies dites classiques comme Bérénice, Britannicus, Andromaque.

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Document transmis par : adele1032-313290


Publié le : 29/3/2020 -Format: Document en format HTML protégé

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Racine, dramaturge majeur du XVII, auteur de nombreuses tragédies dites classiques comme Bérénice, Britannicus, Andromaque.
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Racine, dramaturge majeur du XVII, auteur de nombreuses tragédies dites classiques comme Bérénice, Britannicus, Andromaque... s'évertue à travers ses œuvres à divertir le public mais aussi à les instruire en les moralisant par le tableau de passions qui conduisent presque infailliblement ses héros et héroïnes à leur perte. Phèdre est une des plus fameuses tragédies du maître où « les moindres fautes (y) sont sévèrement punies » et où La seule pensée du crime y est regardée avec autant d'horreur que le crime même. » écrira t-il dans la préface de sa pièce de 1677. C'est d'ailleurs la dernière pièce profane que le maître, au fait de sa gloire, académicien, rédigera. Les deux pièces qui suivront auront pour sujet des personnages bibliques et seront vouées à l'usage exclusif des demoiselles de Saint-Cyr, institution créée par Madame de Maintenon, épouse morganatique du roi d'une grande piété.
La tirade à l'étude constitue une partie de l'exposition de la pièce et intervient après que, Hippolyte et Théramène aient appris au spectateur la trop longue absence du roi d'Athènes, Thésée et que le jeune Hippolyte ait avoué son amour frappé d'un interdit politique pour la jeune Aricie, sœur des Pallantides, ennemis de Thésée et retenue prisonnière à Trézène. La troisième scène du premier acte consiste en un échange entre Oenone et Phèdre, où la fidèle nourrice supplie Phèdre de ne pas renoncer à la vie pour un motif qu'elle ignorait et que Phèdre va lui révéler en partie à travers cette tirade.
Cette tirade est une réponse circonstanciée à la question d'Oenone « Fallait-il approcher de tes bords dangereux ? » qui assimile la malédiction qui s'abat sur Phèdre à un voyage naval périlleux et voué au naufrage. Oenone est anéantie par l'aveu qui précède « J'aime... »/ « … ce fils de l'Amazone »
Phèdre en guise de réponse retrace dans un récit rétrospectif comment elle en est arrivée là et informe non seulement sa nourrice qui la connaît parfaitement et n'a rien su voir, mais aussi le spectateur. Nous verrons comment cet aveu retrace le calvaire de Phèdre, victime de son amour pour Hippolyte et en souligne le caractère pathétique et tragique.



Ce récit alterne moments de relatives détentes et moments de tensions, ce qui mime l'agitation et le désespoir de Phèdre :
1/ D'abord elle rappelle l'origine du « Mal » des vers 269 à 278 avec v 269-271 l'évocation d'un bonheur de courte durée (3 vers) suivi dès le vers 272 de l'épisode qui introduit la rupture dans ce bonheur précaire.
2/ Ensuite elle rappelle tout ce qu'elle a fait pour lutter contre cette passion incestueuse/ contre-nature des vers 279 à 296
3/ Suit une trop brève période d'accalmie après l'exil d'Hippolyte : vers 297-300
4/ Mais le retour de Phèdre à Trézène sur la volonté de Thésée, ville où se trouve Hippolyte met fin à un état de relative sérénité pour Phèdre : v 301-306
5/ Finalement prise au piège de cette passion, Phèdre ne voit d'autre issue que la mort afin de faire disparaître le monstre/ le crime/ la faute avec elle, et de mettre fin à l'anathème de Vénus. C'est une décision récente et proche sur le plan temporel du moment de l'échange avec Oenone (emploi du passé composé) : vers 307 à la fin



1)L'Origine du « Mal » ( v. 269 à 271 )
Le premier vers renferme une première phrase qui tient dans la première hémistiche : « Mon mal vient de plus loin. » où le det. poss. semble instaurer un rapport à la fois de proximité, de familiarité un peu masochiste entre le « mal » et PH. + souffrance assimilée ici à une pathologie dont les origines, les causes sont exprimées par une loc. adv spatiale « plus loin » qui se réfère en réalité au tps, afin de dire l'ancienneté de cette maladie. La deuxième partie du vers ainsi que les deux vers suivants : « A peine au fils d'Egée,/ Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée, Mon repos, mon bonheur semblait être affermi, » évoque pourtant une époque de sérénité relative fondée sur le mariage avec Thésée (désigné par la périphrase « le fils d'Egée » peut-être car elle se sent si coupable vis à vis de son époux, qu'elle n'ose le nommer) champ lex. de la paix : « repos», «bonheur », le verbe « affermir » + allitération en [m] » avec les mots « hymen », « m'étais », « mon » X2, « affermi » sonorités douces qui insistent sur ce moment de félicité + emploi de l'imparfait « semblait » qui voudrait inscrire cet état dans la durée mais le verbe connote l'erreur, d'ailleurs la structure de la phrase annonce déjà la rupture avec ce bonheur conjugal car le cc de temps qui est mis en relief par la virgule et constitue la seconde hémistiche du 1er vers semble déjà annoncer le fait que le bonheur sera de courte durée, ce moment heureux est énoncé au plus-que parfait et semble déjà un lointain souvenir.
Le 4ème vers qui vient clore la phrase met fin à cet état de grâce : la rupture est matérialisée par l'emploi du P simple « me montra » le sujet de ce verbe est « Athènes », la cité mais ici elle est associée à une divinité (fille de Zeus, déesse de la sagesse, de la guerre et des arts) qui oriente le regard de PH et déclenche le coup de foudre de PH pour Hippo.
« mon superbe ennemi » ici un oxymore qui montre le caractère ambivalent des sentiments de PH , remarquez que l'allitération en [m] se poursuit mais pour témoigner de son amour pour Hippo.
Le 5ème vers « Je le vis, /je rougis, // (césure)je pâlis à sa vue. /» constitue une phrase qui adopte un rythme ternaire qui vient casser le rythme précédent plus ample + emploi du passé simple dans 3 prop indépendantes qui retrace la chronologie des sensations et des émotions qui sont contrastées opposées par l'antithèse (rougir, pâlir) + assonance en [i] soupir, gémissement de souffrance, suivi d'un vers exprimant par la double négation l'impuissance de PH « Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler » les verbes sont à l'imparfait afin d'inscrire dans la durée les manifestations de son état amoureux à partir du moment du coup de foudre, l'ensemble compose un gradation croissante autour du feu et du froid (évocation de la mort) notons dans les vers suivants les termes « je le vis », « sa vue », « mes yeux » « je reconnus » qui composent le champ lexical de la vue qui est le vecteur du mal ici. + vers suivant antithèse et simultanéité des sensations contraires « et transir et brûler » avec l'anaphore de la conj de coord qui insiste sur ce phénomène.
La dernière phrase se déploie sur deux vers qui constituent des rimes riches « redoutables »/ « inévitables » avec 4 phonèmes/ sons élémentaires communs : t+a+b+l [tabl] permettant d'insister sur le caractère tragique des circonstances ce que confirme le préfixe privatif in- évitables + Vénus à la césure du vers 277 qui est au cœur du vers comme l'amour est dans le cœur de Phèdre « d'un sang qu'elle poursuit » ici le sang est celui de la lignée de Phèdre (Pasiphaé), il s'agit d'une métonymie qui rappelle la malédiction de Vénus sur la...


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