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NATURALISME et LITTERATURE

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Aperçu du corrigé : NATURALISME et LITTERATURE



Publié le : 25/1/2019 -Format: Document en format HTML protégé

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NATURALISME et LITTERATURE
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NATURALISME. Le naturalisme naquit comme théorie et moment de la production romanesque à la fin du second Empire. Il prit pour plus de vingt ans, sous la férule d\'Émile Zola, le relais du réalisme stricto sensu, qui, au terme de deux décennies d\'évolution, s\'était imposé comme consubstantiel au roman triomphant. En fait, le naturalisme, qu\'il soit zolien ou prézolien, amplifiait et irriguait d\'une ambition nouvelle ce projet réaliste, prônant la nécessité non plus seulement d\'une reproduction mimétique du réel, mais de son investigation « scientifique » : à l\'image du miroir ou de l\'écran par laquelle le réalisme tente d\'illustrer sa démarche se superpose celle du romancier-savant qui dissèque l\'homme et la société.

 

Dans un xixe s. fasciné par le développement des sciences naturelles, la littérature ne pouvait rester indifférente au statut prestigieux du naturaliste — moderne démiurge —, auquel les romanciers se comparent ou sont comparés de plus en plus souvent. En 1845, Balzac parlait déjà des « naturalistes du roman ». Taine popularise la métaphore, dès lors consacrée, Flaubert y recourt, Hugo même, et c\'est toute une génération qui, par ambition intellectuelle sincère ou par snobisme langagier, regarde

 

vers l\'horizon scientifique : « Anatomistes et physiologistes, je vous retrouve partout », devait déplorer Sainte-Beuve. Lorsque Zola en 1868, dans la préface de la seconde édition de Thérèse Raquin, se flatte d\'appartenir à « un groupe d\'écrivains naturalistes », la comparaison est devenue lexicalement raison. Le terme de naturalisme, en vérité pris à la philosophie, désigne désormais en littérature un vérisme à prétention heuristique.

 

Avant d\'étendre son emprise sur le nouveau mouvement, Zola avait beaucoup emprunté : à l\'ambiance du temps, bien sûr (« Le vent est à la science, écrit-il en 1866, nous sommes poussés, malgré nous, vers l\'étude exacte des faits et des choses »), mais aussi à ses prédécesseurs. Au premier rang de ceux-ci, les Goncourt, qui ont présenté, selon P. Martino, vers 1865 « un système littéraire fort cohérent qui est à vrai dire la première forme de la doctrine naturaliste, et non plus seulement réaliste ». Premier symptôme naturaliste, les Goncourt aiment à multiplier les textes doctrinaux où s\'exprime leur conception du roman « vrai », « documentaire ». Ils se veulent les chefs de file d\'une école du « document humain », dont la préface de Germinie Lacerteux est le manifeste : le roman « qui s\'est imposé les devoirs de la science » y est défini comme « la grande forme sérieuse, passionnée, vivante de l\'étude littéraire et de l\'enquête sociale ». Les mélodrames secs qu\'ils tirent de leurs « documents » s\'efforcent ainsi, suivant de près la leçon positiviste, de privilégier le fait précis, voire de s\'organiser en mosaïques d\'anecdotes. On ne peut dénier un rôle novateur à Germinie Lacerteux dans l\'approche sans fard des milieux populaires et des tares morales ou physiologiques. Ce récit, où un héros primaire — véritable cas pathologique — s\'insère dans un milieu social précisément dépeint, est porteur de tout un naturalisme simplifié avec en germe sa déviance la plus commune : l\'exotisme du bas. La hardiesse des Goncourt ne leur valut pourtant pas la gloire littéraire et, après la mort de son frère, aigri par les succès de Zola, Edmond tenta épisodiquement de revendiquer la paternité du mouvement naturaliste.

 

Zola avait, lui, cette force qui manquait aux deux pionniers. Rare exemple d\'adéquation entre une conception littéraire et un homme, il a pendant plus de vingt ans associé son destin d\'écrivain à la fortune du naturalisme. Dès les articles publiés en 1865 dans le Salut public de Lyon (recueillis dans Mes haines, 1866), son romantisme initial a laissé place à une nouvelle foi. Il est devenu, comme il se nommera lui-même plus tard, « le soldat le plus convaincu du vrai ». Sa première œuvre strictement naturaliste, Thérèse Raquin (1867), malgré l\'influence sensible de Germinie Lacerteux, porte en elle les options fondamentales des Rougon-Mac-quart. Et la critique salue déjà de sa réprobation les « coups de folie » et les brutalités qui scandent la prose zolienne. Le scénario naturaliste est là, dans ce scandale complaisamment accepté, où se répondent la candeur scientifique du romancier qui dénude « la bêtise du vrai » et les pudibondes envolées journalistiques contre cette « littérature putride ». Jusqu\'à la parution de l\'Assommoir, l\'auteur des Rougon-Macquart est un écrivain pauvre vivant essentiellement de sa contribution aux gazettes. Il organise jusqu\'en 1882 autour de ses livres une véritable campagne naturaliste dont les Romanciers naturalistes, le Naturalisme au théâtre, Nos auteurs dramatiques, le Roman expérimental et Une campagne (publiés en volumes entre 1880 et 1882) recueillent l\'essentiel. Autant l\'œuvre sait faire la part des credo théoriques et du talent créateur, autant ce travail de définition-fleuve confié aux journaux accuse les traits de la doctrine. Zola a utilisé la phraséologie et les slogans naturalistes comme cheval de Troie dans son siège de l\'institution littéraire. Il s\'est approprié les nouvelles tendances du roman par un effort de synthèse critique qui fonctionne comme un détournement publicitaire : le naturalisme zolien dans ses aspects doctrinaux est avant tout un réalisme polémique. Il jette le discrédit sur le romantisme

 

( « une pure émeute de rhétoriciens » ) et sur l\'imagination disqualifiée comme faculté maîtresse du romancier au profit de l\'observation. L\'image idéale du roman s\'infléchit vers la forme paradoxal...



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