LA FEMME ALLEMANDE - Seconde guerre mondiale (Histoire)

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LA FEMME ALLEMANDE - Seconde guerre mondiale (Histoire)

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Aperçu du corrigé : LA FEMME ALLEMANDE - Seconde guerre mondiale (Histoire)



Publié le : 23/1/2019 -Format: Document en format HTML protégé

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LA FEMME ALLEMANDE  -	Seconde guerre mondiale (Histoire)
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En 1932, avant la prise du pouvoir par les nazis, l’Allemagne pouvait se vanter d’avoir réalisé de grands progrès dans l’émancipation de la

 

femme et l’égalité des sexes. Pour exemple, il y avait alors 100 000 femmes professeurs, 13 000 musiciennes et 3 000 médecins. Les femmes représentaient dix pour cent des élus locaux, et sur un total de 98 000 étudiants environ, 19 000 étaient de sexe féminin.

 

Cependant, en l’espace de quelques années, la puissante idéologie nazie parvint à réduire le rôle de la majorité des. Allemandes à celui de simples « reproductrices », pour une raison bien compréhensible : non seulement la guerre dévorait chaque jour son quota de jeunes allemands mais il fallait, en plus d’assurer la continuité économique, dès la victoire totale pouvoir peupler les nouveaux territoires de colons et asseoir ainsi la supériorité de la race aryenne.

 

L’attitude du national-socialisme à l’égard des femmes était née au sein de l’Armée, pendant la Première Guerre

 

mondiale, puis s’était renforcée au cours des années d’instabilité politique, de la fin de la guerre au début des années 1930. Les premiers sympathisants nazis avaient partagé l’expérience du front, puis l’aventure des Freikorps (corps francs) et des milices de rues dans les grandes villes. Toutes ces actions avaient favorisé l’éclosion des- sentiments de camaraderie et d’exclusive masculine.

 

Un grand nombre de nazis de la première heure étaient célibataires, sans foyer, en fait déracinés par la guerre et la crise économique ; beaucoup détestaient l’ordre bourgeois et tout ce qui s’y rattache : liens familiaux et domestiques. L’une des premières ordonnances du parti, en janvier 1921, vint d’ailleurs exclure les femmes de toutes les fonctions dirigeantes de l’organisation. Pourtant, bien obligé, cette mise à l’écart du sexe féminin se doubla d’une seconde attitude : pour faire naître une Allemagne nouvelle, le Parti avait besoin des femmes, or pour porter et élever ses enfants, jusqu’à preuve du contraire, il n’y avait qu’elles !



Tout en déniant aux femmes le pouvoir politique, les nazis mirent l’accent sur leur rôle traditionnel, c’est-à-dire biologique. Elles devaient préserver l’espèce et la pureté de la race, tout en étant les garantes des vertus domestiques et du foyer.

 

Le mouvement de libération des femmes du début du XXe siècle reçut donc son coup d’arrêt, les nazis rejetant totalement l’idée (progressiste) de l’égalité des sexes. Pour Hitler, l’émancipation des femmes était une perversité, au même titre que la démocratie parlementaire ou le jazz; son ministre de l’Agriculture mettait d’ailleurs les revendications féministes sur le compte d’un dérèglement hormonal de ces dames !

Tous les dirigeants nazis pensaient que la place des femmes était au foyer et définissaient leur place par les « trois K » : Kinder, Kirche und Küche (les enfants, l’église et la cuisine). Une brochure nazie déclarait : « La plu

 

part des femmes allemandes désirent rester des mères et des épouses, et non devenir des camarades, comme les philanthropes rouges tentent de s’en convaincre et de les en convaincre. Elles ne souhaitent ni travailler en usine ou dans les bureaux, ni siéger au Parlement. Une maison confortable, un mari que l’on aime et une multitude d’enfants heureux, voilà leurs souhaits les plus chers... »

 

La politique familiale nazie visait à accroître rapidement la population de l’Allemagne ; pour atteindre cet objectif, il fallait que les femmes s’identifient totalement à leur mission. Le ministre de la Propagande, Joseph



Goebbels, étayait son action d’exemples pris dans la nature elle-même : « Les femmes ont le devoir d’être belles et de mettre au monde des enfants, et ceci n’est ni aussi commun ni aussi démodé qu’on pourrait le penser. Dans l’ordre des oiseaux, la femelle se fait belle pour son compagnon et couve ses œufs. »

 

Wilhelm Frick, ministre de l’intérieur, envisageait de « classer » les femmes selon le nombre d’enfants qu’elles avaient tandis qu\'Hitler proclamait : « A chaque fois qu’une femme met un enfant au monde, c’est une victoire qu’elle remporte - car de ses enfants dépendra la vie ou la mort de la Nation ! » Il résumait ainsi la

position du parti : « Si le programme des mouvements libéraux et intellectuels des femmes d’hier comportait beaucoup de points relatifs aux “capacités intellectuelles’’ de celles-ci, le nôtre se résume en un seul point et en un seul mot : l’enfant. »

LA FEMINITE AU PILORI

Le national-socialisme magnifiait la vie paysanne et la nature, exaltant par là même force physique et honnête labeur des hommes. Cette attitude « déteignit » sur les relations humaines et très vite on considéra les femmes modernes (c’est-à-dire « sophistiquées ») comme des êtres détournées des vraies valeurs. Le type de la

 

femme moderne n’était plus de mise. Avec leur rouge à lèvres, leur vernis à ongles, leurs hauts talons et leurs cigarettes, les citadines se voyaient mal considérées.

 

Vers la fin des années 1930, cette attitude se transforma fréquemment en un puritanisme exagéré, souvent odieux. Les femmes qui se mettaient de la poudre ou du rouge à lèvres étaient souvent traitées de « putains » ou de « traîtresses » dans les transports publics, certaines polices locales interdisaient même aux femmes de fumer dans les restaurants et autres lieux publics.

 

La sveltesse n’était plus à la mode, comme ce fut le cas dans les années

 

1920 : on présumait que de telles femmes ne pouvaient pas avoir une nombreuse progéniture.

 

Dans Histoire sociale du Troisième Reich, Richard Grunberger décrit l’idéal féminin de l’ère nazie comme celui d’une femme athlétique, aux hanches larges et à la solide carrure; libérée du corset, elle porte une jupe longue et des chaussures plates; son visage, dépourvu de maquillage est couronné par des cheveux tressés.

 

Le Troisième Reich était confronté à une grave dénatalité. Celle-ci était due à différents facteurs, dont un recours plus fréquent à la contraception et au planning familial mais surtout au petit nombre d’hommes en

 

âge de procréer, résultat des pertes humaines de la Première Guerre mondiale, puis des coupes sombres de la Deuxième.

A LA NATALITE!

Dès 1933, les mesures prises par les nazis d’une part pour mettre un terme à la libération des femmes, à l’avortement et à l’homosexualité, et d’autre part pour relancer l’activité économique et sociale se traduisirent par un redressement rapide du taux de natalité. La fécondité augmenta et le nombre des mariages doubla; le « baby boom » qui s’ensuivit illustra la confiance de la population dans ses dirigeants; il est vrai que les pères de

A Joseph Goebbels (debout à gauche) avec sa femme Magda et leurs six enfants, en 1942. L’officier de la Luftwaffe (à droite) est Harald Quandt, le beau-fils de Goebbels. En 1945, tous les enfants furent empoisonnés par leurs parents qui se suicidèrent aussitôt, alors que Berlin était cerné par les Alliés... Le testament de Hitler désignait Goebbels comme le chancelier du Reich.




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