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La mondialisation (développement et analyse)

Economie

Aperçu du corrigé : La mondialisation (développement et analyse)



Publié le : 28/10/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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La mondialisation (développement et analyse)
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UNE TENDANCE PROFONDE ET DURABLE

 

Très répandue et médiatisée depuis quelques années, la notion de « mondialisation » définit les bouleversements économiques que rencontre la planète depuis les années 1950, ainsi que le passage de stratégies économiques locales ou nationales à une dynamique économique internationale et mondiale. Cette tendance, inhérente au système capitaliste, s\'est fortement accentuée à la suite du choc des deux conflits mondiaux, de l\'effondrement du mur de Berlin et du bloc communiste, et enfin avec l\'essor des nouvelles technologies de l\'information. Le phénomène de la mondialisation est néanmoins ancien : l\'historien Fernand Braudel puis le sociologue Immanuel Wallerstein ont montré que le capitalisme s\'est constitué depuis le XVe siècle. Il a ainsi débordé son espace originel dans le cadre d’« économies-mondes » successives, en s\'articulant autour d’un centre (une ville ou une capitale telle que Gênes, Amsterdam, Londres...) qui s\'est déplacé dans le temps. Mais ce processus a certainement connu une accélération sensible au cours des cinquante dernières années.

 

La mondialisation et la globalisation résultent à la fois d\'une conjoncture donnée et d\'une logique économique. Elles se sont intensifiées au rythme des stratégies d\'ouverture économique menées par les gouvernements et par les entreprises et au rythme des innovations technologiques. L\'économie capitaliste a connu une phase d\'intense mondialisation entre le milieu du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale, puis des phases de repli dues aux crises et aux deux guerres mondiales. Au cours des cinquante dernières années, de nouveaux bouleversements ont eu lieu et, depuis les années 1990, la mondialisation s\'est intensifiée avec la libéralisation sans précédent des mouvements de capitaux.

 

La Seconde Guerre mondiale a considérablement modifié la donne et les conceptions économiques en vigueur. Le protectionnisme de l\'entre-deux-guerres a cédé la place à des politiques de libre-échange et d\'ouverture dont l\'une des formes les plus manifestes est sans aucun doute la mise en place d\'un nouveau cadre européen. Dès ses origines, la construction européenne devait être fondée sur l\'harmonisation des politiques économiques dans le cadre d\'un marché commun.

La première étape fut la création, le 9 mai 1950, et son entrée en vigueur un an plus tard, de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l\'Acier) lors du traité de Paris dans un secteur

particulièrement sensible. En effet, après avoir joué un rôle dans le déclenchement du conflit (l\'occupation de la Ruhr dans les années 1920 par les Alliés contribua au succès du nazisme) puis dans le déroulement de la guerre, ce domaine en avait subi les conséquences dévastatrices. Du traité de Rome en 1957 à celui de Maastricht sur l\'Union européenne en 1992, sans oublier la déréglementation des marchés financiers et l\'entrée en vigueur progressive de l\'euro à partir de 1999, l\'objectif premier a toujours été de lever les obstacles à la libéralisation des économies nationales.



Mais avant même que ces différents traités ne soient signés, des tentatives d\'ouverture économique (stratégie alors considérée comme la meilleure garante de la paix) avaient vu le jour à une échelle mondiale.

Si la création d\'une Organisation internationale du commerce avait échoué en 1948, l\'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, le GATT (General Agreement on Tariffs and Trade), avait été signé en 1947 par vingt-trois pays. Malgré son caractère provisoire, le GATT est resté le seul instrument multilatéral régissant le commerce international jusqu\'en 1994, année de création de l\'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Tout au long de ses quarante-sept premières années, le GATT a été complété par d\'autres accords « multilatéraux » et « plurilatéraux » (c\'est-à-dire fondés sur l\'adhésion volontaire et non pas automatique de tous ses membres) s\'ajoutant à l\'accord initial, dans le but de réduire de plus en plus les tarifs douaniers et les autres obstacles au commerce (subventions

notamment). Ces nouveaux accords ont été obtenus grâce à une série de « Rounds » ou cycles de négociations commerciales - huit en tout -le dernier étant le cycle de l\'Uruguay (septembre 1986-avril 1994).

Uruguay Round a été le plus conflictuel et le plus novateur dans la mesure où il a élargi le champ de la négociation à des secteurs non couverts jusque-là par le GATT : l\'agriculture, le textile et les services. À ce titre, il a mis en évidence le conflit commercial latent entre les États-Unis et l\'Europe, notamment à travers la négociation agricole.

 

Le GATT en tant qu\'organisation ad hoc n\'existe plus depuis la naissance de l\'OMC. Mais en tant qu’accord - enrichi pendant près d\'un demi-siècle - il perdure toujours, incorporé à l\'OMC qui compte actuellement 136 États membres.

 

Si depuis 50 ans, le commerce mondial a été multiplié par 18, la structure par produits et la répartition géographique de ce commerce ont évolué. Alors qu\'auparavant les pays industriels échangeaient leurs produits contre des biens qu\'ils ne pouvaient ou ne savaient produire (en général produits manufacturés contre produits primaires), on constate aujourd’hui que la plus grande partie des exportations et des importations concerne les mêmes secteurs, la différence se situant principalement au niveau de la spécialisation de ces produits.

En second lieu, le commerce mondial s\'est concentré dans trois zones : l\'Amérique du Nord, l\'Europe de l\'Ouest et l\'Asie du Sud-Est. Cette tendance a pour conséquence principale d\'inciter les entreprises à concentrer leurs investissements dans les marchés où sont établis leurs clients.

C\'est ainsi que nombre d\'entreprises réalisent une part importante de leur production en dehors de leurs pays d\'origine, ce qui accélère la libéralisation des marchés.





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