LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Chanson de Roland (la) (analyse détaillée) Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire (anal ... >>


Partager

Loi (la) de Roger Vailland (analyse détaillée)

Fiche de lecture

Aperçu du corrigé : Loi (la) de Roger Vailland (analyse détaillée)



Publié le : 21/10/2018 -Format: Document en format HTML protégé

Sources détectées par CopyScape © :

Aucune source détectée - Document original
Loi (la) de Roger Vailland (analyse détaillée)
Zoom

Loi (la). Roman de Roger Vailland (1907-1965), publié à Paris chez Gallimard en 1957. Prix Goncourt.

Engagé depuis 1951 dans sa « saison communiste », Roger Vailland apprend en 1956 l\'existence du rapport Krouchtchev sur les crimes de Staline (XXe congrès du parti communiste de l\'Union soviétique). Il « en reste un peu comme mort », note-t-il dans ses Écrits intimes, et part vivre quatre mois dans une petite ville de l\'Italie méridionale, où il se repose de ce qu\'il a vécu comme un choc presque physique. Il en rapporte le matériau de la Loi.

 

Porto Manacore, petit port des Pouilles. Soixante heures du mois d\'août 1956 et un foisonnement de personnages reliés par des aventures imbriquées. Trois figures principales ; Mat-teo Brigante, racketteur de tout Manacore ; don Cesare, propriétaire féodal, jouisseur, homme cultivé ; Mariette, dix-sept ans. peut-être sa fille, gérant sa virginité avec une liberté farouche.

Cinq actes se dégagent. Le premier est le « jeu de la Loi » : le gagnant a le droit de révéler ce qu\'il sait de la vie privée des perdants. La virginité de Mariette, dont Matteo Brigante mime le rapt, est l\'enjeu profond des parties jouées devant nous. Le deuxième est le vol, en signe de défi, du greffoir de Matteo Brigante par des gamins de la ville. Le troisième est le premier vrai rendez-vous d\'amour de Francesco, fils de Matteo, avec donna Lucrezia, femme du juge, dans une caveme de la baie. Le quatrième concerne le

commissaire puis Matteo Brigante, tous deux d\'accord dans leur conception de l\'amour (faire la loi à l’autre), pour une fois tous deux victimes : le commissaire se laisse acculer à devenir le jouet des provocations de sa maîtresse ; Matteo Brigante, le violeur de vierges, se fait manquer par Mariette, armée du greffoir. Le cinquième est la mort de don Cesare, occasion d\'un bilan apaisé-apaisant de sa vie, la main sur le sein que Mariette lui offre. Un bref épilogue élargit le temps à deux années et consacre l\'échec de chacun des personnages qui tous plient et s\'avilissent

Cinq actes, un seul en réalité, celui de la « Loi » qui rattrape tout le monde et qui régit la multiplicité des faits qui tissent le roman : événement matriciel donc, figure allégorique du roman dans son entier.

 

Voilà donc un roman de plaisir et de cruauté, dégagé, semble-t-il, de toute préoccupation militante. Il se déroule dans une enclave immobile d\'où l\'on ne s\'échappe pas, un lieu où le politique, lorsqu\'il se manifeste, est désin-vesti : à preuve le bilan distancié de don Cesare sur l\'homme de qualité « obligé tantôt à l\'action, tantôt au suicide, mais le plus souvent seulement à une succession d\'engagements et de dégagements l\'un l\'autre s\'engen-drant ». La présentation très compacte souligne cet immobilisme : quarante-deux séquences séparées par un bref blanc typographique, sans division en chapitres.

 

Ce qui domine dès lors, c\'est l\'amour, le sexe, présents sous de multiples formes. C\'est l\'art de l’effleurement « accidentel ». C\'est le libertinage pour le commissaire, l\'amour-viol pour Matteo Brigante. C\'est le droit de cuissage exercé par don Cesare ; droit qui n\'exclut pas un amour vrai, témoin la belle offrande de Mariette lorsqu\'il meurt, inspirée par un sentiment fait de « crainte, de vénération et d\'amour », « le plus proche de l\'amour absolu auquel aspirent en vain les amants ».




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 1327 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Loi (la) de Roger Vailland (analyse détaillée)" a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit