LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

banniere

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits
<< Restait cette redoutable infanterie de l̵ ... Ce sang était-il donc si pur ? >>


Partager

Chine de 1910 à 1919 : Histoire

Histoire-géographie

Aperçu du corrigé : Chine de 1910 à 1919 : Histoire



Publié le : 12/1/2019 -Format: Document en format HTML protégé

Sources détectées par CopyScape © :

Aucune source détectée - Document original
Chine de 1910 à 1919 : Histoire
Zoom

Accélération de l’histoire ou bifurcation dans le passé?

 

Deux événements de premier ordre encadrent la décennie : en 1911-1912, une révolution met fin à la dynastie mandchoue, ultime héritière de l’Empire bimillénaire que remplace la République, proclamée le 1er janvier 1912 par Sun Yat-sen (Sun Yixian). Le 4 mai 1919, se déroule à Pékin (Bcijing) la première grande manifestation estudiantine du siècle. Bientôt étendue aux provinces ainsi qu\'aux hommes d’affaires et aux ouvriers, cette flambée nationaliste de la Chine urbaine et des nouvelles classes sociales caractérise ce que les historiens chinois ont nommé le «mouvement du 4-Mai».

 

Sans se confondre avec lui, le mouvement social correspond à un profond mouvement d’idées déclenché depuis le milieu de la décennie par les «nouveaux intellectuels» qui rejettent, à la suite de Tch’en Tou-sieou (Chcn

 

Duxiu), la culture et l\'ordre social confucéens au nom d’idéaux scientifiques et démocratiques. Comme l\'intelligentsia occidentaliste confère volontiers un contenu social à son exigence démocratique, la radicalisation intellectuelle ne tarde pas à se doubler d’une radicalisation idéologique et politique, accentuée par la révolution russe. Alors que Sun

 

Yat-sen réorganise le Kouo-min-tang (Guomindang, parti national) en 1920, le parti communiste chinois est créé en 1921 à Chang-hai (Shanghai), dix ans après la chute de l\'Empire.

 

Sur la foi de cette accélération, les historiens chinois ont fait de 1919 plutôt que de 1911 la date fondatrice de leur ère contemporaine. Mais l\'histoire chinoise ne s’accélère qu’en prenant des chemins de traverse: ceux du provincialisme et du militarisme, qu’elle a maintes fois empruntés dans le passé avec la chute des dynasties. L’effondrement de l’Empire est avant tout celui de l’unité politique, que la République ne saura ni préserver ni restaurer contre les seigneurs de la guerre. Dans le chaos militariste grandissant, la modernité du «mouvement du 4-Mai» est une illusion partagée par une infime minorité, un emportement de tête laissant à l’écart l\'immense corps paysan.

 

L\'implosion de la République

 

On peut douter du caractère «bourgeois» de la Révolution française, compte tenu de l’évolution\' des classes dominantes à la veille de 1789, mais pas du fait qu\'elle a instauré une sphère politique unifiée au-dessus des particularismes: de là l\'unité remarquable de la «grande nation» à travers une succession non moins remarquable de régimes politiques. La révolution chinoise est au contraire l\'expression politisée de particularismes provinciaux, que les faiblesses internes et externes de l\'Empire ont renforcés depuis le milieu du xixe siècle. Ce qui abat l\'Empire en 1911 n’est ni l\'agitation populaire ni celle des intellectuels révolutionnaires, mais une fronde de notables. Les conflits d\'intérêts au sein de la classe dominante — principalement ceux qui opposent les notables locaux à la bureaucratie centrale — n\'ont pu être réglés dans le système politique réformé mais toujours très autoritaire mis en place à partir de 1906. Les libertés accordées (surtout l’élection d\'assemblées provinciales en 1909) ont renforcé l\'opposition constitutionnaliste parmi les notables réformistes, tandis que le recul des

 

valeurs confucéennes (recul sanctionné par l\'abandon des examens impériaux en 1905) ruinait le seul rempart qui eût empêché les notables conservateurs des provinces, par loyauté, de se liguer avec les opposants contre Pékin. La fronde antipékinoise n\'a accordé qu\'un rôle mineur et localisé (à Chang-hai et à Canton) à une bourgeoisie d\'affaires encore peu différenciée du grand corps des notables. Et si les événements révolutionnaires proprement dits éclatent le 10 octobre 1911 à Wou-tch\'ang (Wuchang) dans le groupe très politisé et très républicain des officiers du Sud, les révolutionnaires professionnels rassemblés par Sun Yat-sen en 1905 (dans une Ligue jurée, elle aussi minée par les particularismes provinciaux) n’y prendront part qu\'a posteriori.

 

L’évolution même de la révolution trahit ces pesanteurs. Tout d’abord cascade de sécessions provinciales, parachevant à l’automne 1911 l\'institutionnalisation du pouvoir local des notables au Centre et au Sud. elle se caractérise ensuite par un compromis avec le Nord dominé par l’autoritaire Yuan Che-k’ai (Yuan Shikai), auquel Sun Yat-sen cède la présidence en échange de son ralliement à la République (février-mars 1912). Sans doute les formes d\'un régime parlementaire sont-elles adoptées. Des associations, des partis (parmi lesquels une première mouture du futur Kouo-min-tang, issue de la Ligue jurée) préparent les élections. Mais le mouvement ne dispose pas d\'assise solide, faute d’une société civile et d\'un champ politique unifiés. Lorsque Yuan Che-k’ai étrangle le parlementarisme en 1913 — en justifiant la suppression des libertés par le maintien de l’unité —, les opposants lui donnent raison en recourant contre lui à des soulèvements provinciaux, d’ailleurs vite réprimés. De même, la tentative qu\'il fait en 1915 pour restaurer l\'Empire suscite non seulement l\'hostilité de la société politique pékinoise, microcosme dont le républicanisme est à vrai dire sans grande importance, mais une nouvelle levée de particularismes provinciaux sur lesquels s\'appuient des pouvoirs militaires rivaux. Là où Napoléon a pu




Signaler un abus

administration
Ajouter au panierAbonnementEchange gratuit

Corrigé : Corrigé de 2414 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet "Chine de 1910 à 1919 : Histoire" a obtenu la note de : aucune note

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit